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Tome vingt-neuvième.
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iGc. R I T

Pour prévenir le risque que courent surmer les marchandises & envois , on a cou-tume de les faire assurer. Voyez Policéd’assurance.

Le risque de ces marchandises com-mence au rems où on les porte à bord. C’estune maxime constante que l’on ne doitjamais risquer tout sur un seul fond , ousur le méme vaisseau ; cette maxime ap-prend à ceux qui assurent, qu’ils doiventagir en cela avec beaucoup de prudence ,& ne pas trop hazarder fur un vaisseauunique , attendu qu’il y a moins de rif-tj:ic à courir fur plusieurs ensemble quesur un seul.

RISQUER , v. act. ( Cram. Com. &Jeu. ) exposer son bien , sa marchandise ,&c. sans craindre de le perdre , dansl’espérance d’un grand profit. II y a dei’irr.prudcnce à risquer lorsque le péril estévident.

RISSOLE, s. s. ( Gram. & Cuisine.) sortede pâtisserie ou de friture faite de viandeserbe , épicée, enveloppée dans de la pâte,& cuite au beurre ou au íain-doux.

RISSOLER , V. act. ( Cuifine. ) cuireou rôtir au feu une viande , jusqu’à cequ’elîe ait pris une couleur rousse.

RISSONS , terme de galere, {Marine Jce font des ancres qui ont quatre branchesde fer.

RIT , f. m. ( Tbeolog.) est une maniéréd’observer les cérémonies religieuses quiest propre à telle ou telle église , à tel outel diocèse. Voyez CÉRÉMONIE;

Les peuples de l’Orient , comme lesArméniens , les Maronites , &c. célè-brent le serviçe divin suivant le rit grec.L’Occident suit le rit latin , ou celui del’Eglise romaine. Les différens diocèses ,sur-tout en France, ne s’y attachent pour-tant que pour le fond. Car en fait de rit,il n’y a point d’unií'ormité générale , cha-que église ayant ses usages propres établisde tems immémorial , dont elle est enpossession , & qu’elle est en droit de

suivre. Ainsi l’on dit à cet égard le ritparisien, le rit sénonois , &c.

On distingue cependant dans Foccidenttrois sortes de rits principaux. Le rit gré-gorien , ainsi nommé de S. Grégoire legrand , pape , & c’est le même que le rit

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RIT'

romain proprement dit. Le rit ambroi-sien , qui a pour auteur S. Ambroise , &qui est encore aujourd’hui en usage dansl’église de Milan ; & le rit mosarabique >autrefois reçu dans toute I’Espagne , &dont il subsiste encore des vestiges dans leséglises de. Tolede & de Séville. VoyezMosarabe , Ambroisien & Gré-gorien.

Les Anglois , qui suivoient -autrefoisle rit romain , l’onc changé du tems de laprétendue réformation, en un rit que leursévêques & quelques théologiens compo-sèrent fous le régné d’Edouard VI. & quiest contenu dans le livre qu’ils nommentles communes prières. Voyez RITUEL.

RITES , TRIBUNAL DES , ( Hist.rnod. ) c’est un tribunal composé de man-darins & de lettrés chinois, dont la desti-nation est de veiller fur les affaires quiregardent la religion , & d’empêcher qu’ilne s’introduise dans le royaume de laChine, les superstitions & innovations quel’on voudroit y prêcher. Ce tribunal est ,dit-on , presqu’auffi ancien que la mo-narchie ; les mandarins qui le composentsont de la secte des lettrés , c’est-à-dire ,ne suivent aucune des superstitions adop-tées •par les bonzes & par le vulgaire.Cependant on accuse quelques-uns de ceslettrés de se livrer en particulier à despratiques superstitieuses, qu’ils désavouent& condamnent en public. On croit quec’est à ce tribunal que la Chine est rede-vable de la durée des principes de la re-ligion des lettiés chinois , qui est exemptedTdolâtrie , vû qu’elle n’admet qu’unseul dieu , créateur & conservateur del’univers. Voyez Tyen-TCHU.

Le tribunal des rites a donc le départe-ment des affaires religieuses ; il est chargéde faire observer les anciennes cérémo-nies ; les arts & les sciences font fous fadirection , & c’est lui qui examine lescandidats qui veulent prendre des degrésparmi les lettrés. II fait les dépenses né-cessaires pour (es sacrifices & pour i’en-rretien des temples ; enfin c’est lui quireçoit les ambassadeurs étrangers , & quiréglé le cérémonial que l’on doit observer.Ce tribunal s’appelle li-pu ou li - pouparmi les Chinois.

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