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Tome vingt-sixième.
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Juifs, Pans-tEJlí-e , Pontefia , Scc. carie nom 1Ifara , l’Oyse, fut changé en celui de (Esta ,selon le témoignage de Vibius Sequester.

Cotte rivière fut auffi appelée Inisa,çomme nous Rapprenons de fauteur de lavie cíe íamr Ouen. Cet anonyme vivcit ancommencement du huitième íìecle, & ilassure que Thierry, roi de France, avecla reine & tous les grands , allerent con-duire le corps de saint Ouen, mort à Cli-chy, près de Paris , jusqu’au pont deI’Oyse , usque adpontem Lus?, II ajoute queles prélats & le clergé ayant pris le corpsdu saint, le porterent à la ville du Vexin ,ad oppidum VulgaJJlnum , qui est Pontoise ,& de là le convoi alla à Rouen, où lesaint fut enterré.

La voie romaine, de Rouen à Paris,passoit par Pontoise ; l’ancienne chausséea même subsisté jufqu’à ces derniers temps,entre Magny & Pontoise ; on la nommeencore la chauffée de César, On attribueallez ordinairement à Jules-Céíar plusieursmonumens anciens de la Gaule, quoiqu’iln’ait aucune part à leur construction. Cettechaussée faifoit autrefois la séparation desanciennes châtellenies de Meulan , & deChaumon-en-Vexin.

Philippe , duc de Bourgogne , quatrièmefils de Jean de Valois roi de France, na-quit à Pontoise le 1 5 de janvier 1541. IIfut Messe & fait prisonnier à la bataillede Poitiers, i an 1356 , après avoir donnédes marques d’un grand courage en com-battant auprès de son pere. On fait com-bien fa rivalité avec le duc d Orléans pourîe gouvernement de l’état fut funeste auroyaume. II mourut à Hal le 2 6 d’avril1404, & laissa tant de dettes que fa veuveîe crut obligée de frustrer les créanciers.

« Ses meubles, dit M. le Laboureur , liv. j

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XXIV ., ch.ij. ne suffirent pas pour les payer ;tk c'est ce qui fit faire à fa veuve ce qusles plus chetives femmes ne font pas sorsregret', non plus que fans injure, c’est-à-dire , de fe servir du privilège de la re-nonciation , pour fe délivrer de route de-mande ». Elle observa les cérémonie*ordinaires dans cette renonciation, " ca telle defceigriit fa ceinture avec fes clés &fa bourse fur le cercueil de son mari »•Pontus Heuterus nous apprend que cetacte arrêtoit les intérêts, & ótoit toutdroit aux créanciers fur les meubles.

Cependant Philippe de Bourgogne n’a*voir été adonné ni au jeu, ni au vin , n*à l’amour ; on ne trouve point qu’il ajGeu ni de maîtresses, ni de bâtards; ma sil fit des dépenses folles pour entretenir destroupes, & pour fortifier des villes ; "suça le peuple à ce métier , & ruina soscréanciers pour enrichir d’autres person-nes, fans justice & fans raison.

D’un autre côté , fa femme impérieuselui rendit la vie dure & arriéré- TandîSqu’il ne trouvoit presque rien dans le royau-me qu’il ne soumît à sa loi, non pas mêm®Ie propre frere de son souverain, il fe v*Cobligé de plier sous l’empire d’une femmeorgueilleuse de son naturel, & par fa fé-condité , & par son beau patrimoine. **vérifia ce mot des anciens : " recevoir un» bienfait, c’est perdre fa liberté ».

Cette femme, après la mort demari, tint fa petite cour à part, dit Mç-zerai, " mêlant bisorrement les volupté» & la dévotion , l’amour des lettres &» celui de la vanité, la charité chrétiens®» & 1 injustice : car comme elle fe piquesy) d’être vue souvent à l’églife, dfontrs-» tenir des sovans, & de donner la dixss 5» de fes revenus aux moines: elle faJ olt

Un Gilles de Pontoise fut abbé de Saint-Denis, grand aumônier de Frar.ce , mort en& inhumé vers la pointe du cloître. Le docteur Duval & Maurice Matin , barnabite , ont éela vie de Binbe Aunllot , dite sœur Marie de l’Inearnation , carmélite de Pontoise , morte en >0Gabriel Godard , jésuite , fameux professeur de rhétorique au colltge de Geri^ont, dont n 0 ^.avons les discours latins , nâquit à Pontoise e n 1614 , & mourut k Paris ui 1674. M. H aCifit ces quatre vers en forme d’épitaphe :

Quid blandi fludiis Cojsartus floruit otl ,

Et tot mexhaujiopectore claujit opes :

J. le per kumanas , dixit.,sat lujìmus artîs ,Jam divina libet visere terra , vale S

(C-)