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l’efprit, autant que par une longue & pieuseabstinence , ayant des éblouiffemens , dontfa foibleííe nous paroît avoir été la cause ,fur saigné quatre sois, Sc notamment quatreheures avant fa mort, dans une maladied’un mois.
Pour en revenir à M. Sylva , nous dironsque s’il trouva des partisans dans M. Win-slou , plusieurs autres membres célébrés dela faculté de Paris, Ôc quelques médecinsétrangers , M. Hecquet ne fut pas le seul às’élever contre lui. M. Chevalier, dans sesRecherches fur la saignée ; M. Sénac , dansses Lettres fur le choix des saignées , qu’ildonna fous le nom de Julien Morijfon ; dansles Essais physiques , qu’il a ajoutés à Pana-tomie d’Heiíter, & dans son Traité du cœur;M. Quesnay, dans son excellent ouvrage surles effets ôc Pu sage de la saignée, qu’il publiad’abord en 17 3 o, fous le titre d’ Observations;M. Buttler , dans l ‘Essaisur la saignée , im-primé en anglois ; ainsi que la théorie ôcpratique de M. Langrish; M. Martin , dansIon Traité de la Phlébotomie & de V Artérioto-mie; M. Jackson, dans fa Théorie de laPhlébotomie , le combattirent dans tous lespoints de fa doctrine. M. (Ester prouva en1749 , dans une thèse inaugurale , que lesang qui acquiert plus de vitesse dans le vais-seau ouvert, entraîne dans son mouvementcelui des vaisseaux voisins , d’autant plusfortement qu’ils font plus près de lui ; ce quiest directement opposé au sentiment de Bel-lini & de ses sectateurs. M. Hamberger pré-tendit que les expériences qu’il avoir faitesavec un tube, auquel il avoir donné à-peu-près la forme de l’aorte , démontraient lafausseté de la dérivation & de la révulsion.D’où il concluoit que le choix des veinesétoit indifférent, & que l’effet des saignéesse bornoit àl’évacuation. Il renouvella par-làles opinions de Nicolas Florentin , Botal,Pétronius, Pechlin & Bohnius. M. Wats sejoignit aux adversaires de M. Sylva, dansson Traité de la dérivation & de la révulsion ,imprimé en anglois. M. de Haller a publiéen 1756 , un recueil d’expériences furieseffets de la saignée , qui confirment (commenous Pavons dit ), celles de de Heyde , quicontredisent en plusieurs points celles deM.Hamberger, les calculs de MM. Hecquet,Sylva, firc. Nous appuierons nos idées fur
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Peffet de la saignée, par ces expériences mê-mes , qui portent avec elles toute l’autoritédont elfes ont jamais pu erre revêtues.
M. Tralles écrivit en 1735 , fur la saignéeà la jugulaire Sc k l’artete temporale , dontil rendit les avantages évidens. Il s’appuyapar un poft-scriptum , du sentiment de M.Sylva, quoiqu’il en désapprouvât les calculs,& plusieurs des conséquences qui excluoientl’Artériotomie.
M. Kloekof examina dans une disserta-tion imprimée en 1747, cette question inté-ressante : quel doit être le terme de la saignéedans les fievres aiguës. Quoique le plus grandnombre des médecins , dont il rapporte lesmaximes, l’interdise en général après letrois, quatre ou cinquième jour, il conclutcependant avec raison, muni de leurs suffra-ges mêmes, qu’il est des cas ( rares à lavérité ), où on peut la pratiquer le dixièmejour.
Un anonyme a publié en 1759 , un ou-vrage fur Pabus de la saignée , auquel ondoit des éloges. S'appuyant fur í’autorité desgrands maîtres, ilréduit l’ufage de ce remededans les bornes où Pont maintenu le plusgrand nombre de ceux^dont la gloire a cou-ronné les succès.
Il est temps que nous rendions compte dela doctrine des trois grandes lumières de cesiecle : Stahl, Huffman Sc Boerhaave. Aucund’eux n’a traité ex professo du choix des vei-nes ; ils paraissent cependant avoir touspense que la saignée déterminoit le sang àcouler du côté de la veine ouverte. Ils ontau moins posé ce système, comme un prin-cipe dont ils tiraient des conséquences.
On est surpris quand on voir Stahl, quiregardoit la plupart des maladies commedes efforts salutaires de lame , qui tend à sedébarrasser de la matière morbinque; qui estd’après ce principe , très-avare de remedes,prescrire la saignée dans un grand nombre decas, où les médecins la regardent commedangereuse Sc même nuisible : telles font laphtisie , la passion hypocondriaque, lesfleurs blanches, la vomique , l’empyeme SCquelques autres maladies chroniques; tandisqu’il en faisoit un très-petit usage dans lapleurésie, les convulsions ôc les maladiesanalogues, qu’il l’interdisoit dans toutes lesfievres aiguës où la pléthore n’est pas évi-