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passions. Le créateur étant par fa natureincapable d’autorifer une doctrine licen-tieufe. 5 0 . Toute révélation , pour prou-ver la doctrine qu’elle propose a croire ,doit être claire & précise. C’est par bonté& par miséricorde que Dieu se détermineà instruire , par lui-même , ses créaturesdes vérités qu’elles doivent croire , ou desobligations qu’elles ont â remplir. II estdonc nécessaire qu’il leur parle clairement.
2°. La révélation , envisagée dans fapromulgation , pour être reçue commedivine , doit être accompagnée de troiscaractères. x°. II est nécessaire que la pro-mulgation en soit publique & solemnelle ,parce que personne n’est tenu de te sou-mettre à des instructions qu’il ne connoîtpas. 2.0. Cette promulgation doit êtrerevêtue de marques extérieures qui fastèntconnoître que c’est Dieu qui parle par labouche de celui qui se dit inspiré ; sanscela on prendroit pour des oracles divins,les discours du premier fanatique. 3 0 . Laprophétie & les miracles faits en confir-mation d’une doctrine , annoncée de lapart de Dieu , font ces marques extérieu-res qui doivent accompagner la promul-gation de la révélation , & conséquem-ment en démontrer la divinité ; parce queDieu ne confiera jamais ces marques écla-tantes de ía science de l'avenir , & de sonpouvoir sur toute ía nature , à un im-posteur pour entraîner les hommes dansle faux.
3 0 . Les caractères de la révélation ,considérée dans ceux qui la publient &qui en instruisent les autres, peuvent êtreenvisagés fous deux faces , comme lessignes auxquels un homme peut connoîtres il est inspiré de Dieu , ou les marquesauxqueiles les autres peuvent reconnoître'"inhomme qui se dit envoyé de Dieu ,est réellement revêtu de cette qualité.
Quant au premier moyen , i°. Lesmerveilles opérées en confirmation de ladivinité de la mission qu’oncroit recevoir :2- . des prédictions faites pour en consta-ter la venté , & qu’il voit s’accomplir :3 le pouvoir qu’il reçoit lui-même detaire des miracles, ou de prédire l’ave-mr ; pouvoir confirmé par des effets dansì'un ou í’autre genre : 4°. l’humilké , l e
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désintéressement, la profession de la fainedoctrine ; toutes ces choses réunies fontdes motifs fuffisans à un homme qui leséprouve , pour se croire inspiré de Dieu.
Quant au second moyen , si le pro-phète a des mœurs saintes & réglées ; s’ilannonce une doctrine pure ; si , pour laconfirmer , il prédit l’avenir , & que sesprédictions soient vérifiées par l’événe-ment ; s’il joint à cela le don des mira-cles , les autres hommes à ces traits doi-vent le reconnoître pour l’envoyé deDieu , & ses paroles pour autant de rêve'-lations. Traite' de la véritable religion ,par M. de la Chambre , docteur de Sor-bonne , totn. II. part. 111 . differt. j. ch. j ,ij. & iìj. p. 202. & fuiv.. :
Le mot de révélation se prend en di-vers sens dans l’Ecriture. i°. Pour lamanifestation des choses que Dieu dé-couvre aux hommes d’une maniéré surna-turelle , soit en songe , en vision ou enextase. C’est ainsi que S. Paul appelle leschoses qui lui furent manifestées dans sonravissement au troisième ciel. II. Cor. xij.1. 7. 2°. Pour la manifestation de J. C.aux Gentils & aux Juifs. Luc , ij. 32.3°. Pour Ia manifestation de la gloire dontDieu comblera ses élus au jugement der-nier. Rotn. viij. 9. 4 0 . Pour la déclara-tion de ses justes jugemens , dans la con-duite qu’il tient tant envers les élus,qu’envers les réprouvés. Rom. xj.
Révélation , en grec , t& 7 rûx.it\vj/íç yest le nom qu’on donne quelquefois àl’Apocalypse de S. Jean l’évangeliste.Voyez, Apocalypse.
Révélation , ( Jurifprud. ) estunedéclaration qui se fait par-devant un curéou vicaire, en conséquence d’un rnoni-toire qui a été publié sur des faits donton cherchoit à acquérir la preuve par lavoie de ce monitoire.
Ces révélations n’étant point précé-dées de la prestation du serment , ellesne forment point une preuve juridique,jusqu’à ce que les témoins aient été répé-tés devant îexjuge dans la forme ordinairede l’information ; jusqu’à ce moment eilesne font regardées que comme de simplesmémoires, auxquels les témoins peuvenjtaugmenter ou retrancher,