Band 
Tome vingt-neuvième.
Seite
775
JPEG-Download
 

S A L

prîere , chaque Musulman se rend à k mos-quée , Sc commence ses actes d’adorationpar le salavat. Celui, diíent les docteurs, quimanqueroic à un devoir aussi saint, souffri-roit dans Parai ou purgatoire les peines duesà cette transgression. (-+-)

SALAYASIR , f. tn.{Ornithol.) nom queles habitans des Philippines donnent à laplus petite espece de canards connue , 5 cqu’on trouve en quantité fur leurs lacs &leurs marais ; ces fortes de canards ne fontpas plus gros que le poing, Sc ont le plumageadmirable.

SALBANDES, f. f. pi. {Hisi. nat. Minér.)les minéralogistes allemands se servent de cemot pour désigner les parties de la roched'une montagne qui touchent immédiate-ment à un filon métallique , Se qui séparentou tranchent la mine d'avec ce qui n’en estpoint. On pourroit en françois rendre cemot par lifieres ou ailes , parce que ces fai-sandes terminent les côtés du filon , commela lisiere termine une étoffe. Chaque filonréglé a quatre falbandes , c'est-à-dire, quatrecôtés par lesquels il íe distingue de la rochequi l'environne ; savoir, au-dessus & au-deííòus de lui, Se à ses deux côtés. Dans cesparties le filon est quelquefois tranché net,ou distingué de la roche comme si on lui eûttaille un canal avec le ciseau Se le maillet ;en un mot , les falbandes sont les parois duconduit dans lequel un filon est renferme.Quelquefois on trouve entre le filon & laroche qui lui sert d’enveloppe, une terrefine, molle 5 c onctueuse, que les mineursallemands nomment befleg ou befieg; ils laregardent comme un signe favorable quiannonce la présence d'une mine de bonnequalité. On regarde aussi comme un bonsigne lorsque les falbandes , ou la pierre quisert d'écorce Sc d'enveloppe au filon, est duspath ou du quartz , parce que les pierresfont les matrices, ou les minières les plusordinaires des métaux. Voyc^ Filons , Mi-nières , Mine , &c. (—)

SALBERG , ( Gêogr .) ville de la Suedeproprement dite , dans la Westmanie , furla riviere de Sag, 5 c au voisinage des minesd'argpnt jadis très-riches. Gustave-Adolphela fit bâtir en 1614, & lui conféra nombrede privilèges. Elie est la quarante-sixicmc

S A L 775

de celles qui siègent à la dicte du royaume.

( D. G.)

SALCA , huile de ( Mat. mèd. des anc. )falcce oleum, excellente huile qui se faisoit àAlexandrie avec quantité de plantes aroma-tiques ; on en composoit de plusieurs efpe-ces, dont AEitiusTetrab. I ferm.j, a détailléles préparations.

SALRAGNA , ( Gêog. mod, ) petite v\lled'Espagne, dans la vieille Castille, au cou-chant d’Aquilar-del-Campo, & au pié dela montagne appellée Pcgua de fan Roman ,fur la riviere de Carrion.

SALDdì, {Gêogr. anc.) ancienne villed Afrique. Ptolomée, l. IV, c. ij , la nom-me ainsi au pluriel, lui donne le titre decolonie , Sc la met dans la Mauritanie césa-rienne, Pline , l. V, c. ij , nous apprend quec'étoit une colonie d'Auguste , Sc l'appelleSalde ; ce doit être Saldce au pluriel. Martienécrit de même, Sc Antonin met Saldis àl'ablatif, à trente-cinq mille pas de Ruíazis.La notice épiscopale d’Afrique met, entreles évêques de la Mauritanie Sc Sitifi , Paf-cafus falditanis. Quelques-uns croient quec'est Bugie , d’autres que c'est Alger. {D. J.)

SALDITS , f. m. ( Hijl. nat. Bot. ) planteen forme d’arbrisseau de l'ile de Madagas-car ; il porte des fleurs couleur de feu , enforme de panache. Sa graine a la grosseurSc le goût du pignon. C'est un vomitif très-violent, Sc qui peut passier pour un poison.O11 assure que sa racine prise en poudre enest l'antidote.

SALDUBA, {Gêog. anc.) ancienne villed’Espagne, dans la Bétique, fur la côte.Pline, liv. III, c. j, après avoir dit queBarbefula est accompagnée d’une riviere demême nom , ajoute, item Salduba ; il en estde même de Salduba. On croit qu'aujour-d’hui cette ville est Marbella, Sc que lariviere est Rio-Verde.

SALE , adj. ( Gram.) mal-propre, couvertd’ordure. Cette ville est sale. Du linge sale;un habit sale ; du papier sale ; une couleursale. Il se dit aussi au figuré. Des parolessales ; des idées, des images sales ; une pa-role sale.

SALÉ , adj. {Gram.) en qui l’on remar-que le goût du sel, soit qu'il en contienneou non. De la viande salée , du pain salé , ,des eaux salées. Vov. Sel.