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3 e le répandre, & abandonna ses conquêtes,dont il fut raffàsié , dès qu’il en fut maître.Il soumit aussi le Danemarck, & c’est pro-bablement pour cette raison que les histo-riens Danois disputent ce prince aux Suédois,comme íì un homme qui fût le fléau de sessemblables, méritoit qu’on recherchât avectant de chaleur quelle fut fa patrie. Celui-cirégnoit vers le commencement du troisièmesiécle.’ ( M. n b Sac y. )
RORIFERE, canal , ( Anat.\ commequi diroit canal d’ou découle goutte à gouttede la rosée , est un nom par lequel quelques-auteurs désignent le canal tkorachique ; parceque ce n’est en effet que goutte à goutte Scpar une espece de distillation qu’il porte lechyle dans la malle du sang. Vdye{ Tho-bachique.
ROS, ( Géogr. mod, ) riviere de Pologne,dans l’Ukranie. Elle a fa source au palatinatde brada w , arrose celui de Kiovie , Sc sejette dans le Borystene, près de Kaniow.
(D-J.)
ROSACE, f. f. ou Roson , ( Archìt .)grande rose susoeptible de différentes figures,£c dont on orne Sc remplit les cailles descompartimens de voûtes, plafonds, <S’c.
ROSAIRE , f. m. ( Théol. ) chapeleten usage dans l’égliíe.Romaine, lequel con-tient quinze dizaines à'Ave , Maria , dontchacune commence par un Pater , St qusonrécite en l’honneur des diffémns mystèresde Jesus-Christ où la Sainte Vierge a. eu.part.
Quelques auteurs attribuent 1 "originedu rosaire à siint Dominique. Mais domLuc d’Achery prouve qu’il étoit en usagedès l’an 11 oo, Sc que saint Dominique ne4 t que le mettre en honneur. D’autres l’at-tribuent à Paul, abbé du mont Phermé enLybie , contemporain de saint Antoine ;d’autres à saint Benoît, quelques-uns auvénérable Bede ; Sc Polydore Virgile ra-conte que Pierre l’hermite voulant disposerfes peuples à la croisade, sous Urbin II,en 1096 , leur enseignoit lé pseautier laïquecomposé de plusieurs Pater Sc de 1 yo ave ,de même que le pseautier ecclésiastique estcomposé de cent cinquante pseaumés , Scqu il avoit appris cette pratique des solitai-de la Palestine. On a trouvé dans letombeau de sainte Gertrude de Nivelle,
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décédee en 667 , Sc dans celui de saintNorbert , décédé en 1154» des grains;enfilés qui paroisient être des restes de:chapelets.
Mais tous ces faits, pour la plupart incer-tains , n’empêchent point de croire quson-doit à saint Dominique cette maniéré de:prier , qui, selon les réglés qu’il en a pres-crites , applique l’esprit aux principaux-',mystères de notre religion, &c est extrême-ment utile à ceux qui ne savent pas lire pourles diriger dans leur dévotion. On n’est pas:d’accord fur l’an née où saint Dominique 1institua le refaire ; quelques-uns veulent,que ç’àit été en izoS , pendant qu’il pié-droit contre les Albigeois ; d’autres pré-tendent qu’il l’institua dans le cours de»,missions qu’il fit en Espagne, avant que depaíser en France.
Rosaire , ordre du , ou de Notre-Dame-du rosaire , est un ordre de chevalerie insti-tué par saint Dominique , selon Sc’noonebelcSc le pere Bonani., jésuite, qui tous deuxse sont trompés en ce point ; car jamaissaint Dominique n’inftitua d’ordre de cenom. Ces auteurs ont apparemment prispour un ordre militaire l’armée des croisés,qui sous les ordres de Simon, comte de-Mont fort, combattirent contre les Albi-geois. Voye^ Croisade & Albigeois.
L’abbé Justiniani Sc M. Hermant préten-dent que cet ordre fut institué après lá:mort de saint Dominique , par Frédéric,archevêque de Tolède , Sc que les cheva-liers portoient pour marque une croix blan-che Sc noire fur laquelle étoit représentéela Sainte Vierge tenant son Fils d’une main,Sc un rosaire ou chapelet de l’autre. Le pereMtndo ajoute que ces chevaliers étoiencobligés de réciter le rv/aire certains jours,.Cependant le pere Helyot. doute fort quecet ordre ait jamais existé. Voye^ Ordre.
ROSALIE, ( Musiq. ) C’est la répétitiond’un pastage dans un ton plus haut ou plus >bas d’un degré , bien entendu que ce pas-sage ait d’abord été fait dans un ton diffe--rent du ton régnant de la piece.
Un compositeur doit éviter soigneuses-ment les rosàlies,, ou du moins s’en servir,bien rarement ; elles sont devenues plates.:,à force d’être répétées.
^ La rosalie la plus ordinaire, Ôc qu’ii £lus.