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Tome vingt-neuvième.
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faire connoître. 11 embrassa Vêtit ecclé-siastique , & le maréchal de Luxembourgle prit auprès de lui, pour secrétaire dugouvernement de Normandie. M. de Ven-dôme, & la duchesse de Bouillon ( Marie-Anne Mancini ) l’honorerent aussi de leurprotection. II fut reçu en 1704 à l’acadé-mie írançoise. Il avoir donné 3 0 ans au_paravant deux tragédies très-foibles , Ar-gelie & Coriolan , qui furent imprimées.

L’abbé Abeille fit depuis d’autres tra-gédies , qui parurent fous le nom de laThuillerie, comédien. On dit qu’uneavan-ture désagréable , fur cause qu il n’ofa plusmettre son nom à fes ouvrages de théâtre.Une tragédie de lui , qu’on ne trouvepoint, commençoit par une fcene entredeux princesses sœurs, dont l’une difoità l’autre en entrant furie théâtre:

Ma saur, vous fouvient-ìl du feu roi notre pere ?La seconde actrice hésitant, & cherchantle premier mot de son ■ rôle , un plai-sant qui s’ennuyoìt dans le parterre , ré-pondit pour elle :

Ma foi , s’il rrìenfo uvient , il ne m en souvient guere jLes éclats de rire suspendirent le commen-cement du spectacle ; & quand à diversesreprises , on tenta de commencer , laplaisanterie fut chaque fois répétée enchœur par tout le parterte , & les comé-diens furent obligés de donner une autrepiece. C’est à cette avanture , vraie oufausse , qu’un bel esprit de Provence faitallusion , dans une épitaphe qu’il fit àl’abbé Abeille , mort le 22 Mai 1718 ,dans un âge très-avancé.

Ci gît cet auteur peu fêté f

Qui crut aller tout droit à l’immortalité :

Mais fa gloire & son corps n ont qu une mêmebiere ;

Et lorsqu Abeille on nommera ,

Dame Postérité dira :

Ma foi , s’il m’en souvient , il ne m’enlouvient guere.

Dans différens recueils de l’académie ,on trouve diverses pieces fugitives de lamain de l’abbé Abeille , & qui font pourla plupart des épitres morales. Celle quiroule fur l’amitié, est pleine de fentimens,qui font l’éloge du cœurdu poëte.Ilafaituneautre épitre fur la constance , où la justessen’est pas ce qui y régné le plus, si l’on peutTome XXIX.

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s en rapporter a une épigramme fatyriquede l’abbé de Chaulieu , laquelle ne fe trou-ve point dans les éditions de fes œuvres.

Est-ce Saint-Aulaire , ou Toureille,

Ou tous deux , qui vous ont apprisA confondre, mon cher Abeille,

Dans vos très-ennuyeux écrits ,

Patience, vertu, constance?

'Apprenez cependant comme on parle à Paris !

Votre longue persévéranceA nous donner de méchans vers,

C’est ce qu on appelle constance ;

Et dans ceux qui les ontfoujferts ,

Cela s’appelle patience.

Œuvres de JDefpreaux 1747, t. V. ( D. J. )

RIF , ( Géog. mod. ) c’est le nom dela partie d’Egypte , qui s’e'tend depuis leCaire jufqu’a la mer. La basse-Egypte ,de même que la haute , s’appelle Satie ouThe'batde ; & celle qui est entre les deux ,porte le nom de Sous. ( D. J.)

RIFLARD , f. m. ( Lainage. ) efpecede laine la plus longue de toutes celles quife trouvent fur les peaux de moutons nonapprêtées ; elle sert aux Imprimeurs àremplir ces sortes d’mstrumens qu’ils ap-pellent balles , avec lesquelles ils prennentï’encre qu’ils employeur à l’impreffion desLivres. Savary. {D. J.)

RIFLARD , f. m. terme de Aíenuijìer ;c’est une efpece de rabot à deux poignéesdont fe fervent les Menuisiers & les autresouvriers en bois. 11 sert à dégrossir la be-sogne , fur-tout quand le bois est gaucheou noueux ; le fer du riflard , pour qu’iìenleve de plus gros copeaux, ô: qu’il mordedavantage , est un peu arrondi. Ce que lesCharpentiers appellent uné galere , doncles Menuisiers fe servent aussi pour le boisdifficile, est un vrai riflard , à la reservequ’il est plus court ; qu’au lieu de poignée,il a deux fortes chevilles qui en traversentle fût par les deux bouts, & qu’il faut deuxhommes opposés l’un à 1 autre pour lepousser ; enfin il y a des riflards de diffé-rentes largeur & longueur , pour serviraux différens ouvrages des Menuisiers &des Charpentiers. {D. J.)

Riflard , f. m. terme de Tailleur depierres ; c’est un morceau de fer en íbrmede ci f au , très-large par en- bas , & unpeu œ battu en chanfrein ; il a des dents ;ce qui .lait qu’cn rappelle com m u ’ úner.ë

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