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Tome vingt-neuvième.
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elle envoie ses députés au parlement d’Ir-lande, & elle a droit de marché.

Le 'comté de Hoscommon a environ 5 5milles de longueur , fur 18 de largeur ;c’est un pays uni & fertile. O11 le diviseen six baronnies. Ses principaux lieux fontAtthlone , Boyle , Tulsh & Roscommon.{D. J.)

ROSE, f. f. ( Botan. ) on peut rappor-ter toutes les roses à deux classes ; celle desroses cultivées, & celle des roses sauvages :ces deux classes réunies forment cinquante-trois efpeces de roses , dans le système deTournefort ; mais il nous suffira de décrirela rose cultivée commune , qu’on appellela rose pâle ou incarnate , rosi rubra , sativa ,palhdior , I. R. H. 6 gj.

Sa racine est longue , dure, ligneuse.Elle pousse plusieurs tiges en arbrisseauxqui se divisent en branches fermes, longues,revêtues d’une écorce verte obscure, gar-nies de quelques épines fortes & piquantes.Ses feuilles naissent par paires ordinaire-ment au nombre de sept, sur une côte ter-minée par une seule feuille, d'un verd foncé,arrondies, dentelées en Isurs bords, rudesau toucher.

Sa fleur est tantôt simple , compofeeseulement de cinq larges pétales, avec plu-sieurs sommets jaunes dans le milieu ; tan-tôt double , & alors les feuilles extérieuresfont un peu plus grandes que les intérieu-res , d’une couleur rouge ou incarnate ré-jouissante , d’une odeur très-fuave, quoiquefoible. Lorsque la fleur est passée, le calicedont elle étoit soutenue , devient un fruitovale , ou de la figure d’une .petite olive ,à écorce un peu charnue , qui n’a qu’uneseule loge remplie de plusieurs semencesanguleuses , velues, blanchâtres. L’arbris-seau fleurit en mai & juin.

On sait que la rose sauvage , rosa sylves-iris , vulgaris , flore odorato , incarnat o ,* n st. rei herb. S^ 8 . est la fleur de l’églantier,Vo yq Églantier.

Les roses , comme d’autres plantes ,présentent quelquefois des jeux mons-trueux de la nature. On en lit un exempledans le journal dej fa van s, année l 6 jg.M. Marchand en rapporte un autre danses mem, de Vacadémie des sciences , année

2 J 00 ' La monstruosité de cette derniere

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rose consistoit, i°. en ce qu’au lieu de bou-ton, il y avoir cinq feuilles en côtes quîsoutenoient la fleur ; z°. du milieu dccette rose s’élevoit un bourgeon qui com-mençoit à former une branche ligneuse.(D. J.)

Roses , essence de , ( Art distillatoire .)après avoir considéré que les parfumeursne tiroient guere qu’une once d’huile esi.sentielle de rose sur cent livre de cette fleur,M. Homberg a trouvé l’art d’augmenterde près d’un tiers cette essence précieusedans la distillation , si l’on a foin, avantque de distiller les roses , de les 'faire ma-cérer pendant quinze jours dans l’eau aigriepar l’esprit de vitriol. Outre ce moyen ,que les parfumeurs ont adopté , ils ontencore une adresse particulière dans cetteopération : ils se servent d’une vessie distil-latoire , qui contient environ un muid xelle est ouverte par un tuyau en haut, àcause de la grande quantité d’eau qu’il fautsouvent remettre dans la vessie fur les rosesqui distillent ; car l’huile ne monte qu’àforce d’eau , qui en élève tcès-peu à lafois.

Cette vessie est aussi ouverte par un ro-binet en bas , pour changer aisément lesroses épuisées; mais la plus grande adresseconsiste dans la figure d’un «vaisseau quîreçoit cette huile ; il est fait comme un^marras à l’ordinaire, de la panse duquelfort un tuyau , comme étoient faits dans ledernier siecle les vinaigriers & les huiliersqu’on servoit à table ; ce tuyau monte de-puis la partie basse de la panse , jusqu’au.bas du cou du récipient, où il est recourbéen dehors; l’esset de ce récipient, qui ne-,contient ordinairement que deux ou troispintes, est dc recevoir commodément plu-sieurs centaines de pintes d’eau rose fans lechanger ; ce qui perdrait la petite quantitéd’huile qui s y amassé ; cette eau se dé-charge par ce tuyau, dans un second réci-pient ; & comme l’huile est plus légere, ellesurnage cette eau , & s’amasse dans le coudu récipient à la hauteur de l’ouverture ,pendant que l’eau dú fond du premier ré-cipient s’écoule dans le second , à mesurequ’elle distille. Ce récipient, dont les par-fumeurs ont autrefois fait mystère , peurservir commodément aux distillations de