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Tome vingt-neuvième.
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échouer un vaiíîèau de Tunis, délivra qua-rante esclaves chrétiens qui étoient deflus,fit un traité avec ceux de cette ville, &mit à la raison ceux d’Alger. Tant de bellesaótions ayant mis Ruyter dans une hauteréputation, il fut élu lieutenant - amiralen r 66 g , & en cette qualité prit fur lacôte de Guinée quantité de vaisseaux. En-íuite , après avoir remporté une victoireconsidérable fur les Ànglois en 1666 , ilfut fait lieutenant-amiral-général. Il con-tinua de fe signaler par quantité d’actionsillustres jufqu’en 1676, qu'il fut blesie mor-tellement d J un coup de canon dans un com-bat qu’il donna aux François devant la villed’Agouste en Sicile. Il mourut peu de joursaprès ía blesture, & son corps fut porté àAmsterdam , où les états lui firent dresserun superbe monument. Ce grand hommeavoir été marié trois fois, & laista plusieursfilles de fes deux dernieres femmes, &un fils de fa deuxieme , nommé Engd,qui naquit en 1649, & qui est mort contre-amiral, quelques années après son pere.

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R Y, ( Géogr. moi. ) village de baflè Nor-mandie, entre Argentan & Falaise. Je neparle de ce village que parce que c’est lelieu de la naissance de l’historien Mezerai.Après s’être enfermé pendant quelques an-nées au college de Ste. Barbe, il publia,en 1645 , le premier volume de Í011 his-toire de France in-fol., le second en 1646 ,& le troisième en 1651. Cet ouvrage futrécompensé d’une pension de 4000 livres.Dans la fuite, aidé des conseils de MM. deLaunoi & Dupuy, il mit au jour un abrégéde son histoire de France en 1668 , en troisvolumes //z-4 0 . dans lesquels il inféra l’ori-gine des impôts , avec des réflexions fortlibres ; fa pension fut supprimée , mais sonabrégé n’en fut que plus recherché. Mezeraiest inégal dans ion style & peche souventcontre l’exactitude qui est une chose tou-jours nécessaire à l’histoire. Il mourut eniL8z à 7; ans, étant fecretaire dc l’aca-démie Françoise. {D. J.)

RYCKIUS, (Théodore) savant pro-

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fesseur en histoire à Leyde. Ayant fait fesétudes académiques , il fit un voyage enAngleterre, en France 8c en Italie, où ilfut toujours estimé par les perfonnnagesles plus favans. De retour en Hollande, ilfut avocat à la Haye , où il fit pourtant assezcomprendre que cette maniéré de vivre neconvenoit pas trop à son inclination , &cqu’il préférerait la vie académique. C’estpourquoi il accepta avec plaisir la chairede professeur , & s'y distingua ensuite tantpar les grands fruits que firent fes leçons,que par les ouvrages qu’il publia. Il a donnéune belle édition de Tacite avec de lavantesnotes , d’autant plus dignes d’estime queles commentateurs précédens de Tacite, ScLipfe en particulier , avoient laissé bien deschoses à éclaircir. On a de lui une disser-tation de primis Itauœ co ! onis & de adventuJEneœ ìti Italiam , pour réfuter le senti-ment de Bochart, qui soutenoit qu’Enéen’avoit jamais vu l’Italic. Il publia auflì uneharangue de Gigantìbus, où il rapporte lesfaits les plus remarquables au sujet desgéans de tous les temps. C’est enfin auflìà lui qu’on doit sédition du commentaireimportant de Lucas Hostenius fur Etiennede Byzance, & de quelques autres moin-dres ouvrages de ce savant, dont il rap-porta les manuscrits dans son voyage d’Italie.Ils furent imprimés à Leyde en 1692. , ôcRyckius mourut vers le commencement del’année 1690.

R YE, ( Géogr. mod. ) ville d’Angleterre,dans la partie orientale du comté de Suflex,à l’embouchure du Rother. Elle fut envi-ronnée de murailles par Edouard III. Elledépute au parlement , & a droit de mar-ché public. Enfin , c’est un des cinq portsdu royaume , & qui est très-fréquenté. Ony aborde ordinairement en venant deDieppe, & on y pêche de bons harengs.Long. 18, 2 .6; lat. go , gz. (D. J.)

RYEGATE, ( Géogr. mod. ) ville d’An-gleterre , dans la province de Surrey, à 12lieues au fud-ouest de Londres. Elle en-voie deux députés au parlement. Long. ij,10; latit. gi , Z4.. (D. J.)

RYNDACUS (Géogr. anc.) fleuve dontparle Plutarque dans la vie de Lucullus.