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Tome vingt-neuvième.
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des preuves de fa sagesse ; Luc. ij, £X. 6 °. laprudence présomptueuse des hommes dumonde : je confondrai leur fagejse ; I Cor.j, t$. 7°. enfin la sagesse éternelle est hêtresuprême ; Luc. xj , 4$. (D. /. )

Sagesse , ( Mythol. ) il ne paraît pas queles Grecs aient jamais divinisé la sagesse ,qu’iís appelloient ao^ìa , mais ils 1 ont dumoins personnifiée , & le plus souvent sousla figure de Minerve , déeífe de la sagesse :son symbole ordinaire étoit la chouette,oiseau qui voir dans les ténèbres, Sc quimarque que la vraie sagesse n’est jamais en-dormie. Les Lacédémoniens représentoientla sagesse sous la figure d’un jeune hommequi a quatre mains Sc quatre oreilles, uncarquois à íbn coté , Sc dans fa main droiteune flûte ; ces quatre mains semblent dési-gner que la vraie sagesse est toujours dansInactivité; les quatre oreilles, qu’elìe reçoitvolontiers des conseils ; la flûte & le car-quois , qu’elle doit íe trouver par tout, aumilieu des armées comme dans les plaisirs;c'est du moins là ce que perdent nos mytho-logues moralrstes. {D. J.)

Sa gf s se , livre de la ( Tkéol. ) nom d'undes livres canoniques de l’ancien Testament,que les Grecs appellent sagesse de Salomon ,*oyut rahauevrof , & qui est cité par quel-ques anciens íous le nom grec decomme qui dirait recueil ou trésor de toutevertu , ou instructions pour nous conduireà la vertu. En ester le but principal que íèpropose hauteur de cet ouvrage , est d'ins-truire les rois, les grands , les juges de laterre.

Le texte original de cet ouvrage est legrec , Sc il n’y a nulle apparence qu’il aitjamais été écrit en hébreu ; 011 n’y voitpoint les hébraïsmes Sc les barbarismes pres-que inévitables à ceux qui traduilent un li-vre fur hhébreu; hauteur écrivoit aster bienen grec Sc avoir lu Platon,Le les poètes grecs,dont il emprunte certaines expreíïìons in-connues aux Hébreux , tè!les que l’ ambroisie,le fleuve a’oubli , le royaume de Pluton ou<f *Adh , ívc. il cite toujours l’Ecriture d’a-près les Septante , lors même qu’il s’éloignede hhébreu, & enfin si les auteurs juifs l'ontcité, ce qu’ils en rapportent est pris fur le6 re c. Toutes ces preuves réunies démontrentque horiginal est grec.

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7 a traduction latine que nous en avons,n’est pas de S. Jérôme, c’est l’ancienne vul-gate usitée dans héglise dès le commence-ment , Sc faite fur le grec long-temps avantS. Jérôme; elle est exacte Sc fidelle , mais lelatin 11’en est pas toujours fort pur. L’auteurde ce livre est entièrement inconnu , quel-ques-uns hattribuent à Salomon, & veulentque ce prince hait écrit en hébreu, qu’on letraduisit en grec , & que le premier originals’étant perdu , le grec a depuis passé pourhoriginal ; mais quelle apparence que lesjuifs n’euflent pas mis cet ouvrage au nom-bre de leurs livres canoniques, s’il eut étéde Salomon ? D’où vient qu’il 11’est point enhébreu , que personne ne l’a jamais vu encette langue, que le traducteur n’en dit rien,& que son style ne se restent point de sonoriginal ?

D’autres l’ont attribué à Philon, mais onne connoît point pr-cisement quel est cePhilon : car î’antiquité fait mention de troisauteurs de ce nom ; le premier vivoit dutemps de Ptolom^e Philadelphe ; le secondest Philon de Biblos , cité dans Eusebe Scdans Josephe ; le troisième est Philon lejuif, aster connu : ce ne peut être le premier,de l’existence duquel on a de bonnes raisonsde douter , ni le second qui étoit payen, nile troisième qui n’a jamais été reconnu pourun auteur inspiré.

Grotius pense que ce livre est d’un juif quil’écrivit, dit- il, en hébreu depuis, EsdrasSc avant le pontificat du grand-prêtre Si-mon. Il ajoute qu’il fut traduit en grec avecaster de liberté , par un auteur chrétien quiy ajouta quelques traits & quelques senti -mens tirés du christianisme ; delà vient qu’ony remarque , selon cet auteur , le jugementuniversel, le bonheur des justes > & le sup-plice des méchans, d’une maniéré plus dis-tincte que dans les autres livres des Hé-breux ; mais Grotius avance tout cela fanspreuves. Grot. prœfdt. in sapient.

Cornélius-d-lapide croit que le livre de lasagesse a été écrit en grec par un auteur juif,depuis la captivité de Babylone vers le temsde Ptolomée Philadelphe, roi d’Egypte , Scil soupçonne que ce pourrait bien être undes Septante interprètes , parce qu’au rap-port d’Aristée , ce prince proposa à chacunde ces interprètes une question touchant le