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sans sievre, le temps le plus propre pour lasaignée est le plus prochain, en ayant cepen-dant le foin d’attendre que la digestion durepas précédent íoit laite. Mais dans les fiè-vres aiguës avec pléthore, ou dans les in-flammatoires qui exigent la saignée , nousdevons examiner dans quel jour de la mala-die , son commencement, son milieu ousa fin, à quelle heure du jour , avant, pen-dant ou après le paroxysme & l'accès, il estplus avantageux de faire la saignée.
Le temps de l'irritation , qui est celui de1 accroissement de la maladie, est le seul oùla saignée doive être pratiquée ; alors lesefforts de la nature peuvent être extrêmes ,les forces du malade n'ont point été épuiséespar l'abstinence, les évacuations & la ma-ladie ; la circulation se fait avec force , lesvaisseaux resserrés gênent le sang de toutesparts , la consistance inflammatoire, si elleexiste 5 & 1 obstacle , croissent ; la suppura-tion se fait craindre, & la résolution peutêtre hâtée. S’il y a pléthore, on doit appré-hender les hémeirhagies symptomatiques,la rupture des vaisseaux , les épanchemenssanguins, ce font ces momens qu'il fautsaisir ; mais lorsque la maladie est dans sonétat, que la coctíon s’opere ( car quoiquela nature commence à la faire des le prin-cipe de la maladie , il est un temps cù ellela fait avec plus de rapidité ) , elle ne con-vient plus : {'inflammation ne peut être ré-sume alors que par une co<51 ion purulente ,qui íeroit troublée par la saignée ; dans leremps du déclin ou de la dépuration , ôterdu sang, ce íeroit détruire ie peu de forcesqui restent, ce íeroit donner lieu à des mé-tastases , ou tout au moins empêcher quecette matière nuisible , préparée pour {'éva-cuation , íoit évacuée ; ce íeroit troublerdes fonctions qu'il est important de conser-ver dans toute ieur intégrité ; ces maximesíor.t si vraies, les médecins les ont de touttemps tellement connues, que si quelqu'und'eux s'est conduit différemment, aucun n'aosé le publier comme principe ; la seuledifficulté a roulé íùr la fixation des jours oùs'opéroit la coctíon ; les uns ont cru la voircommencer au quatrième, & ont interditles saignées après ie troisième ; les autres ontété plus loin , mais aucun n'a paflë ie dixiè-me ou k douzième. Il est mal-aisé de fixer
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un terme précis, dans des maladies qui fontde natures si différentes, dont les symptômes& les circonstances sont si variés , qui sui-vent leur cours dans un temps plus ou moinslong ; on sent aisément que plus la maladieest aiguë , plus le temps de {'irritation estcourt, plus on doit se hâter de faire les si-gnées nécessaires, plutôt on doit s'arrêter;c'est au médecin à prévoir íà durée. Nouspouvons ajouter que ce temps expire com-munément dans les fièvres proprement dites& les inflammations au cinquième jour ;mais nous répéterons fans cesse que le tempsqui précede la coction, ou l'état de la ma-ladie , est celui où on doit borner la saignée.
Les paroxysmes ou les accès ayant tou-jours été considérés par les médecins, commedes branches de la maladie, qui semblablesau tronc, ont comme lui un cours régulier,un accroissement, un ctat & un déclin ; ceque nous avons dit de l'un doit s'étendre auxautres; c'est après le frisson, lorsque la fiè-vre est dans son plus grand feu , qu'on doitsaigner.
L'interdíction de la saignée dans le frisson,nous conduit à remarquer qu'on tomberoitprécisément dans la même faute, si on sai-gnoit dans le principe de la maladie ,des inflammations , avant que la natureíoit soulevée & ses premiers efforts déve-loppés.
Choix du vaisseau. L'histoire de la saignéenous a présenté sur le choix des vaisseaux ,une multitude de senti mens si opposés, quequoiqu'on puifïè en général les réduire àtrois, les révulíeurs, les locaux , & les in-différeras , il est peu d'auteurs qui n’aientapporté quelques modifications à ces systè-mes. Appliquons à {'usage de la saignée , lesmaxime« que nous avons établies en parlantde ses effets.
La pléthore est générale ou particulière ;générale , elle suppose une égalité dans lecours de la circulation , un équilibre entreles vaisseaux & Ie íàng , qui fera détruit sion ouvre une veine , pendant tout le tempsque Ie sang coulera , mais qui se rétablirabientôt lorsque le vaisseau fera fermé ; tousles révulseurs conviennent de ce principeavec les indifférens & les locaux ; il est doncégal , dans ce cas , d'ouvrir la veine dubras, du pié , du col, &c. avec ou fans
ligature ;