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cription en lettres majuscules , la plupartinitiales :
Sex. L. M. Julias L. C. F.
Parentibus suis.
Plusieurs savans ont cherché à Pexpliquer :M. Moreau de Mautour en a donné en 1719cette explication; il attribue ce monumentà un Sextius , de la famille de Caius SextiusCalvinus , le fondateur de la ville d'Aíx en6 30. Le C. L. par Caius Lucius , Z. M.par Maritus : la voici entiere , selon celavant. Caius Sextius Lucius Maritus Juliœincomparabilis curavit fieri parentibus fuis.Roycg Mémoire de 1 ‘académie des inscriptions,tome (f II.
Tout proche sont les restes d'un bel arc detriomphe , composé d’une feule arcade ,mais lans inscription , orné seulement au-dehors de figures en bas-reliefs qui repré-sentent des prisonniers ou des captifs. Cetarc de triomphe est gravé dans les Antiquitésdu Pere de Montfaucon, tome IVdu supplé-ment , ch. 4 , page 78. Voye[ auífi le tome Vie VAntiquité expliquée , premiere partie ,page 13%.
La ville de Saint-Remi contient environ600 maisons & 4600 âmes. La collégialede Saint Martin a été sondée par le papeJean XXII.
(Lest la patrie de Michel Nostradamus ,auteur des Centuries , habile médecin & fa-meux astrologue , né en ipoz , Lc mort àSalon 1566 : on fait le cas que les roi HenriII & Charles IX fuioient de cet homme sin-gulier ; le premier voulut le voir; lui donna2.C0 écus d’or , & l'envoya visiter les prin-ces ses fils à Blois. Charles IX , en pastkntpar saint-Rémi, lui donna auífi des mar-ques publiques de íbn estime.
Jean Nostradamus, frere de Michel, &auteur des Ries des ancienspoëtes Provençaux,dits Troubadours, étoit né également à saint-Remi.
Ces Nostradamus étoient issus d’une fa-mille autrefois Juive , & que Michel Nos-tradamus pretendoit lui-même être de latribu ddssachar : c’est pour cela qu'il appli-quoit ces paroles des Paralipomenes ,1. I,ch. i% , v.g% , de Jiliis quoque Ijfachar , vìrieruditi qui noverant jìngula tempora.
S A I
_ C’est encore la patrie du lavant Sc labo-rieux abbé Expilli , trésorier de Tarascon ,qui a enrichi la république des lettres deplusieurs ouvrages géographiques : son Ma-nuel est entre les mains de tout le monde ;Ion grand Dicl. des Gaules & de la Francelui fait beaucoup d’honneur ; il n’est pasexact: en bien des articles ; & il enfle tropla population. Le public jouit des deux der-niers volumes, depuis 1777. (C.)
SAINT-RUF, ( Géogr. & Hist. eccléf. )abbaye régulière , chef-d’ordre à Valence,fous la réglé de S. Augustin , fondée versPan 1038, d'abord hors des murs d’Avignon,par quatre chanoines de la métropole ;comme ils se retirerent dans Péglise de Jaint-Rus ou Roux, près de la Durance, le nomleur en est resté. Cette église áyant été rui-née durant la guerre des Albigeois, lesreligieux vinrent s’établir près de Valence ,dans Pile Eparviere , que Raimond avoirachetée de Eudes , évêque de Valence , oùil fit bâtir un beau monastère. Il fut ren-versé en iç6i , pendant les guerres dereligion : alors ils se réfugièrent dans leurprieuré de Valence , qui est devenu chef-d’ordre. Henri IV approuva cette transla-tion en r 600. Quarante abbés générauxont gouverné cette congrégation depuis sonétablissement. Les papes Anastaíe I V ,Adrien IV, Jules II, ont été chanoines deSaint-Rus. Les cardinaux Guillaume deVergy, Amédée d’Albret, & Angéliquede Grimoald de Grisac , fondateur ducollege de saìnt-Ruf, à Montpellier , en1 ;6y, avoient été de cette congrégation.Mém. pris fur les lieux. Les biens de Per-dre de saint-Rus viennent d’être réunisà Pordre de Saint Lazare , & Pabbaye àPévêché de Valence. (C.)
SAINT-SAULGE , ( Géogr. Hist. Litt. )petite ville du Nivernois , avec un prieuréde bénédictins, dépendant de Pabbaye deS. Martin d'Autun. C’est la patrie de Ravi-sais Textor ou Jean Tiffier , seigneur deRaviíì en Nivernois. Il fut élevé au collegede Navarre , dont il devint un grand orne-ment , félon M. de Launoi : Guy CoquillePappelle en ion Histoire du Nivernois, Gram-matìque excellent en Vuniversité , dont Tec-tor devint recteur en 1500. Il mourut eniyzz à Phôpital, selon M. de laMonnoye,