JD U SYSTÈME DU MONDE. 109que les vitesses moyennes des planètes sont réciproques aux racinesquarrées de leurs moyennes distances au soleil.
Considérons une planète dont l’orbe est embrassé par celui de laterre, et suivons-la depuis sa conjonction supérieure, jusqu’à saconjonction inférieure. Son mouvement apparent ou géocentriqueest le résultat de son mouvement réel, combiné avec celui de laterre, transporté en sens contraire. Dans la conjonction supérieure,le mouvement réel de la planète est contraire à celui de la terre ;son mouvement géocentrique est donc alors la somme de ces deuxmouvemens, et il a la même direction que le mouvement géoceu-trique du soleil, qui résulte du mouvement de la terre transportéen sens contraire, à cet astre : ainsi le mouvement appai-ent de laplanète est direct. Dans la conjonction inférieure, le mouvementde la planète a la même direction que celui de la terre, et commeil est plus grand, le mouvement géocentrique conserve la mêmedirection ; mais il n’est que l’excès du mouvement réel de la planètesur celui de la terre; il a donc une direction contraire au mouve-ment apparent du soleil; et par conséquent, il est rétrograde. Onconçoit facilement que dans le passage du mouvement direct aumouvement rétrograde, la planète doit paroître sans mouvementou stationnaire, et que cela doit avoir lieu entre la plus grande élon-gation et la conjonction inférieure, quand le mouvement géocen-trique de la planète, résultant de son mouvement réel et de celuide la terre appliqué en sens contraire, est dirigé suivant le rayonvisuel de la planète. Ces phénomènes sont entièrement conformesaux mouvemens observés de Mercure et de Vénus.
Le mouvement des planètes dont les orbes embrassent l’orbe ter-restre, a la même direction dans leurs oppositions, que le mouve-ment de la terre ; mais il est plus petit, et en se composant avec cedernier mouvement transporté en sens contraire, il prend unedirection opposée à sa direction primitive; le mouvement géocen-trique de ces planètes est donc alors rétrograde; il est direct dansleurs conjonctions, ainsi que les mouvemens de Mercure et deVénus dans les conjonctions supérieures.
En transportant en sens contraire, aux étoiles, le mouvementde la terre; elles doivent paroître décrire, chaque année, une