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Par ces Sabelli ou Samnites , il faut enten-dre ceux que l'on appelloit Hirpini , quitouchoient la Pouille au nord , Sc la Luca-rne à l'est. Tous ces peuples descendoientoriginairement des Aufones , qui depuisprirent le nom d ’Ofques , Sc ensuite celui deSabins ; ceux qui formerent différentes peu-plades , qui furent les Aurunces , les Fidi-cins , les Samnites, les Picintins, les Ves-tins , les Marrucins , les Pélignes, les Mar-ies , les Eques Sc les Herniques ; les Samni-tes produilirent les Trentaniens, les Luca-niens , les Carnpaniens Sc les Hirpins ; en-fin, les Lucaniens donnerent naifiance auxBruttiens.
Il est bien vrai que les Samnites étant des-cendus des Sabins, on a dit quelquefoisSabelli pour Sabini , par une variation dedialecte ; mais ici il ne peut signifier queles Samnites , parce que ces derniers étantdans le voisinage de Vénuse , étoient aussibeaucoup plus à portée de s'en rendre lesmaîtres, que les Sabins , qui en étoient fortéloignés. (£>./.)
SABELLIENS, f. m. pi. ( Hijl.eccléf .)secte d'hérétiques qui parurent en Orientdans le iij siecle ; ilsréduifoientles trois per-sonnes de la íainteTrinité,à trois rélations,ou plutôt ils les confondoient, réduisant laTrinité à la seule personne du Pere, dont ilsdisoient que le Fils & le S. Esprit n'étoientque les vertus, les émanations, ou les fonc-tions. Trinité & Personne.
Sabellius , leur chef, natif de Ptolémaïdeville de Lybie, y sema ses erreurs vers l'anz 6 o , confondant la trinité des personnes ;il enseígnoit qu'il n'y avoit point de distinc-tion entr'elles , mais qu'elles étoient une ,comme le corps , l'ame & l’esprit ne fontqu'un homme ; il ajoutoit que le pere detoutes choses étoit dans les cieux , que c'é-toit lui qui étoit descendu dans le sein de lavierge , qu'il en étoit né, & qu'ayant ac-compli le mystère de notre rédemption , ils'étoit lui-même répandu sur les apôtres enforme de langues de feu, d’où on l’avoit ap-pellé le Saint-Esprit.
S. Epiphane dit que le dieu des Sabelliens,qu'ils appelloient le Pere, reffembloit seloneux, au soleil, & étoit un pur subjìratum ,dont le Fils étoit la vertu , ou la qualité illu-ciinative , Sc le S. Esprit, la vertu éclrauf-
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santé ; que le Verbe en avoit été tiré ou darcfécomme un rayon divin , pour accomplirl'ouvrage de la rédemption , & qu'étant re-monté aux cieux 1 , comme un rayon remonteà fa source , la vertu échauffante du Pere ,avoit ensuite été communiquée aux apôtres.
Cette hérésie trouva des partisans parmiles évêques en Afrique , en Asie , Sc jusqu'àRome ; mais elle fut condamnée en 319 dansle concile d'Aíexancirie ; elle étoit au fondla même que celle de Praxeas, aussi donna-t-on aux Sabelliens en Occident le nom dePatripajficns ou PatropaJJiens. Poyc{ Patíu-PASSIENS.
LesSociniens ont renouvelié dans ces der-niers siécles, le sabellianisme , en ne recon-noifiant le S. Esprit que comme une vertu ,ou une efficace de la divinité. Voye^ Soci-NljENS.
SABIA , ( Ge'ng. mod.) nom d'un royau-me & d’une rivierede laCafrerie en Afrique.O11 ne connoît ni port , ni ville dans ceroyaume. La riviere de Sabia le baigne aunord Sc au sud. Elle a sa source vers le 47 de-gré de longitude , Sc un peu au-delà du 21degré de à/rià méridionale. Son cours estd’occident en orient, & peut avoir 40 lieuesde longueur. {D. J.)
SABIISME, ( Relig. orient, mod.) religiondes anciens Sabéens, appelles aujourd'huiSabis , Sabaztes , Mandaïtes on les chrétiensde S. Jean. Voye[ fur leurs prédécesseursíarticle Sabaïsme.
Les mahométans de la secte d’Ali répan-dus dans la Perse paroi fient l'occuper touteentiere ; cependant il se trouve encore entreces peuples deux religions fort anciennes.
i°. Celle des Guebres ou Parfis qui fontles adorateurs du feu, les successeurs desmages , les disciples du fameux Zerdaschtou Zoroastre.
2°. Celle des Sabìens ou Mandaïtes, quel'on nomme ordinairement les chrétiens desaint Jean , mais qui de l'aveu de tous lesvoyageurs ne font ni juifs, ni chrétiens, nimahométans. On dit au reste qu'ils regar-dent saint Jean-Baptiste comme un de leursprophètes.
Ces deux fortes de sectaires se donnentune origine très-ancienne , ils se vantentaussi d'avoir des livres de la premiere anti-quité.