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étrangers travaillans parmi nons, foie en-core bien, il s’eníuk que tout est bien , &que les inconséquences soutiennent les em-pires.
II seroit donc très-néceífaire d’ordonnerle dénombrement de ces étrangers, danschaque profession , soit à Paris, soit dansles principales villes du royaume.
Voilà le mal de leur introduction dansle royaume à peu près dévoilé ; il fàutestàyer de montrer dans le lointain le bienqui pourroit en résulter.
Le dénombrement fait, ne pourroit-onpas retenir ces étrangers parmi nous ? &pour y parvenir, ne pourroit-on pas statuerpar un édit, que ceux d’entr’euxqui épou-seront des íiiles de maîtres clans la profes-sion qu’ils exercent, feront ìpfofaâo, na-turalisés françois, feront admis à la maî-trise comme stls de maîtres ; & ne paierontpendant les dix premieres années de leurmariage , que moitié de la taille ou capita-ri on , ciue paieroit un nouveau maître demême profession, de même richeílè, oude même pauvreté.
L’objection qu’i! seroit ridicule de traiterplus favorablement les étrangers que lessujets du roi , seroit foible : on ne faitpas dans les villes ou villages, de rôles detaille ou de capitation , pour chaque corpsde métier en particulier ; c’est la masse deshabitans de chaque lieu qui est imposée; &chaque ouvrier est compris dans le rôlegénéral ; un artisan étranger en retournantdans fa patrie , est quitte avec la France ;le peu qu’il paiera en y restant marié , feratoujours à la déchage de la société; les dixans expirés, il rentrera dans la classe com-mune ; pendant ce temps il aura fait septou huit enfans, s’il s’esl trouvé dans l’ai-sance ; car p aisance a la vertu prolifique ,& entre de bonne foi dans les desseins deîa nature; Paugmentation de la contribu-tion aux charges & frais publics, ne feraplus un motif suffisant pour déterminer cetétranger à retourner dans fa patrie , où ,à cette époque, il n’auroir plus d’habitudeni de connoissance , & où il auroit unefemme & des enfants à conduire.
Voilà une branche de population qui nepourroit être jugée mauvaise , qu’autantstu’on auroit inutilement essayé de la
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rendre bonne. Article de monsieur Cozzor,Commissaire des guerres.
POPULEUM, ( Onguent. ) roye? Peu-plier.
POPULIFUGES , s. m. ( Ântìq. rom.)populifugia ; fête que célébroient les Ro-mains , en mémoire , selon les urts , de ceque les rois avoient été chassés , & legouvernement monarchique aboli ; &selon d’autres, avec plus de vraisemblance,en Phonneur de la déesse Fugia, qui avoirfavorisé la déroute des ennemis ; cettefête, disent-iís, fut instituée à l’oecafionde ía victoire qui fut remportée furles Fidénates , & les peuples voisins ,lorfqu’iís voulurent s’emparer de Rome,le lendemain que le peuple s’en futretiré , selon le rapport de Varron. {D. J.)
POPLTLI FUNDI , s. m. pi. (Hijf. anc.}nations qui s’étoient alliées aux Romains ,à condition de conserver leurs loix & d’au-tres privilèges. Ils ne prenoient du droitromain que ce qui leur convenoit, dansles cas où leurs usages ne décidoient rien ;ilsétoient libres ; ils jouissoient de protectionde la république. Fundus est synonyme sauc-ier , & ils signifient Pun &l’autre, celui quis’est soumis ou rendu de son propre mou-vement.
POPULONIA, s. f. (Mythol.) divinitéchampêtre , à laquelle on ossroit dessacrifices , pour empêcher les mauvaiseffets de la grêle , de la foudre 8 cdes vents ; c’étoit Junon prise pour1 air qu’on adoroit sous ce nom là , edmme! Jupiter fous le nom de Fulgur.
' Populonta, ( Géog. anc.) Pline , lìv.XIV , ch. j , la nomme Populonium , &lìv. III , chap. v , Populonium Etrusco-rum ; ville d’Iralie , dans la , Toscane ;elle a été épiscopale , & son évêché sub-fistoit dés Pan 550. Les uns croyoient quePiombino a été bâtie des ruines de Popu-lonia , & d’autres prétendent que c’est Porto -Barato.{D. J.)
POQUE , f. m. (Xe jeu du) ce jeu abeaucoup de rapport à celui du hoc, ony joue depuis trois jusqu’à six. Lorsquel’on est six , les cartes font au nombrede trente-six ; mais si l’on n’étoit que troisou quatre on óteroit les six, & le jeu neseroit que de trente-deux.