DU SYSTEME DU MONDE.
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CHAPITRE III.
Du mouvement de la terre , autour du soleil.
M aintenant, supposerons-nous le soleil accompagné desplanètes et des satellites, en mouvement autour de la terre ; ouferons-nous mouvoir la terre, ainsi que les planètes, autour dusoleil ? Les apparences des mouvemens célestes, sont les mêmesdans ces deux hypothèses ; mais la seconde doit être préférée parles considérations suivantes.
Les masses du soleil et de plusieurs planètes, étant considéra-blement plus grandes que celle de la terre; il est beaucoup plussimple de faire mouvoir celle-ci^ autour du soleil, que de mettreen mouvement autour d’elle, tout le système solaire. Quelle com-plication dans les mouvemens célestes, entraîne l’immobilité de laterre? Quel mouvement rapide il faut supposer alors à Jupiter,à Saturne près de dix fois plus éloigné que le soleil, à la planèteUranus plus distante encore, pour les faire mouvoir, chaque année,autour de nous, tandis qu’ils se meuvent autour du soleil? Cettecomplication et cette rapidité de mouvement disparoissent par lemouvement de translation de la terre, mouvement conforme à laloi générale suivant laquelle les petits corps célestes circulent autourdes grands corps dont ils sont voisins.
L’analogie de la terre avec les planètes, confirme ce mouvement.Ainsi que Jupiter, elle tourne sur elle-même, et elle est accom-pagnée d’un satellite. Un observateur à la surface de Jupiter, juge-roit le système solaire en mouvement autour de lui, et la grosseurde la planète rendroit cette illusion moins invraisemblable que pourla terre. N’est-il pas naturel de penser que le mouvement de cesystème, autour de nous, n’est semblablement qu’une apparence ?
Transportons-nous par la pensée, à la surface du soleil, et de-là