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doit être íèníe n'avoir nullement pensé àdonner au roi un pouvoir qui le mît enétat de lui faire changer de maître à íafantaisie.
En un mot , le pouvoir souverain, dequelque maniéré qu'il soit conféré , &quelque absolu qu’il soit, n'emporte pointpar lui même un droit de propriété, nipar conséquent le pouvoir d'aliéner ; cesont deux idées tout-à-fait distinctes , &qui n'ont aucune liaison nécessaire l'uneavec 1 "autre. Le grand-seigneur , tout des-potique qu'il est, n'a ni la puistànce d'alié-»er ["empire , ni de changer à íà fantaisiel’ordre de la succession.
U est vrai qu'on allégué un grand nombred'exemples d'aliénations faites de tout tempspar les souverains ; mais il faut remarquerfur ces exemples qu'on allégué , i°. quela plupart de ces aliénations n’ont eu aucuneffet ; i°. que nous ignorons les conditionsfous lesquelles les princes ou les états an-ciens dont on parle , avoient acquis la sou-veraineté de tel ou tel peuple. Ainsi ilpourroit se faire qu'il y eut quelque clauseformelle par laquelle ces peuples avoientdonné à leurs souverains le pouvoir d'aliénerla souveraineté même. 5 °. Souvent ces alié-nations n'on t eu d'autre titre que la force ,& elles ne font devenues légitimes qu’envertu du consentement donné après coup ,lorsque les peuples aliénés se font soumisfans opposition au nouveau-souverain. 4 0 . Ila pu y avoir aussi an consentement tacite
f nciérement libre, dans le temps même dealiénation , & cela en deux maniérés ; ouquand le peuple qu'on vouloir aliéner n'ytémoignoit aucune répugnance , quoiqu'ilne fut point contraint par une force ma-jeure ; ou parce que l'usage s'étant intro-duit en orient & ailleurs , d’attacher audroit de souveraineté absolue un plein pou-voir de propriété qui autorisât le souverainà aliéner ses états comme bon lui fembloit ;ceux qui se soumettoient à tel souverain,étoient censés le faire fur le pied de la cou-tumeétablie,à moins qu’ils ne déclarassent ex-presiëœentie contraire. Ainsi tous ces exem-ples ne prouve point que le pouvoir d'aliénersoive nécessairement de la souveraineté laplus absolue, & considérée en elle-même,8 c ae quelque maniéré qu’on i'acquiere..
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Concluons donc, comme un principe in-contestable , que dans le doute, tout royau-me doit être censé non patrimonial, auísilong-temps qu'on ne prouvera pas d’unemaniéré ou d'une autre, qu’un peuple s'estsoumis fur ce pied là à un souverain. Voye £Barbeyrac , dans ses notes fur Grotius ; ScBohmer, dans son introducl. ad jus publicumuniverfale. ( D. J.)
Royaume de Dieu , ( Critique sacrée.)ce mot se prend dans l’écriture , pourle souverain empire de Dieu fur routesles créatures : le royaume des cieux est uneexpression commune dans le nouveau testa-ment , pour lignifier le royaume de Jesus-Chrifl , c’est-à-dire, la vocation des peu-ples à la foi, & la prédication de l’évan-gile ; il marque encore l’état des bienheu-reux après cette vie ; heureux font les pau-vres en esprit , car le royaume des cieuxleur appartient. Matt.. v. 3. Les pauvres enesprit sont ceux qui ne sont pas possédés deI’amour des richesses, & qui ne commettentpas d'injustice pour en acquérir. Voye £Pauvre, critiq. sacrée. (D. J.)
Royaume d’Israel et de Juda ,( His. sacrée. ) les Israélites, âpres avoir étésagement gouvernés par des juges éclairés,& choisis dans chaque tribu , se lassèrentde cette forme de gouvernement, & d í—clarerent à Samuel qu’ils ne vouloient plus,à l'txemple d'autres nations voisines, obéirqu'à un seul, qui sût leur maître & leurroi. Samuel, pour, les détourner de prendrece parti, leur représenta fortement, maisvainement, quel soroit le droit du roi quiles gouverneroit ; il vous ôtera vos fils,leur dit-il, pour en faire sos serviteurs; ilprendra vos esclaves & vos troupeaux ; ilvous fera payer la dixme de vos grainspour enrichir ses créatures, & vous ferezses esclaves. I. Rois vitj , 11. Les Israélites,n'écouterent point le prophète, & Saisi futnommé leur roi. Cependant ce que Samuelappelle le droit du roi , jus régis , n'estpas le droit légitime des rois, mais l'abus-qu’ils font de lautorité qui leur a été confiée-par les peuples, lorfqu'au lieu d’en êtreíes peres & les protecteurs , ils en devien-nent les oppresseurs Sé les tyrans.
A Saisi succéda Iíbofeth pendant quel-que temps 3 fur une partie de son re>yaume-j