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rendent son reffort, & enfin fervent à em-pêcher les irritations , les spasmes Sc lesmouvemens convulsifs de ce viscère.
C’est pourquoi le vinaigre est si utile dansles hoquets, les affections nerveuses de l’es-tamac, dans le relâchement & l’atonie dela tunique musculeuse. Mais il faut éviterde prescrire ce remede dans l’acefcence deshumeurs , Sc lorsque l’estomac est gorgéd'acide.
La salade de creíïbn , de chicorée sauva-ge , de cochleatia est la meilleure, parceque les parties volatiles de ces plantes ,tempérées par Pacide du vinaigre, formentun sel neutre, très-utile pour les tempéra-mens sanguins & humides.
Salade , f. f. c’est, dans Fart militaire ,une elpece de calque léger , affèz semblableau pot en tête. On lui donne aussi le nom debourguignote. La salade étoit appellée moriondans l’infanteríe.
On volt, par les commentaires de Mont-luc , & les autres écrits militaires du mêmetemps, qu’on donnoit le nom de salades auxgens de cheval qui en étoient armés. Ainsipour exprimer, par exemple , qu’on avoirenvoyé deux cens cavaliers dans un poste oudans un détachement, on disoit qu’on yavoir envoyé deux cens salades. (Q)
SALADIER , f. m. ( Gramm. ) plat defayence ou de porcelaine, destiné à préparer& servir la salade.
Saladier à jour, f. m. (.terme de Varier .)sorte de petit panier à jour , haut d’un pié ,avec une anse & un petit couvercle. (D. J.)
SALADINE , adj. ( Jurisprud. ) Voye ^ci-devant au mot Dîme , F article DÎme sa-ladine.
SALADO, el Rio (Géog. mod.) nom dedeux petites rivières d’Efpagne, dans l’An-dalousie. L’une coule à une lieue de Xérèsau midi, & fo perd dans la baie de Cadix ;l’autre se jette dans le Xenil, entre GrenadeSc Ecija. (D. J.)
SALAGE , si m. ( Gramm. & Jurisprud. )droit que quelques seigneurs ont de prendreune certaine quantité de sel sur chaquebateau qui passe chargé de sel dans leur sei-gneurie. (Â)
SALAGOU , la ( Géog. mod. ) petite ri-vière de France, en Languedoc. Elle a fa&urce dans le diocèse de Lodeve qu'elle
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arrose, & se perd dans la riviere de Lergue.
( D. J. )
SALAGRAMAM, ( Hijl. nat. & superft .)c’est le nom que les Indiens donnent à unepierre coquilliere ou remplie de coquillesfossiles, que l'on trouve dans la riviere deGandica, qui se jette dans le Gange près dePatna. Cette pierre , qui est réputée sacrée,est communément noire, quelquefois mar-brée Sc de différentes couleurs , de formeronde ou ovale. Les Indiens croient qu’ellea été rongée par un ver, ôc que le dieuVistnou, changé en ver, est cause de lafigure au'on y voit. Si l’on consulte le des-sein qui nous est parvenu dans les lettresédifiantes, le salagramam n'est qu'une pierrequi porte ^empreinte d'une corne d’am-mon , & que l'on détache des roches de lariviere de Gandica. Les Indiens, plus su-perstitieux que physiciens, en distinguentdifférentes eípeces, consacrées à des dieuxdifférens, Sc auxquels ils donnent des nomsdivers. Les Brames offrent des sacrifices deraclure de bois de santal à cette pierre di-vine , & lui sont des libations. Voye{ leslettres édifiantes , tome XXVI , pag. 999.
Additions à F article précédent. Salagra-mam , ( Hifi. nat. Superfiition. ) efpece decaillou vermoulu , de la riviere Gandica.Cette riviere de l'Indoustan descend desmontagnes au nord de Patna , Sc le jettedans le Gange près de cette ville. Le Gan-dica n'est pas moins sacré pour les Indiensque le Gange ; l’un & l’autre ont été l’objetde leur poésie , & font le terme de leurspèlerinages. Ce qu il y a de singulier dans leGandica , ce font des cailloux qu’on dit êtrepercés par un ver, lequel s'y loge, s'y roule,& forme en s J y roulant des figures orbicu-laires qui ont quelque chose de surprenant.Les Indiens en font grand cas, ils les ache-tent sort cher, & en font commerce d’unbout de l’Inde à l’autre. Les brames les con-servent dans des boîtes de cuivre ou d’ar-gent, & leur font un sacrifice tous les jours.Il s’agir de démêler fur ce fui et le naturel &le mystique, le réel Soda fable.
Le caillou percé de la riviere Gandica scnomme communément salagramam; sès dif-férentes especes ont donné lieu à la quantitéde noms différens qu’on lui donne : on encompte jufqu’à 60 qui ne lontguere connus