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Tome vingt-neuvième.
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S A ï

épiscopale de la haute Bretagne , doit sonnom à Saint-Brìtuc , irlandois, son premierévêque au vu íìecle , selon Bailler. Cetteorigine est: infiniment plus noble & plusillustre que celle de tant de villes célébrés,qui se vantent d'ávoir eu pour fondateurs ,ou des héros fameux, ou d’illustres brigands.Le monastère fondé en Bhonneur de Saint-Brieuc , fut établi en évêché en 844 , parNumenonius, prince Breton. Sanson croîtque le diocèse de Saint-Brieuc répond aupeuple Auleni Diablintes.

François Duaren , célébré professeur endroit, à Bourges, où il mourut en 1559,étoit de Saint-Brime.

On a imprimé en 1771 les Annales Brio-chines , ou abrégé de Y Histoire Ecclésiastiquecivile & littéraire du diocèse de Saint-Brieuc,avec des notes , par M. Rufselet, auxquel-les on peut avoir recours.

L’inondation qui a causé tant de ravagesle 19 août 1773 en cette ville & aux envi-rons , a donné lieu à plusieurs actes d’hu-manité & de bienfaisance qu’il est bon detransmettre à la postérité. L'évêque s'est dis-tingué par une activité courageuse, qui dé-celé & honore à la fois ['homme sensible &le pasteur zélé. Quatre malheureux alloientpérir dans une papeterie à demi renversée :le généreux prélat vole à leur secours, & lesrend en quelque forte à la vie. M. Péroud,ingénieur , quoique en proie à une maladiecruelle & dangereuse, s'arrachc des bras desmédecins & d’une famille éplorée, 8c se faittransporter’par-tout où son ministère est né-cessaire. (C.)

SAINT-CHAMAS, ( Géogr. Antiquités .)village de Provence, à quelque distance dela petite riviere de Touloubre , sur laquellesubsiste encore en son entier un pont antiqued'une construction romaine, appellé par lesgens du pays le Pont-Surian. Il est bâti enplein cintre entre deux rochers , & deniveau avec le chemin qui va d’Arles àAix. Ce pont n’a qu'une feule arche desix toises de diamètre, construite de grosquartiers de pierre de trois pies. Le ponta onze toises de longueur. L'arc qui feprésente du côté d'Aïx a une frise dontles ornemens occupent'les deux tiers, &ce qui reste est rempli par cette inscrip-tion ;

S A I

L.... Donnïits C. F. FlaV’òsFl amen Rom.® & AugustiTestamento Fieri jussitArbitratu C. Donnei Vénal,et C. Attei Ruffi.

Vers les pilastres, on voir des aigles, ôc kface intérieure de la frise est couverte d'or-nemens fans inscription.

Bergier & Bouche qualifient les arcs dupont d'arcs de triomphe , mais contre toutevraisemblance : ce monument ne peut êtrequ’un de ces arcs que les anciens faifoientservir de couronnement à des ponts & à.d'autres ouvrages publics ; tels sent ceuxqui fe voient à Saintes fur le pont de laCharente.

Il paroît assez singulier que le monumentde Saintes & celui-ci aient été élevés pardes prêtres ou flamines de Rome & d'Au-guste ; mais on cesse d'en être étonné ,quand on considéré d’un côté , que le sa-cerdoce ne se confioit qu’à des personnesdistinguées par leur naissance & leurs ri-chesses ; & de l’autre que les citoyens opu-lens se portoient avec empressement à dé-corer leur patrie d'édifices utiles. VoyezHifî. de l’acad. des Infcript■ t. VI , p. J 74 ,in-i% , où le monument est gravé. La Mar-tiniere qui 11’en dit qu’un mot, l’attribue àCésar. (C. )

SAINT-CHAUMONT , ( Géogr. H,st.nat. ) en latin Oppidum Sancli-Anemundi ,ville du Lyonnois fur le Gier , à trois lieuesde Saint-Etienne , six de Lyon , avec unchâteau fort & un chapitre. Elle est bienpeuplée : le moulinage des foies , la fabri-que des rubans , les fonderies , les manu-factures d’étofses de coron , de teintured’Andrinople , d’acier , de clous , ren-dent cette ville très-commerçante 3 c'estla seconde du Lyonnois avec titre de mar-quisat.

M. de Juiïìeu a trouvé aux environs deSaint-Chaumont une grande quantité depierres écailleuses ou feuilletées, dont pref-ue toutes les feuilles portoient fur la seper-cie l’empreinte ou d’un bout de tige , oud’une feuille, ou d'un fragment de feuille dequelque plante ; les représentations de feuillesétoient toujours exactement étendues, com-me fi on avoir colle ces feuilles íhr Les pierres