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Tome vingt-neuvième.
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22.2, RIC

d’un goût acre & caustique , d’une odeurqui cause des nausées ; lcrfqu’il est encoreverd, il purge par haut & par bas , cau-sant à l’anus une excoriation par son âcreté ;mais lorsqu’il est sec , il perd de sa vio-lence , & si on le donne en petite dose ,il excite la sueur. Paul Hermand le re-commande dans plusieurs maladies chro-niques. Les graines agissent austì puissam-ment que la coloquinte. Leur grande vertuparole consister en deux petites feuillesqui germent les premieres , & qui fontcachées dans le milieu des graines ; ondonne la substance de ces amandes dé-pouillées de l’écorce extérieure à la dosede trois grains en pilules, à cause de leuracrimonie brûlante. Austì tâche-t-on d’encorriger la force avec de la réglisse, desamandes douces , du suc de limon , dubouillon gras, & choses semblables, oubien en les torréfiant fous les cendres ;mais nos droguistes ont rarement des pi-

f nons dinde , & autres graines de ricins.

.es Indiens préparent avec l’huile tiréedes graines de tilli, une pommade dontla friction fur le bas - ventre purge lesenfans délicats.

On trouve aux Indes orientales & occiden-tales, d’autres efpeces de petites noix pur-gatives , outre les quatre dont nous avonsparlé ; mais elles font peu connues. II estinutile d’avertir qu’il ne faut pas confondreà cause du nom , le pignon d’Inde avec lepignon doux. Ce dernier est une especede petite amande , qui fe trouve dans lespommes de pin ; elle est agréable à man-ger , & entroit autrefois dans presque tousles ragoûts. On la nomme cn latin pininucleus. Voyez, PIGNON doux. ( Botan.)

Le rikaion de l'Ecriture paroit être légrand ricin, Les plus habiles critiquespensent que le rikaion du prophète Jonas,est le premier ricin que nous avons décrit,le ricinus vulgaris nommé par les Arabesalkcrva , par les Africains kyrva , & parles Egyptiens kiki ; c’est le sentiment deplusieurs rabbins modernes , celui de Bo-chart, de Junius, de Pifcator, de Mer-çerus, de Grotius, de Buxtorf, d’Ur-Jious , de Bremannus , &. pour dire plusencore, de Melchior Guiîlandin , dont^autorité est d’un grand poids en ces

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matières. S. Jérôme , moins éclairé enbotanique que Guiîlandin , a traduit leterme hébreu rikaion par un lierre , &les septante par une courge Voici le pas-sage de Jonas, cb. iv. v. 6: " f éternel» Dieu fit monter un nation au-dessus» de Jonas, afin qu’il fît ombre fur fa» tête, & qu’il le délivrât de son mal ;t> mais Dieu prépara un ver qui rongea» le rikaion ; il fe sécha , & périt.

S. Augustin , epist. 71 , raconte à cesujet qu’un évêque d’Afrique ayant vouluintroduire dans son diocèse la traduc-tion de S. Jérôme , les astìstans la re-jetteront avec scandale , îorfqu’à la lec-ture du passage de Jonas , ils ouïrent lireun lierre au lieu d’une courge qu’ilsavoient toujours entendu lire. Ils con-sentirent avec peine de s’en rapporterpour ^interprétation du mot, aux juifsqui étoient dans la ville. Ceux-ci, parmalice, par ignorance , ou par d’autresmotifs , décidèrent que le terme hébreusignifient une courge. Alors l’évêque, pourretenir le peuple dans fa communion ,ne fe fit point de peine de reconnoîtreque cet endroit de la traduction de S.Jérôme étoit fautif. II l’étoit fans doute,aussi bien que celui de la version des sep-tante ; mais le sage prélat montra beau-coup de bon sens dans fa conduite ; carqu’importe à la religion qu’on traduiserikaion par un lierre ou par une courge ?Et quant aux théologiens , qui loin desavoir sacrifier le petit au grand , anathé-matisent pieusement les autres hommesqui pensent différemment d’eux, ils mepermettront de leur répéter le discoursd’un pere de l’Eglife ; crédité mibi, leviifunt propter qu a non leviter excandefcitis ,qualia qua pueras ìn rixarn & injuriantconcitant. Nibil ex bis qus tam tristesagitis , ferium , nibil magnum : inde , /»"quam , vobis ira est , quod exigua magnaestimetis. (Lechevalier de JauCOURT •)

R IC 1 N A , ( Gèogr. anc. ) 1". villed’ítalie , dans le Picenum , & qui nedevint colonie romaine que sous l’em-pereur Severe. Une ancienne carte çiteepar Cellarius en fait mention. Pline ,137 j connoît cette ville sous le nom dupeuple Ricinenfes. Holsten a trouve le*