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Antonîn met cette Segontìa , & encoreune autre ville de même nom , fur la routede Mérida à Sarragosie ; la premiere , quiest celle-ci, entre Complutum, jAlcala deHenarès & Bilbili. {D. J.)
SAGUNTUM , ( Géog. anc. ) Sagonte ,ancienne ville d’Efpagne , au pays des Hé-détains, selon Ptolomée, liv. VI, ch. ìj.Elle étoit à près de trois milles de la mer, ílson en croit Tite-Livc, liv. XXI, c. vij ;& à trois milles entiers , selon le calcul dePline, liv. III, c. iij.
Rien de plus fameux que le siégé & laprise de Sagonte dans Phistoire Romaine. Cefut par ces hostilités qu’Ànnibal engagea laseconde guerre punique. Les Carthaginoisla posiéderent huit ans ; les Romains la re-prirent fur eux, & en firent une colonieRomaine. C’est pourquoi elle est nomméepar Pline, liv. III, c. iij, Saguntum, civiumHomanorum oppidum , fide nobìle.
Sa situation près de la mer est marquéefur une médaille de Tibère ; on y voit unegalere avec ce mot Sag. & les noms desduumvirs ; & fur une autre médaille du ca-binet du roi, alléguée par le P. Hardouin,on lit Sagunt. avec une galere de même.Cette ville s’appelloit également Saguntum& Saguntus. La ville de Moviedro occupeà-peu-près la place de Pancienne Sagonte.
On a découvert près de cette ville, fur legrand chemin , au mois d’avril 1745 , unpavé de mosaïque qu’on croit avoir íervi autemple de Bacchus ; cette mosaïque, qui estincontestablement un ouvrage romain , neparaît pas avoir été faite dans un siecle oùles arts fusion t en vigueur ; & quoiqu’ilsne fusient pas fort avancés dans le tempsque la république subsistait encore, on.n'o-feroit assurer que cet ouvrage ait été fait parles premiers Romains qui s’y établirent aprèsla prise de cette ville par Scipion. (D. J.)
SAGYIIUM, {Géog. a ne.') ville d’Asiedans la Phazémonitide , petite contrée duPont, au voisinage du territoire d’Amafa,selon Strabon , liv. XII, p. 560. Cette villeétoit au haut d’une montagne fort escarpée,íur le sommet de laquelle il y avoir une cita-delle qui fournisibit de Peau en abondance.
SAHABI, {Hijì.du mahométifme.) lèsfahabi ou fahaba , íont les compagnons deMahomet ; mais il est impossible d’eu dé-Tomt XXIX,
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terminer le nombre , à cause que les íenti-mens des écrivains arabes font fort partagésà ce sujet.
Said, fils d’Al-Masib, un des sept grandsdocteurs & jurisconsultes quì vécurent dansles premiers temps après Mahomet, soudentque personne ne devoir être mis au rang descompagnons du prophète, à moins que d’a-voir conversé du-moins un an ou plus aveclui, & de s’être trouvé sous fes drapeaux àquelque guerre sainte contre les infidèles.Quelques-uns accordent ce titre à tous ceuxqui ont eu occasion de parler au prophète ,qui ont embrassé Plslamifme pendant fa vie,ou qui Pont feulement vu & accompagné,ne fût-ce que durant une heure. D’autresenfin prétendent que cet honneur if appar-tient qu’à ceux que Mahomet avoir reçuslui-même au nombre de fes compagnons,en les enrôlant dans fes troupes; qui Pavoientconstamment suivi, s’étoient inviolablementattachés à fes intérêts, & Pavoient accom-pagné dans fes expéditions. U avoir avec luidix mille compagnons de cet ordre quand ilíé rendit maître de la Mecque ; douze millecombattirent avec lui à la bataille de Lio-nel n , & plus de quarante mille Paccompa-gnerent au pèlerinage d’Adieu ; enfin , autemps de íà mort, íèlon ie dénombrementqui en fut faít, il fe trouva cent vingt-quatremille musulmans effectifs.
Les Mohagéiiens, c’est-à-dire ceux quìPaccompagnerent dans la fuite à Médine ,tiennent fans contredit le premier rang entrefes compagnons. Les Anfariens ou auxiliai-res qui fe déclarèrent pour lui, quand il futchassé de la Mecque, les suivent en dignité,& ont le rang avant les autres Mohagériens,ou réfugiés qui vinrent après que Mahometfut établi à Médine. Les meilleurs historiensorientaux distribuent tous ces compagnonsen treize classes.
Quelques-uns mettent encore au rang desfahabi , de pauvres étrangers, qui n’ayant niparens ni amis, & fe trouvant destitués detout, imploraient la protection de Maho-met ; mais on les a appellés plus communé-ment assesseurs que compagnons de Mahomet ,parce qu’ils étoient ordinairement assis furun banc, autour de la mosquée. Le prophèteen admettoit souvent plusieurs à ía propretable, & Abulféda nomme les principauxRi r r