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Tome vingt-neuvième.
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traversiner, & les rouettes de gaffe ou departance. Savary. {D. J.)

Rouettes de partance , parmi lesmarchands de bois , font des rouettes qu’ondonne aux compagnons de rivières qui doi-vent conduire les trains, pour suppléer enroute à celles qui pourraient íe casier.

ROUGE , adj. ( Phyfiq .) est une descouleurs simples dont la lumière est com-posée , & la moins réfrangible de toutes.Voyc{ Réfrangibilité &• Couleur.

Les acides changent le noir, le bleu &le violet en rouge , le rouge en jaune , & lejaune en jaune-pâle. Les alkalis changentle rouge en violet ou pourpre , & le jauneen couleur de feuille-morte. Voye ç Acide& Alkali.

Les matières terrestres & sulfureuses de-viennent rouges par faction du feu , &même à la longue noires, comme la brique,la pierre ponce, la chaux, f ardoise, quideviennent noires quand elles font fonduespar le verre ardent.

Les écrevisses deviennent rouges , étantexposées à un feu modéré ; mais íì le feuest violent , elles deviennent noires. Lemercure & le soufre , mêlés &c mis fur unfeu modéré, deviennent d'yn beau rouge ,que son appelle cinabre artificiel. Voye\Cinabre. Un esprit acide étant versé surune solution bleue de tournesol, le changeen beau rouge ; un alkali lui restitue sa cou-leur bleue.

M. de laHire a observé qu J un corps lumi-neux vu à travers un corps noir paraît tou-jours rouge , comme quand on regarde lesoleil à travers un nuage sombre. Il ajouteque bien des gens qui voient parfaitementles autres couleurs, n’ont, pour ainsi dire,qu une fausie sensation du rouge , & nefapperçoivent que comme noir. Voy. Bleu.Chambers. (0)

Rouge, s. m. ( Cosmètìq .) espece deferd sort en usage , que les femmes dumonde mettent fur leurs joues, par modeou par nécessité. En d'autres termes, c'est

Cette artificieuse rougeurQui supplée au défaut de celleQue jadis causoit la pudeur.

Le rouge dont on faiíòit usage ancienne-

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ment se nommoit purpurijsus , forte devermillon préparé ; c’étoit un fard d'untrès-beau rouge purpurin, dont les damesGrecques & Romaines se coloraient levisage. Il paraît par sa composition qu'ilavoir quelque chose Rapprochant de ce quenos peintres appellent rose d’oeillet, carna-tion d.’œillet, en Anglois rose pink. Il étoitfait de la plus sine espece de craie blanche,creta argentaria , dissoute dans une forteteinture pourpre , tirée de l’écume chaudedu poisson purpura, du murex, ou à leurdéfaut des racines éc des bois qui teignenten rouge -, quand la partie la plus crasse étoittombée au fond du vaisseau, la liqueur ,quoiqu’encore épaisse, se versos dans unautre vaisseau, & ce qui alloit au fond decerte derniere liqueur étoit d'un beau pour-pre pâle qu'on métros dans des vases pré-cieux & qu'on gardoit pour l’usage.

L’usage du rouge a passé en France avecles Italiens fous le régné de Catherine deMédicis. On employoìt le rouge d’Efpagne,dont voici la préparation. On lave plusieursfois dans seau claire les étamines jaunes ducarthame ou sarran bâtard , jusqu'à cequ’elles ne donnent plus la couleur jaune jalors on y mêle des cendres gravelées, Scon y verse de seau chaude. On remue bienle tout, ensuite on laisse reposer pendanttrès-peu de temps la liqueur rouge ; lesparties les plus grossières étant déposées aufond du vaisseau, on la verse peu à peudans un autre vaisseau fans verser la lie, Léon la met pendant quelques jours à l'écart.La lie plus fine, d'un rouge foncé, & fortbrillante, se sépare peu à peu de la liqueur& va au fond du vaisseau : on verse laliqueur dans d'autres vaisseaux ; 5c lorsquela lie qui reste dans ces vaisseaux , après enavoir versé seau, est parfaitement sècheon la frotte avec une dent d'or. De cettemaniéré on la rend plus compacte , asmque le vent ne la dissipe point lorsqu'elleest en fine poussière. Le gros rouge se faitde cinabre minéral bien broyé avec l'eau-de-vie & surine, & ensuite séché.

Il n'y a pas long-temps que le beau sexede ce pays a mis en vogue fart barbare dese peindre les joues de rouge éclatant. Unenation voisine chez qui les réglés de cetart ne font pas de son institution, ne se