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Tome vingt-neuvième.
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dë grands sentimens fur Inexistence d’un seulêtre suprême, & qu’il n'ajoutoit pas la moin-dre foi à l’art prétendu de la divination ,comme le prouvent ces vers que Cicéronnous a conservés, lìb. I, de divìnat. n°. $8 :

Non habeo nauci Marsum augurent ,

Non vicanos aruspices , non de eirco ajlrolôgos ,

Non lfiacos conjeftores , non interprètes [omnium :Non enim funt ii aut scientia^aut arte di-OÍnei ,

Sed [uperftitiofi val es, impudente/que hariolei ,,Aut inertes , mt tnsani , aut e^uibus egefias im-per at -,

gui fibi femitam non fapiunt > alteri monstrantr oiam -,

Se his divitiis deducant drachmam , redddntcitera ;,

guibus divitias pollicentur, ab Us dracbmamipfei petunt ,

A»! fui quijlûs causafiftassuscitant sententiàs.

Les Etienne ont rassemblé tous les frag-mens d'Ennius. Martin del Rio & PierreScriverius ont publié les fragmens de ses tra-gédies ; mais Jérôme Columna les a accom-pagnés d’un savant commentaire , impriméà Naples en 1590 » in-4 0 ., & qui dans cesiécle a été enrichi de plusieurs additions,dans l’éditipn que M. François HeíTelius amise au jour, à Amsterdam en 1707, in-4 0 .

( Le chevaUer de Jaucourt.)

RUDIAIRE j s. .m. ( Art gymn. ( noru^du gladiateur renvoyé avec honneur, aprèsdes preuves de fa force & de son adresse dansles spectacles de l’amphithéatre. On lui don-noit pour marque de son congé un fleuretde bois, appellé rudis, d’où lui vient le nomde rudiarius.

Ces sortes de gladiateurs ne pouvoient pasêtre forcés à combattre ; cependant on envoyoit tous les jours qui, pour de l’argent,retournoient dans l’arene, s’exposoient en-core avix mêmes dangers. Suétone nous ap-prend que libéré donna deux combats degladiateurs au peuple, 1 un en l’honneur deion pere , & Pautre en Phonneur de son aïeulDrufus ; le premier dans la place Romaine ,& le second dansl’amphithéatre, où il trouvak moyen de faire paroître des gladiateurs quiayoient eu leur congé, rudiarios 3 à chacun.

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desquels il promit cent mille sesterces de ré-compense , c’est-à-dire, plus de vingt mille;livres de notre monnoie actuelle. (D. J.)

RUDIMENT, f. m. Rudimcntum dérive"de radis, ( brute, que Part n’a point encoredégrossi ) : de là le nom rudìmentum , poursignifier les prenrîeres notions de quelque arcque ce soit, destinées aux esprits qui n’enont encore aucune teinture. Le mot Françoisrudiment a une signification moins étendue ;l’ufage Pa restreint aux éléments des langues a& même en quelque maniéré à ceux de lslangue Latine. J ai déjà dit au mot Métho-de , ce que je pense sur cette sorte d’ouvra-ges ; je n’en répéterai ici qu’une feule chose :c’est que les livres élémentaires font de tous,les plus difficiles à bien faire , & ceux néan-moins que Pon entreprend le plus aisément.Combien d’auteurs rudimentaires ont cru, je-parle même des plus savants > qa’il leur sus- -fisoit d’avoir lu beaucoup de Latin, & ob-servé beaucoup de phrases Latines, fans les :avoir comparées à la règle commune de tousles idiomes, qui est Panaly-se ! C’est pour-tant la feule voie qui nous soit ouverte pour -pénétrer juíqu’au génie diltinctif d’une lan-gue ; & que prétend nous apprendre celuî-qui n’a pas pénétré jusque-là, ou qui mêmen’est pas en état d’y pénétrer ? Inver-sion.

RUDIR l’Étoffe , ( Teinture. ) c’est, en <noir, augmenter la couperose.

RUDIS ", ( Hist. anc. ) chez les Romains ,étoit un bâton noueux & plein d’inégalités,que le préteur donnoitaux gladiateurs, com-me une marque de leur liberté, & de k .permission qu’on leur accordoit de se retirer..Voye[ Gladiateur.

De là est venue cette phrase Latine, rudedemare , qui. signifioit accorder la liberté àun gladiateur , & le dispenser de combattreà Pavenir.: C’est pour cela aussi que les gla-diateurs qui avoient obtenu leur congé , ,s’appelloient rudiariì. Voyez Rudiaire.

RUDOLPHINES, tables * ( Asiron. )on appelle ainsi les tables du mouvement des -astres, calcuiées par Kepler, qui les dédiaà Pempereur Rodolphe, d’où elles ont tiréleur nom. Voye^ Tables astronomiques& Astronomie. .

RUDGLPHSWORTH, (Géogr.mod.}_OU Newstadtlj ville d’Allemagne, dansiá.