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Tome vingt-neuvième.
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est même couverte avec un pan áe Ta robe ; Iles fruits fur lesquels elle étend la main,font des fruits d'hiver ; le génie qui est de-vant elle rfa point d'aîles, & au-lieu d'êtrenud comme les autres , il est bien habillé ;enfin il tient pour tout symbole un lièvre ,paice que la chaste est alors le seul exercicede la campagne.

L'automne est tournée du côté de l'été :elle est couronnée de pampre & de grappesde raisin ; elle touche encore de la maindroite des fruits de vigne; & ion petit génieen agence auílì dans fa corne d'abondance ;enfin elle est découverte dans cette partie ducorps qui touche à l'été, & vêtue dans cellequi répond à f hiver.

Le printems est adossé à l’automne fousla figure d'une femme couronnée de fleurs;la corne d'abondance que son génie sou-tient en est pleine auílì. Un pié quelleétend du coté de l'hiver, est encore avec fachaussure ; une partie de fa gorge est cachée,& elle n'en découvre que ce qui est du côtéde l'été.

Toutes ces idées de sculpture íbnt fort in-génieuses ; mais les descriptions que lesPoètes ont fait des saisons ne font pas moinspittoresques. Lisez seulement pour vous enconvaincre, celle d'Horace dans l'ode, diffu-gere nives ; elle est peut-être moins enrichied'images que la peinture du printemps quiest dans l'ode, folvitur acris hiems , mais elleest plus fournie de morale.

Frìgoramìtescunvqephirìs: ver proterìt cesas ,Interitura , Jimul

P omiser autumnus fruges effuderìt : & moxBruma recurret iners

Damna tamen celer es réparant cœlesialunce.Nos ubì decidimus

Quopius JEneas , quo Tullus diyes,& AncusPulvis & umbra su/nus.

« Les zéphirs succèdent aux frimats ; l'étén chasse le printemps pour finir lui-même,„ íì-tôt que l'automne viendra répandre ses»> fruits ; & l'hiver tout paresseux qu'il est,» remplacera bientôt l'automne. Cepcn-» dant les mois recommençant toujoursv leur carrière, fe hâtent de réparer ces

» pertes , en ramenant tous les ans les» faisons dans le même ordre. L'homme» seul périt pour ne plus renaître. Quand» une fois nous avons été joindre le pieux» Enée , le riche Tullus , & le vaillant» Ancus, nous ne sommes plus qusombre» & que poulíìere, & nous le sommes pour- toujours. »

Proterit ces as interitura , ces expressionsfigurées sont énergiques , & font un beleffet dans la poésie lyrique , qui permet,qui demande cette hardieile. L’année est icidépeinte comme un champ de bataille oùles saisons so poursuivent , íe combattent,& fe détruisent. D’abord victorieuses, en-suite vaincues , elles périssent & renaissenttour-à-tour ; l'homme seul périt pour neplus renaître.

Chaque saison lui dit :

Nous sommes revenues ,

Vos beaux jours ne reviendront pas.

Enfin j'ai lu depuis peu un charmantpoème anglois fur les saisons , dont M.Thomson est sauteur. Le génie , l'imagi-nation , les grâces, le sentiment règnentdans cet écrit , les horreurs de l'hiver mê-me prennent des agrémens sous son heu-reux pinceau ; mais ce qui le caractérise enparticulier , c'est un fond d'humanité, &un amour pour la vertu , qui respirent danstout son ouvrage. ( Le chevalier de Jau-court. )

Saisons pixes de l'annee , {Médecine.)ce sont celles dont la température ne variepoint, & qui ne promettent que des mala-dies d'une eípece favorable , & d’un pro-nostic aisé ; au-contraire les saisons varia-bles sont celles qui sont inconstantes, chan-geantes , & dont on ne peut porter un juge-ment assuré.

Les saisons de farinée & leurs vicissitudesoccasionnent de grands changemens dansles maladies, comme Hippocrate l'observe,ce qui fait que l'on doit avoir égard à leurtempérature & à leurs altérations. Cela estsi vrai que les praticiens les plus expéri-mentés Rattachent sur-tout à bien remar-quer la différence des saisons , bien per-suadés qu'elle influe infiniment fur le trai-