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Tome vingt-neuvième.
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Ambert, le troisième , fut nommé évêquede Rouen : saint Crambert, de simple re-ligieux , fut choisi peur gouverner Fégjifede Toulouse , & revint mourir dans le mo-nastère en 678. S, Volfranc, évêque de Sens,lui donna fa terre de Milli , en Gâtinois,qui est revenue au seigneur du lieu, & y re-tourna finir ses jours après fa mission deFrise. Saint Bain quitta fou évêché de Ter-rcuenne , & fut abbé de saint-Vandrille auVin siecle.

C’étoir la terre des Saints , fous le gou-vernement des trente-quatre premiers ab-bés . dont trente-trois font dans nos sacréesdyptiques. Théodoric ou Thierri, fils deChildéric III , auquel Pépin succéda en750, fut rasé Sc Sc enfermé dans cette mai-son , Sc élevé dansFobfcurité : son pere mou-lut à Sithieu, aujourd'hui Saint-Bertin, en754 , & fa mere devint religieuse du mo-nastère de Conchiliac.

L’abbé Ansegife Picard eut beaucoup depart au renouvellement des études fousCharlemagne , qui Phonora d’une amitiéparticulière ; il jouit aussi de la faveur deLouis le Débonnaire : en reconnoiílàncedes bienfaits qu’il avoit reçus de ces deuxprinces, il recueillit en un seul corps lescapitulaires jufqu’alors connus de tous lesrois de France : il mourut en 834.

Le célébré Eginbart, historien , ami Scgendre de Charlemagne, le Mécene de iontemps, quitta la cour & vint s’enfevelir àFontenelle. Il s’y coníacra Feípace de septans à la réforme de la discipline qui com-mençoit à fe relâcher dans cette abbaye, &fut mourir à une des terres, dont l’empe-reur Louis avoit récompensé ses services

cn 8 * 7 - .

Le moine Anígrade écrivit la vie de S.Lambert de Lyon , mais qui n’eít pointarvenue à la postérité , & celle d’Ans-ert de Rouen a été corrigée par une mainétrangère : cette histoire assez méthodi-que fait honneur à la piété de Fauteur ;mais le style en est pitoyable. Il mouruten 70p.

Le moine , auteur de la Chronique deFontenelle , vivoit en 834 ; deux autres Fontcontinué : le moins ancien des deux écri-voiten 1040. Ces moines, dit M. Pabbé leGendre,, t, sp.í4 de son Itìsoire de France ,

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en 3 vol. in-folio , n’écrivoit pas mal & paf.loir assez librement. Ils ne s’étendent quefur ce qui regarde leur monastère, & cen’est qu’en passant & par rapport à leursaffaires , qu’ils touchent quelque chose denotre histoire. Ils datent quelquefois par lesannées de Jefus-Christ & le plus souventpar celles du régné des rois , ce qui peutfaire embarras. A cela près , je leur par-donneras, continue le Gendre, s’ilsétoientplus exacts qu’ils ne le íont en beaucoupd’endroits. Je ne fais pourquoi ils affec-tent de traiter d ‘Exarque Charles Martel.Cette chronique commence par Forigine desaint Vandrilie , fils du duc Valchife & dela princesse Dode , sœur d’Anfchife , aïeulde Charles Martel. Voyez Spicil. t. 111 ,p. 185.

Cette abbaye éprouva , comme les au-tres , la fureur impie des Normands, &fut rétablie par le roi Richard. Guillaumele Conquérant, au xi siecle , y fit beau-coup de bien. Sous son régné furent éta-blies en Normandie douze abbayes de moi-nes Sc six de filles : “ ce font, difoit-il,>- des citadelles dont j’ai pris plaisir à mu-

nir la Normandie ; si je ne les ai pas» toutes fondées, je les ai enrichies par» mes libéralités. »

Celle de Jaint-Vandrille a la présentationde foixante-feize cures , dont une à Rouen,celle de Caudebec , d’Arques , d’Argen-tan, £’<r.

Près de cette abbaye Sc de la Seine, étoitla forêt d’ Arelatenum , aujourd’hui Brofome,nommée dans la chronique de FontenelleArellautio sylva , Arlauno fore fia, Arelaunensisfaltus: c’est-là, selon les PP.Mabillon Sc Rui-nard, & selon M. de Valois, que Ciotaire,roi de Soiííons, brouillé avec Childebert, roide Paris, fe voyant trop foible pour hafar-1 der la bataille , fe retrancha en faisantabattre une grande quantité d’arbres au-tour de son camp : son frété, & son neveuThéodebert, roi de Metz, intimidés parun orage , firent la paix avec lui eny37 , selon Grégoire de Tours, /. III »

C. L§.

Cette même forêt servit de retraite en 600à Ciotaire II, après avoir perdu une bataihle fur l’Ouaitie en Sénonois, contre Thierii