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çíis qu’il s’y trouve des faits qui ne peu-vent être d u tems de Samuel ni de Na-than ; aussi les meilleurs critiques con-jecturent qu’ils font l’ouvrage d’Esdras ,fur des originaux de Samuel, & autresécrivains du tems de David.
Le troisième livre des rois comprend ,en zz chapitres, Thistoire de cent vingt -six ans, depuis l’assiociation de Salomon auroyaume , l’an du monde 2989 , jufqu’à lamort de Josaphat , roi de Juda , en 3115-.Le quatrième livre des rois renferme, enZs chapitres , Thistoire de deux centvingt-fept ans , depuis la mort de Josa-phat , en 311s , jusqu’au commencementdu régné d’Evilmérodach , roi de Baby-lone , qui tira Jéchonias de prison , enJ44 2 -
On ne connolt pas mieux fauteur ■ desdeux derniers livres des rois , que celuides deux premiers. II est assez vraisem-blable que tous ces quatre livres font de lamain d’Efdras qui les a disposés fur lesmatériaux qu’il possédoit ; il y a du moinsbien des traits auxquels on c^pit recon-noître Esdras; mais on y trouve en mêmetems des contrariétés qui ne conviennentpoint à son tems , & qu’il n’a pas pris lapeine de concilier. {D. J.)
Rois pasteurs , ( Hifi. sacrée. )quelques favans ont ainsi nommé les sixchefs des Israélites, Ephraim , Beria ,Rapbo , Sarapb , 7 b ale' & Thaan ,dont il est parlé dans le I. liv. de Para-lipomènes , cb. vij.. ou plutôt, Salatbis ,Beon , Apacbnas , Apopbis , Janias &Assis, rois égyptiens. Comme il paroîtqu’il y a une interruption dans l'écriture ,depuis la mort de Joseph , par où finit lagenèse , jusqu’à la nativité de Moïse , paroù commence l’exode , c’est-là que M.Boivin place Thistoire de ces six rois pas-teurs ; mais nous nous contenterons deremarquer que le fondement 3 e cette pré-tendue royauté des Hébreux , ne fe trouveque dans un fragment de Manéthon ,rapporté par Jofephe , dans lequel lemême Manéthon fait venir les rois pasteursde M. Boivin , del’orient, & que Jofephelui-même n’assure point la dominationde ses ancêtres en Egypte , avec le titrede rois. D’ailleurs les Juifs n’ont jamais
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été en état de faire une irruption dansl’Egypte , avec une armée de deux centquarante mille hommes ; comme M. Boi-vin l’imagine. Foyez. fur tout cela, lesréflexions de M. l’abbé Banier , dans1 ’bifi. de l’acad. des Jnfcrip. tom. 111 .(D. J.)
Rois de Rome , ( Hist. Rom. ) Romecommença d’abord à être gouvernée pardes rois ; elle préféra , selon Tissage de cetems-là , dit Justin , /. 1 . c. j. le gouver-nement monarchique aux autres sortes degouvernemens ; cependant ce n’étoit pointune monarchie absolue , mais mitigée &bornée dans fa puissance. L’élection desrois de Rome , fe faifoit par le peuple ,après avoir pris les augures , & le sénatfervoit en quelque forte de •barrière àl’autorité monarchique , qui ne pouvoitrien faire de considérable fans prendreson avis. Denys d'Halicarnasse , l. II. c.xiv. & l. FII. c. xxxviij. vous détaillerales privilèges des rois de Rome ; je ne feraique les indiquer.
Ils avoient droit , 1°. de présider àtout ce qui concernoit la religion , &d’en être l’arbitre souverain. z°. D’êtrele conservateur des loix, des usages &du droit de la patrie. 3 0 . De juger toutesles.affaires où il s’agissoit d’injures atrocesfaites à un citoyen. q°. D’assembler le sénat& d’y présider ; de faire au peuple lerapport de fes décrets , fk par-là , deles rendre authentiques. $°. D’assemblerle peuple pour le haranguer. 6 °. De faireexécuter les décrets du sénat. Voilà toutce qui regardoit les affairas civiles, &les tems de paix.
A T égard de la guerre , le roi avoir uatrês-grand pouvoir, parce que tout cequi la concerne demande une prompteexécution , & un grand secret, étant fortdangereux de mettre en délibération dansun conseil public , les projets d’un générald’armée. Malgré cela, le peuple romainétoit le souverain arbitre de la guerre &de la paix.
Les marques de la royauté étoient lacouronne d’or , la robe de pourpre mêléede blanc , la chaire curule d’ivoire , &le sceptre au haut duquel étoit la repré-sentation d’.une aigle. 11 étoit accompagnéT t 2