Band 
Tome vingt-neuvième.
Seite
622
JPEG-Download
 

í 22 S A B

trois parties de la guignerte. Ses cornes fontassez longues, pointues Sc très-fines ; l’ani- »mal dans fa marche les balance fans inter-ruption du haut en bas, Sc de bas en haut.U est rare que dans ce mouvement f une pré-cédé l’autre. Elles fe suivent toujours avecbeaucoup de justesté , comme si elles bar-iolent en quelque sorte une elpece de me-sure. (D. s.)

SABLONES, ( Géog. anc.) lieu de laBelgique. Antonin le met íur la route de co-lonìa Trajana à Cologne, entre MediolanumSc Mederiacum , à huit mille pas de la pre-mière ,& à dix mille pas de la seconde. Oncroit que c'est Santen fur le Rhin ; du moinsOrtelius adopte ce sentiment. ( D. J.)

SABLONNER , V. act. ( (Econ. dumejì. )passer au sablon. C’est une maniéré de net-toyer la vaisselle dans les cuisines. Si elle estde cuivre , le sablon enleve 1 etamage , &rend les vaisseaux d’un usage dangereux. Sielle est d’argent, elle perd ses formes, Scsouffre un déchet considérable.

SABLONNEUX, adj. {Gram. ) abon-dant en table ou sablon. Une plaine sablon-neuse. Les lieux sablonneux rendent peu defruits. Sablonneux fe dit aussi pour pierreux ,de certains fruits dont la pulpe est dureSc grumeleuse, telle est la poire appelléedoyenné,

SABLONNIER , f. m. ( Gram. ) hommequi va puiser du sablon dans la rivière, ouqui en tire des fablonnieres, & qui en faitcommerce.

SABLONNIERE , f. f. lieu d’où l'on tirele fable.

Sablonniere , ( terme de Fondeurs, ) c’estun grand coffre de boisa quatre piés, garnide son couvercle , où les Fondeurs conser-vent, Sc fur lequel ils corroient le fable dontils font leurs moules. (D. J.)

SABOR , le {Géog, mod.) ou Sor , petiteriviere de Portugal. Elle a fa source en Es-pagne , au royaume de Galice , fur les con-fins des royaumes de Léon Sc de Portugal.Elle passe à Bragance, s’accroît dans soncours de quelques ruisseaux, Sc fe perd enfindans le Duero. {D. f. )

SABORD, f. f. ( Marine .) embrasure oucanonnière dans le bordage d’un vaisseau ,par laquelle passe un canon. La grandeur decette embrasure est proportionnée au calibre

S A B

du canon. La plupart des constructeurs luîdonnent trois piés deux pouces pour un cali-bre de 48 , trois piés pour un calibre de ,deux piés neuf pouces pour un calibre de24 , deux piés sept pouces pour un calibrede 18 , &c. ainsi des autres calibres à pro-portion. Il y a fur un vaisseau autant derangs dc sabords qu’il y a de ponts. Leur dis-tance dans ces rangs est d'cnviron sopt piés,Sc ils ne sont jamais percés les uns au-dessusdes autres. Au reste on appelle feuillets leurpartie inférieure & supérieure. Voyct^ encoreBatterie.

On dit qu’il y a tant de sabords par ban-de : cela signifie qu’il y a un tel nombre desabords par chaque batterie. Voye\ Planche/ ,fig. I S’ fig.ic , les sabords & leur situation ,ù Fiance IV, fig. 1 , les sabords de la pre-mière batterie , cottés iqj , & les sabords de laseconde , cotés ig 8 .

SABOT , 1 . m. ( Hifl. nat. Bot. ) calceo-lus , genre de plante à fleur polypétale ,anomale , & composée de six pétales iné-gaux , dont quatre sont disposes en croix ;les deux autres occupent le milieu de lafleur. L’un de ces deux pétales est fourchuSc placé fur l’autre , qui est gonflé & con-cave , Sc qui ressemble à un sabot. Le calicedevient dans la fuite un fruit ou une efpeced’outre à trois angles auxquels adhèrenttrois panneaux qui s’ouvrcnt, Sc qui sontchargés de semences aussi menues que dela feieure de bois. Tournefort, ins. rei lierb.Vt>ye% Plante.

Sabot, f. m. {Hijì.nat. Bot.) trocus ,nom générique que l’on a donné à diflé-rentes eípeces de coquilles. V. Coquille.

Sabot , ( Conchyliolog ) en latin trochus,genre de limaçons de mer de forme conique,Sc qui ont la bouche aplatie en ovale.

Les caractères de ce genre de limaçons ,font les fuivans, selon M. Dargenville; c’estune coquille univalve , dont la figure estfaite en cône ; le sommet est élevés quelque-fois aplati, ou tont-à-fait plat. Sa boucheovale est à dents Sc fans dents, umbiliquée,& ayant intérieurement la couleur d'unblanc de perle.

La figure conique de ce genre de coquille& la bouche aplatie en ovale, déterminentson caractère générique.

Cette famille de limaçons que nous nom-