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®8 font les coudes & les obliquités quiforment les lignes de la tranchée , qmfont en quelque façon tirées parallèles auxcôtés de la place qu’on attaque , pour enéviter l’enfîlade. Ces différens retours met-tent un grand intervale entre la te te & laqueue de la tranchée , qui en droite lignene font séparées que par une petite distan-ce ; auíîì quand la tête est attaquée parquelque sortie de la garnison , les plushardis des assiégeans , pour abréger lechemin des retours , sortent de la ligne,& vont à découvert repousser la sortie ,& couper l’ennemi en le prenant à dos.Ditt. milìt. {D. J.)
Retour, d’équerre , ( Coupe despierres. ) c’est un angle droit ; on ditretourner d'e'querre , pour faire une ligneou une surface perpendiculaire à une au-tre ; pour y parvenir , les ouvriers seservent d’une équerre de fer , représentéefig. 23. qu’ils posent en sorte que l’une desbranches B C fig. 24. soit comme appliquéeaplat fur la face où il faut faire le retourd’e'querre ; & l’autre branche B A soitappliquée de champ sur la face conique &
Í parallèlement autant qu’il est poílìble à'arrête B M ; l’ouvrier trace ensuiteavec un ciseau une ligne L D le long ducôté B C de l’équerre ; cette ligne B D enest le retour.
Présentement pour faire le retour surl’autre face M N O B , (fig. 24. n°. 2. )il prend l’équerre & en applique le côteB de champ près de l’arrête MB de laface M D , & l’autre côté B C à plat furla face MON, en forte que l’arrêteextérieure de Téquerre passe par le pointB ; il tire ensuite la ligne B O , alors leretour £ équerre solide se trouve fait.
, Retour de marée , ( Marine. )c’est le retour du reflux. On se sert ausside cette expression pour désigner un en-droit de terre qui forme des courans cau-ses par une terre voisine.
Retours les , s. m. pi, ( Tljfutîer-Rubanmer.) c est ici ce qu’il y a de plus diffi-cile à faire comprendre par écrit, puisquemême en le voyant fur le métier , à peiney comprend-t-on ; on va cependant endonner la description la plus claire qu’ilfera possible. Avant I’inventioa des re-
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tours on ne pouvoit faire fur les ouvra-ges que de très - petits desseins , commeun pois , une petite lézarde, un petitcarreau , &c. parce qu’ayant fini le coursde marches , le dessein étoit achevé ; fil’on eût pu multiplier ces marches en très—grande quantité , les desseins auroient étéplus considérables ; mais l’ouvrier n’au-roit pu écarter assez les jambes pour lesmarcher ; on imagina donc , il y a en-viron cent ans , de pouvoir répeter cecours de marches pour pouvoir faire unouvrage dont le dessein fut plus étendu ;& c’est à quoi le retour est destiné : parla fuite on en a ajouté plusieurs autres,& ainsi en allant toujours en augmen-tant , on en met aujourd’hui jusqu’à 22 :ce qui fait le même effet que si le métierétoit à 5 28 marches , en multipliant feu-lement 24 marches par 22 retours ; c’estainsi qu’on est venu à bout de faire lesbeaux ouvrages que nous voyons aujour-d’hui. Le retour ainsi entendu , il fauten donner la description ; ce sont desbâtons quartés applatis , attachés au der-rière du métier ; ils font percés unifor-mément au tiers de leur longueur, poucpouvoir être enfilés dans une broche defer qui traverse le châssis des retours ; cebâton porte à l’extrémité qui est à la maingauche de l’ouvrier , une quille pour lefaire lever par son poids , Lorfqu’il ne fautpas qu’il travaille ; l’autre extrémité doitêtre assez longue pour pouvoir venir s’ar-rêter fous la planchette , lorsque l’ou-vrier le tirera pour le faire travailler ;cette extrémité est terminée un peu an-guleusement : ce qui sert à lui donner plusde facilité pour fe loger sous la planchette,lorsqu’il travaillera. Venons à Tissage desretours ; après que Pouvrier a fini son coursde 24 marches , il a fait une partie deson dessein , mais il n’est pas achevé ; s'ille recommençoit encore » il feroit encorela même chose qu’il vient de faire , puis-que les mêmes rames levant comme ellesviennent de lever , on auroit la mêmepartie du dessein qui vient d’être faite ;c’est pour pouvoir faire une partie de cemême dessein , que l’ouvrier tire un autreretour par le moyen du tirant , qui vaaboutir auprès de fa main droite ; ce rs-