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Tome vingt-neuvième.
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iateur , qu’il dévoie toujours regardercomme son pere. La couronne muraled’or , qui étoit faite en forme de mur , &cù il avoir des tours & des manteletsreprésentés , se donnoit à celui qui avoirmonté le premier à la muraille d’une villeassiégée. II y en avoir deux autres qui luiressembloient assez ; l’une s’appelloit co-rona enfirenfis , couronne de camp , &Vìutrejorona v.illnrh , couronne de re-tranchement. La premiere s’accordoit àcelui qui dans un combat, avoir pénétrele premier dans le camp del’ennemi; &la seconde , à celui qui étoit entré le pre-mier dans le retranchement. La couronned’or navale , étoit pour celui qui avoirfauté le premier les armes à la main dansle vaisseau ennemi. II y en avoir une.autrequ’on appelloit clajfîca ou rofirata , donton faiseur présent au général qui avoirremporté quelque grande victoire fur mer.On en donna une de cette espece à Var-ron , & dans la fuite à M. Agrippa : cettecouronne ne le cédoit qu’à la couronnecivique.

II y avoir encore d’autres couronnesd’or, qui n’avoient aucun nom particu-lier ; on les accordoit aux soldats à causede leur valeur en gênerai. Au reste , onleur donnoit plutôt des louanges, ou deschoses dont on ne considérois point le prix,que de l’argent, pour faire voir que la ré-compense de la valeur devoir être l’hon-neur , & non les richesses. Quand ils

alloient aux spectacles, ils avoient soin deporter ces glorieuses marques de leur vail-lance : les chevaliers s’en paroient aussiquand ils passoient en revue.

Ceux qui avoient remporté quelques dé-pouilles , les faifoient attacher dans le lieule plus fréquenté de leur maison , & iln’étoit pas permis de les arracher , mêmequand on vendoit la maison , ni de lessuspendre une seconde fois, si elles tom-bolent. Les d -pouillesopimes étoient cellesqu’un officier, quoique subalterne , com-me nous levoyons par 1 exemple de Cossus,rempo'-toit sor un officier des ennemis. Onles sosoendoit dans le temple de Jupiterftrétriên : ces dépouilles ne furent rem-portées que trois fois pendant tout le temsde U république romaine. O r les.appelloit :

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opìmes , selon quelques-uns , d’Ops, fem-me de Saturne , qui étoit censée la distri-butrice des richesses; selon d’autres, ce motvient d 'opes , richesses ; parce que ces dé-pouilles étoient précieuses : c’est pour celaqu’Horace dit, un triomphe opime , Od. xliv.

Un des honneurs qu’on accordoit aucommandant de l’armée , étoit le nomd "mperator ; il recevoir ce titre des sol-dats , après qu’il avoir fait quelque belleaction , & le sénat le confirmoit. Le com-mandant gardoiteenom jusqu’à son triom-phe : le dernier des particuliers qui ait eule nom d hnper.ttor , est Junius Blassus ,oncle de Séjan : un autre honneur étoit lasupplication ordonnée pour rendre grâcesaux dieux de la victoire quele général avoirremportée ; ces prières étoient publiques& ordonnées par le sénat. Cicéron est leseul, à qui ces prières aient été accordéesdans une autre occasion que celle de laguerre. Ce fut après la découverte de laconjuration de Catilina ; mais le combledes honneurs auxquels un général pou-voir aspirer , étoit le triomphe. Voyez.Triomphe.

S’il y avoir des récompenses à la guerrepour animer les soldats à s’acquitter de leursdevoirs, i! y avoir aussi des punitions pourceux qui y manquoient. Ces punitionsétoibnt de la compétence des tribuns, despréfets avec leur conseil, & du généralmême.duquel on ne pouvoir appeller avantla loi Porcia, portée l’an 556. On punissoitles soldats , ou par des peines afflictives ,ou par Pignominie. Les peines afflic-tives consistoient dans une amende , dansla saisie de leur paie , dans la bastonnade ,fous laquelle il arrivoit quelquefois d’ex-pirer; ce châtiment s’appel’o 's. fujluarìum.Les soldats mettoient à mort à coups debâton ou de pierre , un de leurs camaradesqui avoir commis quelque grand crime ,comme le vol , le parjure , pour quelquerécompense obtenue sur un faux exposé ,pour la désertion, pour la perte d.-s armes,pour la négligence dans les sentinelles pen-dant la nui;:. Si !a bastonnade ne devoir pasaller jusqu’à la mort, on se servoit d’unsarment de vigne pour L-s citoyens, &d’une autre baruette , ou même de ver-ges pour les alliés. S’il y avoir un g’-and

nombre