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thographe étoit de la derniere conséquence ;elle exposoit sa maîtresse à quelque mala-die dangereuse, à laquelle on ne pouvoirremédier que par d’autres runes écrites avecia derniere exactitude. Ces runes ne diffé-roient que par les cérémonies qu’on obfer-voit en les écrivant, par la matière fur la-quelle on les traçoit, par l’endroit où onles exposoit, par la maniéré dont on arran-geoit les lignes, soit en cercle , soit en ser-pentant , soit en triangle , ùc. Sur quoiM. Mallet observe avec beaucoup de raison,que la magie opéré des prodiges chez tou-tes les nations qui y croient.
Les caracleres runiques surent auíli em-ployés à des usages plus raisonnables &moins superstitieux ; on s’en servoit pourécrire des lettres, & pour graver des ins-criptions & des épitaphes ; on a remarquéque les plus anciennes font les mieux gra-vées ; il est rare d’en trouver qui íoientécrites de la droite à la gauche ; mais onen rencontre assez communément qui fontécrites de haut en bas fur une même ligne,à la maniéré des Chinois.
De tous les monumens écrits en caractè-res runiques , il n’y en a point qui se soientmieux conservés que ceux qui ont été gra-vés lur des rochers ; cependant on traçoitauísi ces caractères fur des écorces de bou-leau , fur des peaux préparées, fur des bâ-tons de bois poli , fur des planches. On atrouvé des bâtons chargés de caractères ru-niques , qui n’étoient autre chose que desespeces d’almanachs. L’u sage de ces carac-tères s’est maintenu dans le nord long-tempsaprès que le christianisme y eut été embrassé;l’on assure même que l’on s’en sert encoreparmi les montagnards d’une province deSuede. Voye £ Vintroduâion à l’hijtoire duDanemarck , de M. l’abbé Mallet.
On a trouvé dans la Helíìngie, provincedu nord de la Suede, plusieurs ffionumenschargés de caractères qui disserént considé-rablement des runes ordinaires. Ces carac-tères ont été déchiffrés par M. MagnusCelsius, professeur en astronomie dans l'ur.i-versité d'Uplàl, qui a trouvé que l’alpha-bet de ses runes de Helsingie étoit auííìcompofctde íeize lettres ; ce font des traitsou des lignes courbes qui, quoique bail-leurs parfaitement semblables, ont des sons
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dissérens, suivant la maniéré dont elles íonïdisposées, soit perpendiculairement, soit endiagonale. On ne peut décider si les runesordinaires ont donné naissance aux ca-ractères de Helsingie , ou si ce font cesderniers dont on a dérivé les runes ordi-naires. M. Celsius croit que ces caractèresont été dérivés des lettres Grecques ou Ro-maines , ce qui n’est guere probable ; vaque jamais les Grecs ni les Romains n’ontpénétré dans ces pays septentrionaux. Lemême auteur remarque qu’il n’y a pointde caractères qui resiemblent plus à ces ru-nes , que ceux que l’on trouve encore dansles inscriptions qui accompagnent les ruinesde Persepolis ou de Tchelminar en Perse.V. les transactions philosophiques , n°. 44$ ,où l’on trouvera l’alphabet des runes deHelsingie , donné par M. Celsius.
RUPELMONDE, ( Géogr. mod. ) villedes pays-bas dans la Flandre fur la gauchede l’Elcaut,'à l’embouchure de la Rupeldont elle tire son nom, à trois lieues audessus d’Anvers , avec titre de comté de-puis 1650. Ses fortifications ont été ruinéespendant les guerres. Long. 3.1 ,50 ; lat. gi,lo. (D. J. )
RUPERT (P ordre desaint) fut instituépar Jean-Ernest de Thun, archevêque deSaltzbourg en Allemagne, en 1701.
La croix est à huit pointes , émailléede b lanc ; au centre est une médaille degueules , où se trouve la représentation dusaint prélat fondateur, vêtu de ses ornemenspontificaux, la mitre fur la tête , la mainétendue , comme pour donner la bénédic-tion , & tenant fa crosse de la main senestre.Sur le revers de la croix est au centre unecroisette de gueules , le tout attache à unechaîne d’or. ( G. D. L. T. )
RUPIN ou RUPPIN , ( Géogr.mod.)ville d’Allemagne dans l’électorat de Bran-debourg , chef-lieu d’un comté du mêmenom , à neuf milles au nord-ouest de Ber-lin. EÍle est divisée en deux parties par unétang poiiíònneux. Long. go g 6 ; lat. gg.{D. J.)
RUPPIA , f. f. ( Hisi. nat. Bot. ) nomdonné par Linnams à un genre de planteque Mìchelli avoir appellée bucca serrea :en voici les caractères. Le calice t st com pôled’un étui droit, pointu, qui se panche un
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