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leur bouche , & en rentrant promptementdans leur coquille. {D. J.)
Sabot , ( Archit. ) est; un morceau de boisquarté d’environ huit pouces de grosseur,dans lequel s’emboîte l’extrémité d’un cali-bre , & sert à le ditig.er le long de la réglépour pousser les moulures.
Sabot , ( Boijsehrie . ) forte de chaussurede bois léger & creusé , dont les paysans sefervent en France , faute de souliers ; lesplus propres viennent du Limousin. Cefont à Paris les Boisseliers, les Chandeliers,& les regratiers qui en font le commerceen détail. Il y a quelques années qu’un mé-decin de Londres conseilla de porter dessabots à un jeune enfant de qualité, qui com-mençoit à être attaqué du rachitis ; mais onne trouva pas une feule paire de sabots danstoute la grande-Bretagne , il en fallut fairevenir de France ; je fais pourtant que lesanciens connoifloient les sabots , & qu’ils enfaiíòient ; c’étoit la cliausture des plus pau-vres laboureurs ; mais ce qu’il y a de parti-culier , c’est que c’étoit auítì celle des parri-cides lorsqir’on les enfermoit dans un sacpour les jetter dans^la mer ; Cicéron nousapprend cette derniere particularité pres-crite par la loi : Si quis parentes occiderit,rel verberarit , ei de damnato obvolvatur osfolliculo lupino , soleœ ligneœ pedibus inducan-tur. {D. J.)
Saeot , en terme de Boutonnier ; c’est uneespece de pompon formant un demi-cercleen bas, & en haut s’ouvrant en deux oreil-lettes de cœur, mis en soie ìk bordé de can-netille pour entrer dans la composition d’unornement quelconque. Voye ^ Mettre enSoie & Cannetille.
Sabot , infiniment de Passementier Bou-tonnier ; c'est un petit outil de bois à plu-sieurs coches, de cinq ou six pouces de lon-gueur dont on se sert pour fabriquer les |cordons de chapeaux,c’est-à-dire pour assem-bler plusieurs cordons ou fils, & les tortillerensemble pour en faire un plus gros.
Sabot , terme de Cordier ; outil de bois àplusieurs coches, dont le cordier le sort pourcâbler le cordage en trois, quatre , ou enplus grand nombre. (£>./.)
Sabot , en terme d‘Epinglier ; fa formeest trop connue pour en parler. Les Epin- Jgliers s’en servent ordinairement pour írap- j
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' per sur les bouts d’une dressée qu’ils cueil-lent. Ils enlevent encore quelquefois le des-sus pour s’en servir comme d’une boîte àmettre des têtes. Voyt{ c-e mot à son article.
Sabot, ( Maréçhallerìe . ) c’est toute lacorne du pié du cheval au-dessous de la cou-ronne, ce qui renferme le petit pié, la sole& la fourchette. Le Jabot le détache quel-quefois entièrement, à cause des maladiesqui attaquent cette partie; telles sont les en-cíouûres, le javart encorné, & les bleimes.Un cheval à qui le sabot est tombé, n’estplus propre aux grands travaux.
Le Jabot blanc est ordinairement d’unecorne trop tendre , le noir est le meilleur :on divise le sabot en trois parties ; la pince,qui est le devant ; les quarries , qui sont lesdeux côtés ; & les talons qui sont derrière.On appelle encore 1 c Jabot , l’ongle ou lesparois du pié.
S abot , en terme de marchand de mode , estproprement la manche d’étoffe d’une robede cour ou d’enfant , fur laquelle on metla garniture par étages du haut en bas.. Voye[Garnitures.
Sabot, ( Rubanerie .) est une espece denavette de même matière & à-peu-près demême forme, excepté ce qui fuit ; le sabotest d’abord plus épais 8c plus grand que lanavette , il porte à fa face de devant troistròus placés horizontalement les uns à côtédes autres à peu de distance , chaque trourevêtu de son annelet d’émail. V. annelet.Le sabot contient trois petits canons à bordsplats, excepté les deux botds des deux canonsdes deux bouts qui sont un peu convexes,pour mieux remplir la concavité des deuxbouts du sabot contigus à la brochette , 8cprofiter par-là de toute la place ; en outre lesbords plats de ces canons qui se touchentdans 1 e Jabot n’y laissent pas de vuide , ôcles bords des deux bq^ts se trouvant conve-xes , sont plus conformes à la figure du sabotoù ils aboutissent ; l’usage du Jabot est deporter , comme la navette, au lieu de tramesur ses trois petits canons , autant de brinsde câblé ou grisette , pour en enrichir lesbords du galon ; le sabot ne se lance jamaisen plein comme la navette, il passe seule-ment à mains reposées à travers la levée dechaîne qui lui est destinée , après quoi il sepose sur le carton, jusqu’à ce qu’il soit né-cessaire
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