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cette p'ovince. L’évêque Albert en futnommé archevêque en 1215 par Inno-cent III. vers l’an 1280; les chevaliersteutoniques qui s’étoient établis dans le-pays, tirent la guerre aux archevêques.D’un autre côté, les bourgeois de Rigas’e'rant enrichis parle trafic,entrerent dansf alliance des villes anssatiques , & fe
virent en état de tenir tête aux archevê-ques & aux chevaliers.
Par la révolution qui arriva dans la re-ligion , lé Luthérianifme s’introduiíit danscette ville avec de íì grands progrès, queSigismond, roi de Pologne, auquel leshabitans fe soumirent en 1^61 , fe vitobligé d’accorder le libre exercice de lareligion luthérienne dans le pays. Tous lesecclésiastiques ayant quitté la religion ca-tholique , l’archevêché de Riga fut éteinten 1566 , Lt lesbiens ecclésiastiques sécu-larisés. Etienne Batori ne rétablit la reli-gion catholique que jufqu’au tems queGustave-Adolphe s’empara de Riga en1621. Enfin Pierre I. après les défaitesde Charles XII. prit cette ville en 1710 ,& elle est restée depuis ce tems-là fous ladomination des Russes. Long. 42. Luit.50'. {D. J.)
RIGAUDON , f. m. forte de dansedont Pair febat à deux tems d’un mouve-ment gai, & est ordinairement divisé endeux reprises. ( S )
Rigaudon , pas de , c’est un pas dedanse qui se fait à la même place , sansavancer , ni reculer, ou aller de côté ,encore que les jambes fassent plufieursmouvemens dissérens.
On le commence â lapremiere position.Ayant les deux pies assemblés , on plie lesdeux genoux également, & on fe releveen íautant, & en levant du même temsla jambe droite qui s’ouvre à côté, legenou est étendu , & du même momenton remet la jambe à la premiere position.Alors la jambe gauche fe leve & s’ouvre àçôcé , fans faire aucuns mouvemens dugenou. Ce n’est que la hanche qui agite lajambe Lt la baisse aussi-tôt. Ees deux piésétant à terre, on fe plie, & Ponfe relevefcst fairant & en tombant fur les deux piés,& c’est ce qui termine le pas. On fait aprèsyn pys en-avant ou à çôté, selon celui
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que vous voulez faire enfiiire ; ce qui nesert qu’à lier ce pas avec un autre , &fasse le mouvement du pas avec plus defacilité.
Tous ces dissérens mouvemens se doi-vent faire de fuite , ne formant qu’un seulpas qui fe fait dans une mesure à deuxtems. Ainsi l’attention que l’on doit avoir ,c’est que les jambes soient bien étendueslorsqu on les leve , & lorsque l’on faute deretomber sur les deux pointes & les jambestendues.
RIGEL , f. m. ( Aflron. ) c’est le nomd’une étoile fixe de la premiers grandeur ,qui est dans le pié gauche d’orion. Foyez.Orion. ( O )
RIGIDE, adj. ( Grain. ) austere , sé-vère , inflexible , exact. C’est un rigideobservateur de la réglé. Ce mot rigidevient du latin rigidus , roide : il ne s’em-ploie qu’au figuré. C’est Popposé de mitigé-.un janséniste rigide., un janséniste mitigé;un newtonien , un cartésien rigide ; la ri-gidité' des mœurs est toujours louable ; larigidité des jugemens est quelquefois dé-placée : j’aime les gens d’un goût rigide ;je ne hais pas la rigidité des raisonneurs.
RIGODULUM , ( Ge'og. am. ) lieu dela Gaule belgique. Tout concourt à nousfaire croire que Rigodulum éroit dans Pen-droit où l’on voit aujourd’hui le visagede Rigol , fur la rive gauche de la Moselle ,environ à un mille germanique au dessousde Treves. Outre le rapport du motRigol à celui de Rigodulum , le villagede Rigol est effectivement nomme Rigodu-lum dans une charte du roi Dagobert ,qui en fait une donation à Péglife de S.Maximin de Treves, de laquelle il dépendencore actuellement. ( D. J.)
RIGODUNU.il , (G-òg. anc. ) villede la grande-Bretagne, Piolomée , /. /Ac. lij. la donne aux Brigantes , & la placeentre ifurium & Oli.ana : on croît que c’estprésentement Rippon. ( D. J. )
RIGOLE , f. f. ( A cbit. hydraul. ) ou-verture longue & étroite , fouillée en terepour conduire Peau ", cela fe pratique !orf-qu’on veut faire Pestai d un canal pour jugerde son niveau de pente ; ce qu’on nommacanal de dérivation.
On appelle rigoles les oetires fondations
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