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Tome vingt-neuvième.
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pruntcrent cette coutume , que les autresnations chrétiennes d'Occident imitèrentdepuis. Voye^ Onction & Roi.

Ce terme s'applique auíïì à tout ce quiregarde Dieu & l’église. Ainsi la terre deséglises & des cimétieres est tenue pour sa-crée , c'est pourquoi ce mot lacus sac t r signi-fie en droit la place où quelqu'un a cté en-terré , & c'est un crime capital que de violerles sépultures. Les vases & les ornemens quifervent au sacrifice sont également nommésvases & ornemens sacrés , avec cette diffé-rence que les vases ont ce nom d'une ma-niéré plus particulière , servant à recevoir& à renfermer le corps de Jesus-Christ ;austì punit-on du feu les voleurs & autresqui les profanent. On donne austì au col-lege des cardinaux le titre de sacré college.

On appelle l'empereur & le roi d'Angle-terre sacrée majesté, sacra majejlas. Titrequi mal-à-propos a scandalisé quelques écri-vains qui l'ont traité de blasphème. L'écri-ture ne nous apprend-elle pas que les roisfont les images de Dieu, qu'ils lui font spé-cialement consacrés, & ne les appelle-1-ellepas les oints du Seigneur ?

Les anciens regardoìent comme sacréeune place où le tonnerre étoit tombé. Voye^Eidental , Fulguritum & Tonnerre.

Sacre , adj. ce qui appartient à l'ossacrum. Les nerfs sacrés passent en partie parle grand trou antérieur de l'os sacrum , &par leà échancrures latérales de l'extrémitéde cet os & du coccyx : ils font au nombrede six paires. La premiere est fort groífe ,la seconde l'est moins , & les autres dimi-nuent successivement. Les quatre premierespaires s'unifient ensemble dès leur entréedans le bastìn pour former le nerf sidatique :elles soumissent outre cela plusieurs filetsaux vésicules séminales, aux prostates, àl'uterus , aux trompes de Fallope , à la ves-sie, au rectum , au corps caverneux , à leursmuscles & aux autres parties voisines.

Les deux dernieres paires des nerfs sacrésfont très petites, & íe distribuent à l'anus& au tégument voisin.

Les artères Jacrées font des rameaux del’aorte inférieure & de Fhypogastrique ;elles se distribuent à l'os sacrum.

Sacré , cap ( Géogr. anc. ) sacrum pro-montorium , nom commun à plusieurs caps,

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dont l’un est , selon Ptolomée , un cap deLusitanie , aujourd'hui le cap de S. Vincenten Portugal.

Un autre de ce nom est en Irlande , dansla partie méridionale de la côte orientale,selon le même Ptolomée, liv. II , ch. ij.Ce cap est aujourd'hui nommé Concarnesur les cartes.

Un troisième est dans l'ìle de Corse ,au nord de la côte orientale. C'est aujour-d'hui cabo corso.

Un autre est dans la Sarmatie en Europe.C'est la pointe orientale de la langue deterre, que les anciens appelloient Achilleosdromos , la course d'Achille.

Un cinquième est en Asie dans la Lycie ,entre l'embouchure du fleuve Limyros &la ville d'Olympe , selon Ptolomée , liv.V, chap. iij. Sophien l'appelle cabo Cheli-doni , d'où les interprètes ont pris leur caputChelidoniae.

Un sixième est à l’entrée du Pont-Euxin ,selon Zozime, liv. II , à zoo stades deChalcédoine, c'est-à-dire à zj milles an-ciens , qui font 5 lieues , de 4000. pas géo-métriques ; d'autres le nomment HieronOros. ( D. J.)

Sacrés jeux , ( Antiq . greq. & rom. )c'étoit ainsi qu'on nommoit ches les Grecs& chez les Romains tous les jeux faits pourrendre un culte public à quelque divinité.Comme ces jeux ou spectacles entroientdans les cérémonies de la religion , c'estpour cela qu'on les appelloit sacrés & divins.Tels étoient les quatre principaux jeux dela Grece , appellés olympiques , pithiques ,néméens & ijlhmiques : tels étoient chez lesRomains les capitoiins , les apollmaires ,les céréaux , les martiaux , &c. Les hon-neurs divins ayant été déférés dans la Greceaux empereurs, les Grecs firent célébrer enl'honneur de ces princes des jeux sacrés furle modele de ceux qui avoient été primiti-vement institués en l'honneur des dieux.(T>- A)

! Sacrée , année (Artnumismatìq .) etoyS! iepoi , & année nouvelle sacrée , etoySneoy iepoy , inscriptions qu'on lit fur plu-; sieurs médailles frappées par des villes gre-| ques de l'Orient.

’ Les villes d'Orient offroient des sacri-. fices, des vœux publics, & donnoient des