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dans rétablissement de l’état. Ce princeau contraire rappelloit à lui seul toutePautorité qu’il eut dû partager avec lesénat & P assemblée du peuple. II fit laguerre à ceux de Comerin , de hidene ,& ceux de Veïe , petite ville compriseentre les cinquante-trois peuples que Plinedit qui habitoient l’ancien hutium , maisqui étoient íìpeu considérables, qu’â peineavoient-ils un nom dans le tems mêmequ’iìs subsiíloient, si on en excepte Veïe,ville célébré dans la Toscane. Romulusvainquit ces peuples les uns après les autres,prit leurs villes , en ruina quelques-unes ,s’empara d’une partie du territoire desautres , dont il disposa depuis de fa feuleautorité. Le sénat 6n -fut osseuse, & ilsoussroit impatiemment que le gouverne-ment se tournât en pure monarchie. IIse défit d’un prince qui devenoit tropabsolu. Romulus âgé de cinquante-cinqans, & après trente-sept années de régné ,diparut, fans qu’on ait pu découvrir dequelle maniéré on Pavoit fait périr. Lesénat, qui ne vouloit pas qu’on crût qu’il yeût contribué, lui dressa des autels aprèsfa mort, & il fit un dieu de celui qu’iln’avoit pû souffrir pour souverain.
Après la mort de Romulus , i! s’élevadeux partis dans Rome. Les anciens sé-nateurs demandoient pour monarque unRomain id’origine ; lesSabins quin’avoientpoint eu de rois depuis latins, en vou-loient un de leur nation. Enfin aprèsbeaucoup de contestations, ils demeurè-rent d’accord que les anciens sénateursnommeroient le roi de Rome , mais qu’ilsseroient obligés de le choisir parmi lesSabins. Leur choix tomba sor un Sabinde la ville de Cures, mais qui demeuroit àla campagne. II s’appelloit Numa Pom-pilius , homme de bien, sage modéré ,équitable , & qui ne cherchant point àse donner de la considération par des con-quêtes , se distingua par des vertus pa-cifiques. II travailla pendant tout son ré-gné , à la faveur d’une longue paix,- àtourner les esprits du côté de la religion,& à inspirer aux Romains une grandecrainte des dieux. II bâtit de nouveauxtemples ; il institua des fêtes ; & commelgs réponses des oracles & les prédictions
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des augùres & des arufpices faifóìent toutela religion de ce peuple grossier \ il n’eutpas de peine à lui persuader que desdivinités qui présidaient à ce qui devoirarriver d’heureux & de malheureux , pou-voient bien être la cause du bonheur oudu malheur qu’elles annonçoient ; la vé-nération pour ces êtres supérieurs, d’au-tant plus redoutables qu’ils étoient plusinconnus , fut une fuite de ces préjugés.
Rome se remplit insensiblement de su-perstition ; la politique les adopta , &s’en servit utilement pour tenir dans la-soumission un peuple encore féroce. IIne fut même plus permis de rien entre-prendre qui concernât les affaires d’étatfans consulter ces fausses divinités ; &Numa pour autoriser ces pieuses institu-tions A& s’attirer le respect du peuple ,feignit de les avoir reçues d’une nympheappellee Egérie , qui avoir révélé , disoit-il , la maniéré dont les dieux vouîoientêtre servis.
Sa mort, après un régné de quarante-trois ans , laissa la couronne à Tullus-Hostilius, que les Romains élurent pourtroisième roi de Rome; c’étoit un princeambitieux , hardi, entreprenant , plusamateur de la guerre que de la paix ,& qui fur !e plan de Romulus , ne songeaâ aggrandir son état que par de nouvelles-conquêtes. Tout le monde fait que lecourage & l’adresse victorieuse du dernierdes Horaces , fit retonnoître l’autoritéde Rome dans la capitale des Albains »suivant les conditions du combat, quiavoient adjugé l’empire & la dominationau victorieux.
TullusHostilius ruina cette ville, doncil transféra les habitans à Rome; ils yreçurent le droit de citoyens , & mêmeles principaux furent admis dans le sénat ;tels furent les Juliens, les Serviciens,les Quintiens , les Curiaces & les Clé-liens , dont les defeendans remplirent de-puis les principales dignités de l’étar , &rendirent de très-grands services à la ré-publique. Lullus Hoíhìius ayant fortifiéRome par cette augmentation d’habitanstourna fes armes contre les Sabins, Lan-de Rome 113.
Le détail de cette guerre o’est poinc