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mod. ) ville des Indes, en deçà du Gange ,fur la côte de Coromandel , au midi de S.Thomé, à l’embouchure de la riviere dePalaru. Elle est à l’empereur du Mogol.long. 100. go. lat iz. 40. {D. J.)
SADSIN , f. m. ( Hijì. nat. Bot.') plantedu Japon , qui est un lychnis sauvage ; ellea sès feuilles comme celles de la giroflée ;fa tige est d’environ un pié de hauteur , &ses fleurs blanches ont cinq pétales. Sa ra-cine est longue de 5 ou 4 pouces, d’un goûtfade, qui tire fur celui du panais. II setrouve des imposteurs japonnois qui la ven-dent pour du ginfeng.
SADUCÉEN , ( Hijì. Jes jecies Juiv. &'Crit. facr. ) La secte des Saducéens, ra.S'S'î-rntim , étoit une des quatre principales sec-tes des juifs. Il en est beaucoup parle dansle nouveau Testament.
Ce fut fan 2.6; avant J. C. du tempsd’Antigone de Socho , président d u grandsanhédrin de Jérusalem , que commençala secte des Saducéens, 5 c lui-même y donnaoccasion ; car ayant souvent inculqué à sesdisciples qu’il ne falloir pas servir Dieu parun esprit mercenaire , pour la récompensequ’on en attendoit, mais purement & sim-plement par l’amour 5 c la crainte filialequ’on lui doit ; Sadoc & Baithus, deux deses éleves , conclurent de-là qu’il n’y avoirpoint de récompense après cette vie; Sc fai-sant secte à part , ils enseignèrent que tou-tes les récompenses que Dieu accordoit àceux qui le servent, se bornoient à la vieprésente. Quantité de gens ayant goûté cettedoctrine , on commença à distinguer leursecte par le nom de saducéens , pris de celuide Sadoc leur fondateur. Ils différoient desEpicuriens en admettant la puiflance qui acréé f univers , & la providence qui le gou-verne ; au lieu que les Epicuriens nioientI’un & f autre.
Les Saducéens n’étoient d’abord que ceque font aujourd'hui les Cataires, c'est-à-dire qu'ils rejettoient les traditions des an-ciens , & 11e s’attachoient qu’à la paroleécrite ; & comme les Pharisiens étoient leszélés protecteurs de ces traditions., leur secte& celle des Saducéens se trouvèrent directe-ment opposées. Si les Saducéens s'en étoienttenus là , ils auroient eu toute la raison deïetir coté; mais ils goûteront d'autres opinions
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impies. îls vinrent à nier la résurrection &l'existence des anges, & des esprits des hom-mes après la mort , comme il paroît parMat t. xxij , zg ; Marc xi] , 18 ; Act. xxiij,8. Ils reconnoifloient à la vérité, que Dieuavoit créé le monde par fa puiflance; qu'il lcgouvernoit par fa providence ; & que pour legouverner , il avoit établi des récompenses& des peines : mais ils croyoient que cesrécompenses Sc ces peines se bornoient tou-tes à cette vie , 5 c c’étoit pour cela seul qu'ilsfervoient Dieu , & qu'ils obéifloient à seslois. Du reste ils n'admettoient , commeles Samaritains , que le seul Pentateuquepour livre sacré.
Quelques savans, 5 c entr'autres Scali-ger , prétendent qu’ils ne rejettoient pas lereste de l'écriture ; mais feulement qu’ilsdonnoient la préférence aux livres de Moïse.Cependant la dispute que l'évangile rappor-te que J .C. eut avec eux, Matt. xxij , Marc,xij , Luc , xx. milite contre l’opinion deScaliger ; car J. C. ayant en main plusieurspassages formels des prophètes & des hagio-graphes , qui prouvent une vie à venir, &la résurrection des morts, on ne sautoirastignet de raison qui l'obligeât à les aban-donner , pour tirer de la loi un argumentqui n’est fondé que fur une conséquence,si ce n’est parce qu’il combattoit des gensqui rejettoient ces prophètes Sc ces hagio-graphes , & que rien ne convaincrait quece qui éroit tiré de la loi même.
Les Saducéens différaient austì des Esto-niens 5 c des Pharisiens, fur le libre-arbitre Lcla prédestination ; car les Estoniens croyoientque tout est prédéterminé dans un enchaî-nement de causes infaillibles ; & les Phari-siens admettoient la liberté avec la prédesti-nation. Mais les Saducéens , au rapport deJosephe, nioient toute prédestination , 5 csoutenoient que Dieu avoit fait l'hommemaître absolu de ses actions, avec une eta-rière liberté de faire , comme il veut , lebien ou le mal, fans aucune assistance pourl’un , ni aucun empêchement,pour l'autre.En un mot, cette opinion saducéenne étoitprécisément la même que fut celle de Pe-lage parmi les Chrétiens, qu’il n’y a pointde secours de Dieu, ni par une grâce pré-venante , ni par une grâce assistante ; maisque fans ce secours, chaque homme a eu
lui-même