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rsépais , on incorpore feulement avec lesucre des sucs liquides gracieux , & sur-tout acides, comme celui de groseilles,<le baies d’épine-vinette, de citron : on apar là des rotules très agréables. Ceux quiveulent en faire avec des eaux distillées per-dent leur peine.
D’autres incorporent des huiles aromati-ques seules , ou des estences épaisses avecle sucre dissous dans seau & cuit ; cela nese fait pas cependant fans que le remedeperde de fa vertu.
Pour abréger , on peut, si le but lepermet, ordonner d'enduire les rotules offi-cinales d'une huile convenable & d’une-essence. On emploie ce même moyen pourles rotules magistrales, quand on craint queles volatils , mêlés ávec la masse encorechaude , ne fe dissipent.
La masse de la rotule est plus petite quecelle de la tablette. Ordinairement elle équi-vaut à fcrup. j , ou demi-dragme ; elle nefe détermine guere non plus ni par les poids,jii par les mesures.
La dose fe détermine par le nombre j, ij,iij, &c. ou par le poids qui varie suivantInefficacité de la proportion des ingré-dient
La proportion des ingrédiens est la mêmeque dans les tablettes, à peu d’exceptionsprès ; par exemple, on y met une plus grandequantité de sucre à ségard des excipiendes :ainsi, pour faire des rotules avec des sucsacides , qui font très-agréables dans lesmaladies aiguës, on emploie six ou huitfois autant de sucre : fur dragme j, oudragme jss d’essences, on met ij onces desucre; on en met aussi tout autant sur xxgouttes d'huiles aromatiques»
La souscription est la même que dans lestablettes , excepté le nom. On suppose queTapothicaire est parfaitement au fait de lapréparation. Il doit faire en forte que parla chaleur il fe fasse la moindre dissipationpossible des parties volatiles. Il ne doit pasmêler les sucs acides, les essences, les huilesavec le sucre, qu’il ne soit bien cuit &prêt à fe geler, ou même quand il est fondu,,mais feulement quand il est bien chaud,parce que c'est un obstacle à la concrétiondu sucre.
iéufage des rotuks.tít à peu près .le même
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que celui des tablettes. Il est donc inutilede nous y arrêter davantage. ( D. J.)
ROTUNDUS , ( Littérat .) ce mot aufiguré chez les Latins , est synonyme à celuide tornatus , ou de perseclus , parfait. Ro~tundus erator , un excellent orateur. LesGrecs ont dit, parler rondement, fooyyv Ka>{Kclkíi' v , pour dire parler agréablement ,harmonieusement. Démétrius Phaléréus ditque la période oratoire demande une bou-che ronde ,km S'iv/uevov rpoyyvAou r^sér©-8c Plutarque a dit des mots ronds, pour signi-fier des termes choisis. Aristophane, en par-lant d'Euripide, dit, ego rotunditate ejus oris,sruor , je jouis de la beauté de son langage..Enfin, Horace a dit :
Graiis dédit ore rotundoMusa loquì..
Les Grecs ont reçu en partage les grâces-du discours ; ces grâces 8c cette perfectionde langage appartenoient fur-tout aux Athé-niens. (D. J. )
ROTURE, f. f. terme de Droit, estl’etat ou condition de quiconque n'est pascompris dans la classe des nobles. Voye%Noble & Noblesse.
Ce mot vient de ruptura , qu’on a ditdans la basse Latinité pour la culture de laterre. On a appellé de ce nom les personnesnon nobles , parce que c'étoient les per-sonnes feulement qu J on employoit à laculture des campagnes. De là les bienspossédés par ces sortes de gens fe font aussi .appellés rotures ,. ou biens de roture.
Généralement parlant, tout bien de rotureest dans censive d’un seigneur , du moinsy a-t-il bien peu d’exemples de francs-alleus rroturiers..
Toute terre tenue en roture paie un cens ;.c est la marque caractéristique de cette fortede tenure : aussi le cens ne fe peut-il pas .prescrire, mais seulement fa quotité ; 8ccomme pour les ventes de fiefs il est d«des quints 8c requints , il est dû des lods &c :ventes pour.les ventes de roture. Fcye^CENSS* Lods..
Dans la plupart des-coutumes, sainé n’a .point de préciput sur les- biens de roture, .Voyer Aine & Préciput. ,
ROTURIER, autre terme de Droits