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dépouillé de tous ses emplois: ía dégra-dation excita de nouveaux troubles. LesFrançois & les Normands , accoutumésà vaincre sous ses ordres , vengeront cesoutrages en pillant la Mésopotamie, C’estde ce héros aventurier que descendent lesbarons du Bec-Crepin & les marquis deVardes , dont les noms font inscrits dansles plus anciens fastes de la Normandie. |Romain , après avoir pacifié l’intérìeur del’Empire , marcha contre les Turcs qu’il 1obligea de se retirer dans leur pays ; il lespoursuivit jusques dans la Perte , où ilslui demanderent la paix, qui leur íu t re-fusée avec une hauteur insultante. Romain,enivré d’une suite de succès fans mélangede disgrâces , crut que pour vaincre illui suffisoit de combattre. Cette confianceprésomptueuse ne lui permit pas d’atten-dre un corps de troupes qui s’avançoitpour le joindre ; il livra une bataille où ilfut vaincu & fait prisonnier. Le sultan ,modéré dans fa victoire , le traita avechumanité. Sa détention finit par un traitéde paix ; il fe soumit à payer un subsideannuel aux Turcs, & de rendre tous lesmusulmans qu’il retenoit captifs dans sesétats. Le sultan , de son côté , s’obligeade rendre tous les prisonniers chrétiens ,& de ne plus faire des courses fur lesterres de f’Empire, La détention deRomain donna naissance aux factions quiagitèrent Constantinople. Les lins vou-laient que Zoé, consommée dans lesaffaires , régnât fans collègue ; d’autresétoient d’avis de lui associer ses fils.jLa faction la plus nombreuse se déclarapour Michel ; elle prévalut ; les frétés& la mere surent exclus du gouverne-ment. Romain dégradé revendiqua sesdroits les armes à la main, mais il futVaincu par Andronic Ducas , qui l’obli-gea de chercher une retraite dans laCilicie, Le timide Michel craignant qu’ilne te relevât de fa chiite , lui offrit departager l’Empire, Romain vaincu rejet-ta cette offre avec autant de méprisque s’il eût été vainqueur ; il leva unenouv.lie armée, mais il fut trahi parses soldats , qui ie forcerent d’abdiquer& de s’ensevelir dans l’obscnrité d’uncloître : Michel !e fit assurer qu’ilTpmç XXIX.
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ne lui feroît aucun mal , & if étoicbien résolu de tenir sa promesse ; maisson oncle Jean Ducas qui voyoic dansRomain désarmé un ennemi toujoursredoutable , lui fit crever les yeux ; ilne survécut pas long-tems à son mal-heur : l’impératrice Eudocie , qui I’avoitaccompagné dans son exil , lui renditles honneurs de la sépulture ; il avoirrégné environ quatre ans. Les Turcs »fous prétexte de venger fa mort, ravagè-rent toute l’Asie. ( T — N. )
Voyez, l'article Tactique DES Ro -mains , Tome XXXIf.
Romain , adj. ( vlritb. ) le chiffreromain n’est autre chose que les lettresmajuscules de l’alphabct /, V, X, L»C, D , &c* auxquelîes on a donné desvaleurs déterminées ; soit qu’on les prenneséparément, soit qu’on les considéré re-lativement à la place qu’elles occupentavec d’autres lettres. Vsyez, CARACTERE.
Le chiffre romain est fort en usagedans les inscriptions , fur les cadrans deshorloges, &c. Voyez, CHIFFRE, (f)
Romain , gros , fondeurs en Car aller etd'Imprimerie, est le onzième des corpsfur lesquels on fond les caractères d’im-primerie ; fa proportion est de trois lignesmesure de l’écheile ; il est le corps dou-ble de la gaillarde, & le sien est le tri»mégisle. Voyez, PROPORTIONS DES CA-RACTERES , & l’exemple à l'arùde CA-RACTERE.
Romain petit , sixième corps des Ca-ractères d’imprimerie ; fa proportion eíïd’une ligne quatre points mesure de I’é—'chelle ; son corps double est le petit pa-rangon. Voyez, Proportion des Ca-ractères’ d'Imprimerie, & l’exem-ple à /’article CARACTERE,
ROMAINE , f. f. ( Balancier. ) fortede balance propre à peser de grands far-deaux. Elle est composte d’un fléau. Ala 5 ou 6 e patrie de la longueur du fléau „est un arbre , dont les deux extrémitéssont en couteaux par la partie inférieure ;les tranchans de ccs couteaux portent furles coussinets de la châflet qui est faitecomme ct Ile du fléau á double crochet,façon d’Allemagne ; à l’ext «mité qui estla plus proche du point de suspension,