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Tome vingt-neuvième.
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de méleses taillée au ciseau ; elle sert defond à toutes ces fleurs, & les fait mer-veilleusement ressortir.

L’acacia rose se multiplie par ses se-mences , elles procurent les meilleurs su-jets ; mais cet arbre ne fructisian t ni enFrance, ni en Angleterre , il faudroit lestirer de la Caroline. On supplée à leurdéfaut par d’autres moyens de multipli-cation , par les marcottes, les boutures,des éclats de racines & la greffe.

Les marcottes se font en juillet avecles bourgeons de l’année ; on les couchedans un petit trou où l’on apporte d u ter-reau consommé , mêlé de terre fraîche& onctueuse ; on les plie doucement enfaisant une petite coche â S leur courbureinférieure ; lorsqu’elles font placées & re-couvertes , on plaque de la mousse furla terre ; on en releve le bout contre unpetit bâton , en les nouant avec du scirpe,& en les arrosant très-souvent, elles se-ront enracinées !a seconde automne.

Les boutures se plantent en avril dansdes pots emplis de bonne terre; on tientces pots dans un seau où l’on met assezd’eau pour qu’elle baigne le milieu dupot ; on tient ces seaux dans un lieu unpeu ombragé. Les bouts de racines fe plan-tent comme ceux du bonduc. f r oyez, /’ ar-ticle Bonduc.

La greffe í'e fait fur le faux acacia com-mun ou en fente à la fin d’avril, ou enécusson vers la fin d’août. L’ente doitêtre bien garnie de poix : on l’emmailloteensuite avec du papier & on lie avec del’osier. La seule attention particulière quedemande Técusson , c’est de choisir lesboutons les plus saillans, placés ordinai-rement vers le bout des bourgeons. L’aca-cia rose se transplante en novembre ouen avril. II faut mettre au printems dela mousse autour de son pié , & arroserde tems à autre : cet arbre aime les terreshumides, légeres , substantielles & pro-fondes ; il y a apparence qu’il croît en Ca-roline au bord des eaux ; il peut subsisteren France dans plusieurs especes de fols,mais il en est peu où il fasse de grandsprogrès , & il conserve long-tems toutefa vigueur dans les terres médiocres ; ilfaut le fumer quelquefois , & recouper

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chaque deux ans les bourgeons de Tannéeprécédente de la moitié de leur longueur:qu’on le soutienne avec de bons tuteurs ;qu’on cultive la terre avec soin à sonpié , c’est tout le régime que demandecet arbre délicieux ; on ne sauroit trops’attacher à savoir franc du pié , & sur-tout à le reproduire par la graine.

Les «°. 4 & 5 sont indigènes de la Sibé-rie , où ils ne s’élevent guere qu’â douze ouquinze piés de haut; le n°. 4 a quatre folio-les; le n°. $ en a de huit à dix ; ainsi leursfeuilles qui sont conjuguées ne sont pas ter-minées comme celles des autres acacias parun seul lobe. Les lobes ou folioles d u n°. 5sont oblongs , étroits & terminés par unetrès-petite pointe ; leur verd est tendre.Les fleurs d’un jaune pâle naissent soli-taires aux côtés des branches , à la find’avril ; le pavillon est étroit & peu étendu ;leur nuance se confond avec le verd-jaunedes jeunes pousses ; mais cet arbre est alorsd’un aspect doux & gracieux , qui variela scene du printems. L’écorce des bran-ches & du tronc est verte ; lorsqu’elleest d’un verd-jaune , l’arbre languit. 11 luisaut une terre fraîche , un peu forte & unlieu un peu ombragé. On multiplie les aca*cìas de Sibérie par la graine qu’il faut semeren novembre ou en février. Ils repreneurfort bien de marcottes ; les boutures m’ontréussi quelquefois ; si on les fait en potsfur une couche tempérée & ombragée ,il en réussira beaucoup. Les graines deces arbres sont une bonne nourriture ;on les mange comme de petits pois.

La sixième espece çroît naturellementà Campéche , d’où , selon Miller , le doc-teur Houstoun Ta apportée en Angle-terre ; elle s’éleve a trente ou quarantepiés. Les lobes sont agréablement mar-qués par-dessous de taches purpurines quiteignent foiblement le dessus ; les steurssont petites & d’un beau rose.

L’acacia n°. 7 a été aussi trouvé àCampéche ; les lobes sont d’une consistanceassez épaisse ; les jeunes branches sont cou-vertes d’un duvet de couleur de fer ; lesfleurs sont d’un rouge jaunâtre.

Le n°. 8 est naturel de la Jamaïque, oùles colons Anglois Tappellent dogwood , ils’éleve à quarante piés ; les fleurs naissenjj