p o R
durée se réglé par la maniéré plus ou moinsvive dont ils font composées. ;
PORTE-FEU BRISÉ , c’est, dans les feuxà'artifice, un cartouche plié en ligne courbepar des échancrures, dont on rapproche& colle les bords pour les aííujettir à lacourbure requise. (Q)
* PQKTE-FËUX , f. m. ( terme de Chau-fournier ) , c’est le canal par lequel onenflamme le pie de quelques fours-à-chaux. . •
PORTE - FEUILLE , ( Littéral. ) enlatin ferinium, c’étoit anciennement un petitcoffret où l’on mettoit des livres, des pa-piers , des lettres , & qui se fermoir a cle.Les anciennes médailles nous en prefententplusieurs avec une ferrure: de là vinrentces quatre charges de la maison d’Auguste ,magister ferinii epistolarum , maître du porte-feuille des lettres; ma giflerferinii libellorum,maître du porte-feuille , des placers; magisterferinii memoriœ , maître du porte-feuille dujournal, & magister ferinii , difpojìtionum ,naître du porte-feuille des commandemens 4Ces quatre charges dépendoient d’un surin-tendant, qui se noro.mo-tmagljler feriniorum,maître des porte-feuilles.
Porte-feuille , s. m. terme de Re-lieur ; il compose ordinairement un porte-feuille avec deux morceaux de carton cou-vert de veau , de basane ou de marro-quin , & quelques enjolivemens de doruresfur la couverture, & à chaque côté il y aun morceau d’étoffe ou de marroquin tailléen pointe ; mais les, Anglois font desporte-feuilles' fort supérieurs aux nôtres ,avec de petiçes serrures & de petites cléspour les fermer. ( D. J. )PORTE-FORET , outil des Bijoutiers,consiste en une platine ronde, percée deplusieurs trous dans une écu moire , danslesquels on fait passer le fût des forets dontles cuivrots restent en dessus. Cette platineest rivée fur un petit pilier de fer, qui estlui-même rivé fur une autre plaque qui sertde pré à toute la machine.
PORTE-FORET, en terme d’Ofévrerie ,c’est un petit étau ou tenaille à bouclepomtu par l’extrérmté opposée à fes mâ-choires. En relâchant !a boucle ou la visde l’étau , on met dans fes mâchoires unforet de telle grosseur ou grandeur que
P O R z-oz
l’on désiré , quelquefois mêm S ce n’estqu’une aiguille dont on a formé la tête enforet ; on assure le foret dans son porte-foret en resserrant la boucle ou la vis, ony adapte une poulie- & son archet, & enappuyant la partie pointue de l’étau contreun clou creux, & le foret contre la pieceque l’on veut percer , on forme son trou ;on évite par cet outil de faire des foretsdans toutes leurs longueurs , & cela abrégébeaucoup les opérations.
J aï te présenté le portc-foret un peu ouvert , afin qu’on en conçut mieux la mé-
chanique , &: j’y ai mis une vis comme plusfacile à saisir que la boucle.
PORTE-GLAIVE , PORTE-ÉPÉE ,
( Hift. mod. ) c’est un ordre de chevaliersen Pologne, appelés en latin ensiferi.Voyei Chevalier.
On les nomme ainsi , parcs qu’Albert ,évêque de Riga , entre les mains duquelles premiers d’entr’eux firent leurs vœux ,leur ordonna de porter pour habit unerobe de serge blanche avec la chape oumanteau noir , sur lequel ils porteient, ducôté de l’épaule gauche , une épée rougecroisée de noir, & sur l’estomac deux pa-' reilles. épées passées en sautoir.
) Cet ordre fut confirmé par le pape In-nocent III. II l’envoya en Livonie, pourdéfendre les prédicateurs de l’Evangile con-tre les infidèles dans les commencemensde la conversion de cette contrée. Maisn’étant pas assez forts pour exécuter cedessein, ils Punirent aux chevaliers teu-tomques par l’autorité du pape ; & au lieude chevaliers de Cépée , on les nomma cheva-liers de la croix. Mais ils en furent séparésen IÇ41 fous Univivus leur grand maître ,011 selon d’alitres en iyzj , lorsqu’Albertde ^Brandebourg , renonçant à la grandemaítnse de Tordre teutonique , Cmbraííale Lutheramime,