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Tome vingt-neuvième.
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pays le plus pauvre , le plus affreux qu’il yait cn France : c’est le vrai tableau cle la mi-sère. U faut que l'industrie des habirans soitaussi active qu’elle l’est pour qu’ils y puisentsubsister. Les fromages qu’ils exportent dansles provinces, font preíque leur feule res-source.

Il paroît qu’avant les moines le pays étoithabité, puiíqu’on a découvert au lac d’Au-tre, au pont des Arches , au grand Vilíars&í lettres, fur la fin du íìecle dernier, desmédailles, des marbres, des statues , desinscriptions des portiques, des aqueducs,des ruines d’un théâtre, des statues du dieuPan, dans les décombres d\m temple ; cesmonumens prouvent qu’il y avoir dans cescantons une colonie considérable sous lesempereurs Romains.

Saint Claude est au 25 degré 32' 43" delongitude, Sc au 46 , 2 3' 45" de latit. Mém.pris fur les lieux, (C)

SAINT-CLOUD , (Géogr.) bourg deFrance , à 2 lieues de Paris, sisr la Seine ,appellé autrefois Novigentum, Novientutn ,Nógent. Ce fut-là que Clodoald, ou S. Cloud,troisième fils du roi Clodomir, roi d’Or-léans, ayant vu égorger ses deux freres ! parses oncles , le retira solitaire , pour éviter lamort. Au sixième siecle , l’abbé Dubos ditqu’il voudroit voir dans nos annales dixvictoires de moins, & n’y pas voir, 1 °. cetteaction horrible des enfans de Clovis qui sesouillèrent du sang de leurs neveux ; 2 0 . lescroisades ; 3 0 . la Saint Barthelemi. Il eût puajouter à ces atrocités, le meutre affreux denotre bon Henri IV. Le double astàstinatdes Guises à Blois en produisit un autre l’an-née suivante 1589, celui de Henri III àSaint- Cloud : 5 c ce qu’il y eut alors de plusétrange , ce fut i’éloge même de î’asiassin.Il faut qu’on sache dans tous les siécles quece Jacques Clément, Dominicain &c parri-cide , fut loué publiquement dans Paris &dans Rome; le fanatisme qui inspira lemeurtre fit l’apothéose du meurtrier. Saint-Cloud est célébré aujourd’hui par une manu-facture de porcelaine, fine & commune, &une autre de faïence ; il y a auílì une verre-rie , une tannerie & deux foires.

Le magnifique château du duc d’Orléans,fa situation avantageuse , le grand parc, lebon air qu’on y respire , sa proximité de la

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capitale & les fêtes brillantes qu’y donne leprince, y attirent un grand concours depeuple, & font presque oublier au public &caux étrangers qu’il y a d'autres maisons deplaisance dans les environs de Paris. (C)

SAINT-DENYS- sur - Sarton , prèsd’Aleriçon ; ( Géog.) il s’y est formé un éta-blissement utile : c’est un bureau de charitépour aider les pauvres de cette paroisse.Chacun an on y prête du grain aux labou-reurs pour les semences, dont on fait laremise entiere à ceux qui n’ont fait qu’unerécolte modique. Pendant six mois on dis-tribue du pain aux pauvres. Le bureau en-voie un chirurgien visiter les malades,auxquels on dispense gratuitement les reme-des ; on prépare les bouillons au preíbiterepour les indigens ; on fournit du linge àceux qui en manquent. Par cet arrangementpatriotique tous les pauvres font secourus,& aucun d’eux ne mendie dans la paroisse,quoiqu’elle soit composée de 800 commu-nians , & 130 familles de pauvres journa-liers. Il est impossible de ne pas s’attendriren voyant un bon seigneur & un digne curéau milieu de leur peuple , en ailurer lebonheur & en faire d’honnêtes ôc bons ci-toyens.

C’est M. Columbel, curé, qui accordeles prix : le 22 novembre 1774, la sociétéd’agriculture d’Alençon adjugea le premierprix de 100 livres & le paiement de 4 ansde taille à deux laboureurs ; le second de40 livres & le paiement du quart des impo-sitions ; un troisième pour celui qqi a cueillile plus bel o^ge , &c.

Il y a eu cinq prix. M. Dumesnil, sei-gneur , & M. Salmon , maître des forges,contribuent aussi à ces prix.

SAINT-DIEZ, ou Diey, (Géog.) villede Lorraine , dans les Vosges, fur la Meur-the , à dix lieues de Luneville, neuf dei Colmar , quinze de Nancy ; elle doit fouorigine à l’abbaye du même nom. Ce lieus-’appelloit Junclurœ , les Jointures : c’étoitun affreux désert, lorsque saint Déodat ouThéodat, Theodatus , s’y retira & y fondaun monastère vers 670. Les moines íe relâ-chèrent si fort & devinrent si scandaleux,que le duc Ferri ou Frédéric , mort en 984 ,les chassa Sc mit en leur place des chanoinesou clercs séculiers. L’église avec la maison