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Tome vingt-neuvième.
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îc en est seigneur actuel. Mémoires prisfur les lieux. ( C )

Rouvre , ou plutôt Rouvrai , enLatin , Rouretum , Rovericienum , Robo-retum , ( Géogr. atic. ) bourg de l'Auxois ,diocèse d’Autun , entre Avallon, Semur& Saulieu, fur la grande route de Lyonà Paris, à 17 lieues de Dijon, 10 d’Autun.

Il y avoir un château fortifié qui a étédémoli , & qui a long-temps appartenu àla maison de Jaucourt, & aujourd’hui auprince de Robec, grand d'Elpagne.

Le terroir n’est pas fertile étant coupé deravines, de monticules & couvert de bois.Un chirurgien du pays a dressé un cataloguedes plantes des environs, où il en marqueplus de zoo.

La voie Romaine d’Autun à Auxerrepassoit fur le finage ; on en voit des vestigesà sainte Magnenle , annexe de Rouvrai.Cette sainte qui suivit le corps de saintGermain depuis Ravenne, fut inhumée ence lieu, in aggere publico , est-il dit dansces actes. François Bertheau , né à Rouvraien r 690 , avocat à Semur, où il mourut,en 17x4, a donné au public, in-8°. Clavisutr'tufque juris , mémoire pris fur les lieux.( C. )

ROUVRIR , v. act. ( Gram. ) ouvrirde rechef. Voyc[ Ouvrir. On dit, laplaie veut fe rouvrir,

ROUX , couleur d’un rouge pâle, sem-blable à celle d?une brique à moitié cuite,comme un daim, &c.

Koux-vent , ( Jardinage. ) vents froidsqui soufflent dans le printemps , & fontrecoquiller les jeunes feuilles des pêchers 8cde la vigne , lesquelles deviennent rou-geâtres.

ROUYON , (Géogr. r no d. ) ville dePerle , dans la province de Mazandéran.long.selon Tavernier ; yt , 30 ; latit. 36 ,25. (D. J.)

ROXANE , ( Hijì. ancienne. ) eut lagloire de subjuguer le cœur du conquérantde sa nation. Alexandre parcourant la Persedont il venoit de faire la conquête , sutmagnifiquement reçu par Oxarte qui luidonna un festin où l’on vit briller tout leluxe Asiatique. Trente mille filles, distin-guées par leur rare beauté & l’élégance ,deleur parure , lurent destinées à íèrvir le

ROY

héros & les convives. La fille d’Oxarte ».nommée Roxane , surpastoit ses compagnesen grâces & en beauté. Alexandre , ébloui,de tant de charmes, fe détermina à la fairepasser dans son lit. Son union avec la filled’un barbare pou voit fcandandaliser lesMacédoniens. 11 fit cestér les murmures ,en disant que le mariage des Grecs avec lesPersans étoit le seul moyen d’affermir leurempire naissant, & de dissiper les antipathiesqui, jufqu’alors , avoient séparé les deuxnations. Au reste » ajouta-t-il, Achille dontje descends épousa une captive. Je ne croispoint déroger à la nobleste de ma naissmee,ni violer les loix de mon pays, en suivantl’exemple de ce demi-dieu. Aussi-tôt ilordonna d’apporter du pain ; & , aprèsBavoir coupé en deux, il en donna la moitiéà fa nouvelle épouse. Cette cérémonie étoit,chez les Macédoniens, le signe de Bufflonconjugale. Ce fut parmi la licence du festinque le conquérant de B Asie épousa une-captive dont le fils, par un caprice du destin,devint le maître des conquérans de fa patrie.,A la mort du héros, Roxane étoit enceinte,& quelque temps après, elle mit au monde -un prince qui fut nommé Alexandre. Lebarbare Castandre le fit masiacrer dans laluite avec fa mere pour régner dans laMacédoine. ( T—n. j

ROYAL, adj. se dit de quelque chose-qui a rapport au roi. Voye^ Roi.

Ce mot vient d u Latin regalis , qui est;dérivé de rex , roi.

C’eft dans ce sens qu’on dit, la famille-royale , le sang royal, 8cc.

E11 Angleterre on donne le titre d ’altefse.royale au prince & à la princesse de G.ules » .au frere' du roi , &c. Voye\_ Prince &■Altesse.

On a donné le titre de royales des prin-cesses filles ou petites-filles des rois, quoi--quelles ne fussent pas reines. Ainsi- Bon--.a appelle la duchesiè de Savoie , madame,royale , & les duchesses d’Orîcans & de.-Lorraine ont eu le titre d ‘altesse royale.

Abbaye royale , est un abbaye fondée-par un roi ou par une reine. Veyc?-Aebaye.

Académie royale des sciences. Voyeç -Académie.

Armée royale , est une armée qui mar-