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îl en apporta avec lui une grosse charge ;& jamais, dit-on , on ne vit à King tetching de íì bel azur. Ce fut vainement quele marchand chinois s’efforça de retrouvercette côte où le hasard savoir conduit.
Telle est la maniéré dont l’azur se pré-pare : on l’ensevelít dans le gravier quiest de la hauteur d’un demi-pié dans lefourneau : il s’y rôtit pendant 24 heu-res , ensuite on le réduit en une poudreimpalpable, ain íì que les autres couleurs ,non fur le marbre, mais dans de grandsmortiers de porcelaine , dont le fond estfans vernis, de même que la tête du pilonqui sert à broyer.
Il y a là-dessus quelques observations àfaire: i°. Avant que de fenfevelír dansle gravier du fourneau où il doit être rôti,il faut le bien laver afin d’en retirer laterre qui y est attachée : 2 Q . il faut l'en-fermer dans une caille à porcelaine bienluttée: 3°. lorsqu’ii est rôti on le brise,on le passe par le tamis, on le met dansun vase vernissé, on y répand de seaubouillante après savoir un peu agité, onen ôte l’écume qui surnage ; ensuite onverse seau par inclination. Cette prépara-tion de l’azur avec de seau bouillante,doit se renouveller deux fois, après quoion prend l’azur ainsi humide, & réduit enune espece de pâte fort déliée pour le jeterdans un mortier, où on le broyé pendantun temps considérable.
On dit que l’azur fe trouve dans lesminières de charbon de pierre , oudans des terres rouges voisines de cesminières. II en paroît fur la superficie dela terre; & c’est un indice assez certainqu’en creusant un peu avant dans un mêmelieu, on en trouvera infailliblement. II feprésente dans la mine par petites pieces ,grosses à peu près comme le pouce, maisplates & non pas rondes. L’azur grossier estallez commun; mais le fin est très-rare,o£ il n est pas aisé de le discerner à scei! :il faut en íaire l’epreuve si s on ne veut pasy etre trompe.
Cette épreuve consiste à peindre uneporcelaine & à la cuire. Si l’Europe four-uistoit du beau lear ou de.l’azur, & du beautfm, qui est une espece de violet, ce seroittzour Kingte.tc.hing une marchandise de>
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prix, & d’un petit volume pour le trans-port ; & on rapporterait en échange la plusbelle porcelaine, On a déja dit que le tsiufe vendoit un taël huit mas la livre, c’est-a-dire neuf livres : on vend deux taè'ls laboite du beau lear, qui n’est que de dixonces, c elt-a-dire 20 fous fonce.
[ On a essaye de peindre en noir quelques' vases de porcelaine, avec i’encre la plus finede la Chine ; mais cette tentative n’a euaucun succès. Quand la porcelaine a étécuite, elle s’est trouvée très-blanche. Com-me les parties de ce noir n’ont pas assez decorps, elles s’étoient dissipées par factiondu feu ; ou plutôt elles n’avoient pas eula force de pénétrer la couche du vernis,ni de produire une couleur différente dufimple vernis.
Le^rouge fe fait avec de la couperose:peut-être les Chinois ont-ils en cela quelquechose de particulier, c’est pourquoi je vaisrapporter leur méthode. On met une livrede couperose dans un creuset, qu’on luttebien avec un second creuset ; au dessus decelui-ci est une petite ouverture, qui fecouvre de telle forte qu’on puisse aisémentla découvrir s’il en est besoin. On environnele tout de charbon à grand feu ; &e pouravoir un plus fort reverbere , on fait uncircuit de briques. Tandis que la fumées’éleve fort noire, la matière n’est pas en-core en état ; mais elle l’est aussitôt qu’ilfort une espece de petit nuage fin & délié.Alors on prend un peu de cette matière ,on la délaye avec de seau, & on en faiti’épreuve fur du sapin. S’il en sort un beaurouge, on retire le brasier qui environne& couvre en partie le creuset. Quand toutest refroidi, on trouve un petit pain de cerouge qui s’est formé au bas du creuset. Lerouge le plus fin est attaché au creuset d’enhaut. Une livre de couperose donne quatreonces de rouge dont on peint la porcelaine.
Bien que la porcelaine soit blanche de fanature, & que l’huile qu’on lui donne serveà augmenter fa blancheur, cependant i! ya de certaines figures en faveur defquelleson applique un blanc particulier fur la por-celaine qui est peinte de différentes cou-leurs. Ce blanc fe fait d’une poudre de cail-lou transparent, qui fe calcine au fourneaude même que l’azur. Sur demi-once deNnnnn 2