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n {s) pratiqué la véritable vertu, ils», l’ont du-moins, bien connue , car ils», ont loué ceux qui en faisant une belle», action, ne se proposent pour récomT», peníe ni un intérêt pécuniaire , ni l’ap-», probation publique , & ils ont méprisé»» ceux qui ont pour but dans 1 exercice», de la vertu, la réputation , la gloire», & J’applaudissement de leur pro-», chain (t ) ».
A f égard dçsPP. de l’Eglise, j'en pour-rois citer plusieurs, tels que Jûstin martyr,S. Clément d’Alexandrie , Lactance &S. Augustin , qui n’ont fait nulle diffi-culté de mettre en parallèle la morale despayens avec celle du Christianisme. Ilssoutiennent que celui qui voudroit rassem-bler en forme de système , tout ce queles Philosophes ont dit conformément auxlumières de la nature , pourroit s’asturerde connoître la vérité.
« II est aisé de faire voir , dit expressé-„ ment Lactance , que la vérité toute,, entiere a été partagée entre les diffé-», rentes sectes des philosophes, & que s’il,, fe trouvoit quelqu’un qui ramassât les» vérités répandues parmi toutes ces„ sectes , & n’en fît qu’un seul corps de,, doctrine, certainement il ne différeroit», en rien des sentimens des Chrétiens ».Docemus nullam feítam fuiffe tutti déviant ,tiec pbiiofophorum quenquam tatn ïnanetn ,
qui non vident aliquid ex veto . Quod
ji extitiffet aliquis qui veritatem Jparfumfer fìngulos , perjettafque diffufam colli-geret in unum , ac ndigeret in corpus , Is
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FROFECTO JTOiV DJSSENTTRET à
XiOBIS.
Lactant. Injì. divin. lib. VII. cap. vij.num. 4. /dît. Cellar. Conféren. Justinmartyr , Apolog. j. pag. 34. /dit. Oxon.Clément d’Alexandrie , Stromat. lib. I.pag. 288 , 299. edit. Sylburg. Colon.1688. Et S. Augustin , de veto. relig,cap. iv. H. 7. pag. 559. tom. I. edit. An -tuerp. epift. ad Diojcor. §. 21. pag. 25tom. II. Voyez auíîi epiji. Ivj. 202. Lconfeff. lib. VII. c. ix. & lib. VIII. c. ij.
11 ne faut pas croire, au reste, que lenouveau Testament ait lui-même recueillitous ces divers rameaux de l'arbre moral,II suffit de le lire avec attention pour seconvaincre du contraire. « En effet ,» comme le remarque três-bien Barbey-» rac , les écrivains sacrés ne nous ont» pas laiíle un système méthodique de la» science des mœurs : ils ne définissent» pas exactement toutes les vertus : ils» n’entrent presque jamais dans aucun» détail : ils ne font que donner dans les» occasions , des maximes générales ,» dont il faut tirer bien des conséquences» pour les appliquer à l’état de chacun ,» & aux cas particuliers. En un mot , on» voir clairement qu’ils ont eu plus en vue» de suppléer ce qui (u) manquoit aux» idées de morale reçues parmi les hom-» mes , ou d’en retrancher ce que de» mauvaises coutumes avoient introduit» & autorisé contre les lumières mêmes» de la nature , que de proposer une mo-,n raie complette ». ( x )
(í) On sent que cela ne peut s’entendre que des payens en général, qui certainement n’étoienfpas tous des Aristide, des 80 c rate, des Regulus, des Caton, des Marc-Aurele Ôí des Julien, noitplus que les Chrétiens ne font pas tous des saints.
( t) Bayle, diílìonn. hist. & crit. rem. h. de l’art. Amphiaraus. II faudroít remplir des pa?es entierejde citations, si l’on vouloit rapporter tous les p stages des anciens, où ils ont enseigné cette morale.
( u ) Ceci ne peut s’entendre que d’un petit nombre de préceptes moraux peu importans, qui sup^posent la qualité de chrétien considéré préciiément comme tel ; car d’ailleurs, l’identité absolue quise trouve entre la morale de l’Evangile & celle des philosophes payens en général, peut fe prouveravec autant d’exactitude & d’évidence, qu’il y en a dans les démonstrations les plus rigoureuses desGéomètres. Je dis l'identité pour me conformer aux idées les plus généralement reçues; mais je n’i"gnore pas qu’il y a eu de tout tems de très-grands philosophes qui ont fait infiniment plus de ca*des œuvres de Platon, d’Aristote , de Xénophon , de Séneque , dePlutarque, des offices de Cicéron,du manuel d’Epiélete , & des réflexions morales de l'empereur Marc-Antonin , que de tous les livresrabbiniques qui composent aujourd’hui le canon des Ecri ures. Comme c’est ici une a flaire de goûtgc de sentiment, chacun est libre d’en juger comme il lui plaira, fans que qui que ce soit puisse etreen droit de le trouver mauvais.
st* ) 'Iraité du| jeujj, Uv. I. chap. iìj. §. *. pag, 41. 43, tom. /, édit, Amst. 1737 , On peut confères
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