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Tome vingt-sixième.
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attachée ime galerie ou châssis de dix-hmtpouces de faillie , & de 13 pies de lon-gueur , porté par deux corbeaux astemblés,îe premier au poteau qui est fous faissieude la grande roue, & le second au troi-sieme poteau, à compter de la poupe. Cesga’eriessont formées par deux jumelles quilaissent entr’elles un intervalle d’environ9 pouces de largeur , dont la longueur estréduite à 10 pies par un rouleau placé prèsde chaque extrémité: elles servent à conte-nir le manche de la cuiller, en lui laissant lejeu nécessaire.

Ce manche, qui est de bois, a environ40 piés de longueur, fur 4 pouces de dia-mètre au petit bout, & 10 pouces au grosbout par lequel il est attaché à la cuiller aumoyen de deux mains de fer, l’une ronde,l’autre quarrée , scellées à deux travers degros fer. Toutes les principales pieces dela cuiller font de fer de même force ; lereste est un grillage de fer méplat, doubléde planches de peuplier. Sa coupe en longest un triangle rectangle de 4 t piés de lon-gueur , for 3 1 piés de hauteur ; le derrièreest un quarré long de 4 piés de largeur,fur 3 ? demi de hauteur , dont le tiers versle haut est arrêté à demeure , & les deuxtiers restans font fermés par une porte sus-pendue à deux gonds, & accrochée dans lebas à un mantonnet par un gros loquet eauà ressort.

Un ponton , pendant le temps du travail,est monté de neuf hommes, un patron &huit matelots ; il est fixp au dessus de I’en-droit qu’on veut recreufor , par quatreamarres qui répondent à autant d’ancres oud’arganaux. Six matelots marchent dansla grande roue pour la faire tourner : parçe mouvement la chaîne qui fe roule furl’aissieu fait avancer fa cuiller, tandis queVautre chaîne qui fe dévide laisse à laseconde cuiller la liberté de reculer & d'o-béir à la corde qui la tire en arriéré parfaction de deux matelots qui marchent clansla petite roue, dont le mouvement donneaussi la liberté à la premiers cuiller de fairechemin.

Lorsque !» cuiller commence de mordredans le fond , son manche est panché versJa poupe , & il porte fur Je rouleau qui estau bouç du châssis de ce côté. Le patron

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saisit une corde appelée carguìcrt , attachésà la partie supérieure 'u manche ; il lui faitfaire deux tours fur >.n taquet assemble entravers au quatrième poteau de poupe > &il roidit cette corde jufqu’à ce qu’il jug eque la cuiller est chargée. Bientôt après lacuiller avançant toujours, son manche p an 'che dans un sens contraire au premier , &va s’appuyer fur le rouleau du châssis vers 1?proue. Enfin la cuiller s’éleve hors de l eau;le bateau qui doit recevoir les matièresqu elle a enlevées passe dessous ; le patron ou-vre avec une gaffe le loqueteau qui tient teporte fermée ; & dès que la cuiller est vM-dée,il referme la porte en la poustànt avecla même gaffe. Une manœuvre qui n edifféré de la précédente qu’en ce que l eShommes marchent dans les roues & 1® Sfont tourner en un sens contraire au pre'mier , enleve la seconde çuiller , gc ain»de suite alternativement.

Le bateau qui reçoit les déblais au sortisdes cuillers, & qui les transporte au loindans la mer, est une petite tartane monte®de quatre hommes, dont la plus grand®longueur est d’environ 44 piés, la largosde 14, & le creux de 5 § piés. A 1 ; P ieSde la poupe commence une caisse en form ede trémie, dans laquelle les cuillersvuident; elle a p piés fur chaque face aUtillac , 4 piés 4 pouces dans le bas , & î ^piés de hauteur , enforte qu’elle contiensijo piés cubes. Le fond de cette caiss®®,fermé par une porte suspendue d’un côt®à deux gonds par deux longues penfur® 5 »& de l’autre attachée aux deux branch®d’une chaîne qui monte au dessus du tilte®^un levier au bout duquel cette chaîne ® >accrochée, sert à ouvrir, à fermer & *assujettir la porte au moyen d’une cor ^

amarrée à l’autre bout du levier, Sc a

fait

taquet ou à un arganeau. Cette porte adonner au bateau le nom de trébuchet ; e ‘épargne beaucoup de peine & de t® 1 * 1 "lorfqu’il faut le vuider. e

On ne travaille dans le port de Cette 9 -depuis l’équinaxe du printemps jusqu a c ^de l’automne. La profondeur varieiz. jufqu’à 24 piés: la moyenne est à® ,Les ouvriers du ponton gagnent 3 ° .

Si ceux du trébuchet 22 fous, ceen tout 52 fous pour chaque came P