318 ROI
mées. C’étoit à lui d’introduîre Tes meur-triers dans l’aréopage ; il jugeoit aveccette célébré compagnie , en quittant facouronne , qui étoit la marque de fa di-gnité. Pendant qu’il examinoit un procès,les parties ne pouvoient assister aux mys-tères ni aux autres cérémonies de la re-ligion. Pollux remarque que l’époufe duroi-archonte prenoit le titre de reine : elledevoir être Athénienne de naissance : sonmari comme inspecteur fur les affaires reli-gieuses & 'sacrées , éioit honoré du nomd’archonte-roi , parce que les premiersrois if Athènes étoient comme les grandssacrificateurs de la nation. Ils immoloien.tles victimes publiques, & leurs femmesoífroient les sacrifices secrets avant lerégné de Thésée. Les Romains, en dé-truisant la royauté , conservèrent un roides sacrifices fur le modele d’Athènes(D. J • )
Roi-D’ARMES, ( Hist. de France.)C’éroit un officier de France qui annon-çoit la guerre, les treves , les traitésde paix & les tournois. C’est le premier& le chef des héraults-d’armes : nos an-cêtres lui ont donne le titre de roi , quilignifie feulement premier chef. La plupartdes favans affûtent que ce fiat Louis-le-Gros qui donna à Louis de Rouffy le titrede roi-d'armes , inconnu jufques-là. Cetétablissement fut imité par-tout, honoréde plusieurs privilèges , de pensions con-sidérables ; & les souverains à qui les roìs-d’armes étoient envoyés, affectoient pourfaire éclater leur grandeur dans les autrespays, de leur faire de beaux préfens.
Philippe de Confines a remarqué queLouis XI quoique fort avare , donna ànn roi-d‘armes que le roi d’Angleterre luiavoir envoyé , trois cens écus d’or de fapropre main , & trente aunes de velourscramoisi , & lui promit encore mille écus.Le rang de leur maître les rendoit res-pectables , & ils jouiffbient des mêmesprivilèges que le droit des gens accordeaux ambassadeurs , pourvu qu’ils fe ren-fermassent dans les bornes de leur com-mission ; mais s’ils violoient les loix de cedroit, ils perdoient leurs privilèges. Froif-sart observe , que le roi-d'armes du ducGueldres ayant défié le roi Charles VI.
ROI
clandestinement dans la ville de Tourna!,’& fans lui en donner connoiffance , « il>y fut arrêté , mis en prison, & cuidan être mort , dic cet historien , pour ce» que tel défi éto.t contre les formes &» contre IVagc accoutumé , & de plus>j dans un lieu mal convenable, Tournai» n étant qu’une petite ville de Flan-» ure
Le respect qu’ott avoir pour les rois-d'ar -mes suivis de leurs héraults , étoit sigrand , qo’ils ont quelquefois , étant re-vêtus de leur cotte - d’armes, arrêté parleur présence, en criant hola , la fureurde deux armées dans le fo.t du combat.Froiílàrt a observé, que dans un furieuxassaut donné à la ville de Villepode enGalice , à la parole des héraults , cesse-rent les affaillans & fe repoferent.
Le roì-d'armes avoir un titre particulierqui étoit mont-joie S. Denys ; & les autreshéraults portoient le titre des seize prin-cipales provinces du royaume, commaBourgogne , Normandie , Guìenne , Cbam-pagne .
II y a en Angleterre trois roi-d'armes ,fous le titre de la jarretière , de Clarence ,& de Norroy. En Ecosse , les roi-d armes& les héraults ont été employés dans lestournois, dans les combats à plaisance ouà outrance , à fer émoulu ou à lance mor.née, que les seigneurs particuliers faifoientavec la permission du roi. Mas ils fonc àprésent fans emploi par tout pays ; & onne les voir plus parcourir les provinces ,pour reconnoìtre les vrais nobles , lesarmoiries des familles & leurs blasons ,en un mot , pour dé rouvrir les abus quel’on commectoit concernant la noblesse &les généalogies. Foyez, Roi d'armes , hifl.d'Angl.
Quant aux cottes qui font l’habit qutmarquo't leur titre & leur pouvoir , celledu roì-d'armes est différente de celle desh'raulrs, i°. en ce que les trois grandesfleurs-de-lis qui font au devant & au-der-riere de la cotte , font surmontées d’unecouronne royale de fleurs-de-lis fermée.2. 0 . En ce qu’elle est bordée tout-au-toucd’une broderie d’or , entre les galons &la frange; & parce que fur les man-ches , les mots mont-joye S. Denys font est