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Tome vingt-neuvième.
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qu’il n’est point percé , mais simplementcouvert de petites fossettes qui reçoiventles papilles , c’est , suivant Albinus, lapartie interne la plus molle de l’épidermeou le corps muqueux ; ce corps a dif-férentes couleurs dans les negres. Voyez,Papille , Muqueux & Negre.

RÉTICULE , f. m. en Astronomie ,est une machine qui sert à mesurer exac-tement la quantité des éclipses. Cettemachine a été inventée , il y a près de80 ans, dans l’académie royale des Scien-ces. Voyez, Éclipse.

Ce qui n’est dans l'Astronomie que depratique & de détail, & d’une extrêmeimportance, souvent même il en coûteautant d’essorts d’esprit, pour trouver lesmoyens de faire certaines observations ,que pour remonter de ces observationsaux plus sublimes théories qui en dépen-dent. En un mot, la maniéré d’obser-ver , qui n’est que le fondement de lascience , est elle-même une grande scien-ce. Qu’une éclipse de soleil ou de luneait été d’une certaine grandeur , on seraétonné de la quantité & de la finesse desconséquences qu’un Astronome saura entirer; mais on ne songera pas combienil aura eu de peine à s’assurer de la gran-deur précise de cette éclipse & que peut-être ce point-lâ a été le plus difficile.

Le re'ticule est ordinairement composéde treize fils de foie fort fins parallèles,également éloignés les uns des autres ,& placés au foyer du verre objectif dutélescope, c’est-à-dire , dans l’endroit oùl'image de l’afire est représentée dans fapleine extension. C’est pourquoi on voitpar ce moyen le diamètre du soleil oude la lune divisé en douze parties égalesou doigts ; de forte que pour trouver laquantité d’une éclipse , il ne faut quecompter le nombre des parties lumineuses& des parties obscures. Voyez, DOIGT.

. Comme un réticulé quarré ne peut ser-vir que pour le diamètre , & non pour lacirconférence de l’astre, on le fait quelque-fois circulaire , en traçant six cercles con-centriques également distans , qui repré-sentent les phases de l'éclipse parfaitement.

Mais il est clair que le re'ticule , soitquarré ou circulaire, doit être parfaitement

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égal au diamètre, ou à la circonférencede la planette , telle qu'elle paroît dansle foyer du verre , autrement la divisionne sauroit être juste. Or c’est une chosaqui n’est pas aisée à faire , à cause qu»le diamètre apparent du soleil ou de lalune différé dans chaque éclipse, & quemême celui de la lune différé de lui-mêmedans le cours de la même éclipse.

Une autre imperfection du re'ticule , estque sa grandeur est déterminée par cellede l’image qui paroît dans le foyer ; &par conséquent il ne peut servir que pourune certaine grandeur.

Mais M. de la Hire a trouvé le secretde remédier à tous ces inconvéniens, &a trouvé le moyen de faire servir le mêmere'ticule pour tous les télescopes & toutesles grandeurs de la planette dans la mêmeéclipse.

Le principe sur lequel il appuie soninvention , est que deux verres objectifsappliqués l’un contre l’autre , ayant unfoyer commun , & y formant une imaged’une certaine grandeur, cette image croîtà proportion que la distance des deux ver-res objectifs augmente , du moins jusqu’àun certain point.

. Si donc on prend un re'ticule de tellegrandeur qu’il puiíle égaler précisémentle plus grand diamettre que le soleil ou'la lune peuvent jamais avoir dans le foyercommun des deux verres objectifs placésl’un contre l’autre, il ne faudra que leséloigner l’un de l’autre à mesure qy«l’astre viendra à avoir un plus petit dia-mètre , pour en avoir toujours l’imageexactement représentée , & comprisedans le même re'ticule.

M. de la Hire proposa en même temsde substituer aux fils de foie un réticulefait de glace de miroir mince, en tra-çant des lignes oti des cercles dessus avecla pointe d’un diamant ; prétendant parce moyen éviter l’inconvénient des filsde foie qui font sujets à s’éloigner duparallélisme par les différentes tempéra-tures de l’air ; mais cela ne peut abso-• lument s’exécuter.

En effet, il est impossible , même avecle diamant le plus dur & le mieux taillé ,de faire ou de tracer un trait net fur UUS