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«Ressort pour sortir dc Reau , qui ne leurest plus si propre , cependant elles y viventtoujours. M. du Fay en a conservé pendantplusieurs mois, après la perte de leurs ouïes,dans de Reau où il les avoir mises. Il estvrai qu elles paraissent aimer mieux la terre,mais peut-être aussi cette nouvelle eau leurconvenoit - elle moins que celle où ellescroient nées. Le léfard est le seul animal quel’on sache , qui perde ses ouïes de portion ;mais il les perd pour devenir grenouille ,& en se dépouillant d’une enveloppe gé-nérale , à laquelle ses ouïes étoient atta-chées ; ce qui est bien diffèrent de la sala-mandre.
Elle périt fi on lui jette du fil sur le corps.Quoiqu’elles aient la vie extrêmement dure,on a trouvé le poison qui leur est mortel ,c’estdu sel en poudre.Wursbainius l’a dit lepremier , 6c M. du Fay en a vérifié l’expé-rience. Il n’y a , pour les tuer , qu’à leurjettcr du sel pulvérisé sur le corps : on voitaster , par les mouvemens qu’elles se don-nent , combien elles en sont incommodées ;il fort de toute leur peau cette liqueur vis-queuíe, qu’on a cru qui les préservoit du feu,& elles metirent en 3 minutes.
L’hifìoire naturelle des salamandres demandede nouvelles recherches. La salamandre pourrafans doute fournir encore un grand nombred’obfervations , & il y en avoir plusieursdans les papiers de M. Duverney , trouvésaprès fa mort, qui n’ont point été imprimées.Nous n’avons touché que quelques-unes despropriétés connues de ce reptile ; mais com-bien y en a-t-il qui nous sont inconnues ?Combien dc faits qui la concernent , quiméritent d’être approfondis 1 Tel est , parexemple, celui de fa génération 3 s’il y ades salamandres vivipares, n’y en auroit-ilpas aussi d’ovipares ? Des physiciens onttrouvé des petits formés dans leurs corps ;d’autres disent avoir vudes salamandres frayerà la maniéré des poissions.
I,a salamandre a fourni de nouveaux termesinintelligibles à la science hermétique. A ureste , il n’étoit guere possible que la célé-brité de cet animal ne vînt à fournir des ter-mes au langage des alchimistes & des chi-mistes , & c’est ce qui est arrivé. Ainsi,dans la philosophie hermétique, la salaman-dre qui ejl conçue & qui vît dans le jeu , dé-
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note ou le soufre incombustible , ou la pier-re parfaite au rouge, qui sont autant de motsinintelligibles. En chimie , le sang de lasalamandre désigne les vapeurs rouges,qui, dans la distillation de l’esprit de nme,remplissient le récipient de nuées rouges 3 cesont les parties les plus fixes 6c les plus fortesde l’efprit ; mais ce terme offre une chimè-re ; car le nitre ne donne point de vapeursdans la distillation.
Elle ri a point de vertus médicinales. Entreles médecins qui se sont imaginés que la sala-mandre n’étoit pas sansVjuelque vertu médi-cinale , les uns l’ont mise au nombre desdépilatoires en Rappliquant extérieurement.Les autres ont recommandé ses cendres pourla cure des ulcérés scrophuleux , en en sou-poudrant les parties malades. D’autres en-core en ont vanté la poudre , pour faciliterRévulsion des dents 3 mais il est inutile defaire une liste de puérilités.
Auteurs. Ce n’est pas Aldrovandi, Gef-ner, Rondelet, Charbon , Jonston , &c.qu’il faut lire fur la salamandre; c’est Wuifs-bainius ( Jok Pauli ) salamandrologia , Norib.1683 , in-q°. avec figures, 6c mieux encoreles mémoires de MM. de Maupertuis 6c duFay, qui sont dans le recueil de Vacad. desSciences , année l ~jXJ & r/LL. ( Le chevalier
DE JAUCOURT. )
Salamandre fossile , ( Hist. nat. )quelques auteurs fe sont servis de ce notapour désigner R amiante , à cause de la pro-priété qu’il a de ne souffrir aucune altéra-tion de la part du feu. Ils Rappellent enlatin salamandra lapidea. Voyt{ Lin fossile& Amiante.
Salamandre de pierre , ( Hijì. nat. )nom donné par quelques auteurs à la pierreconnue sous le nom à‘armante ou de linfossile.
Salamandre , f. f. salamandra , œ. ( ter-me de Blason ) espece de léfard qui a le dosarrondi, le col long, la langue terminée eupointe de dard, quatre pattes aster sembla-bles à celles du grisou.
La salamandre paraît de profil dans Reçu ,posée au milieu d’un feu ardent, & envi-ronnée de hautes flammes; elle a la tête con-tournée ; fa queue est levée sor le dos.
On ne nomme les fLunmesque lorfqu’elles! sont d un autre email que la salamandre.