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Tome vingt-neuvième.
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être fallu îe respecter, paree que îes froma-ges font une branche considérable du com-merce de la Franche-Comté.

Dans les nouvelles étuves établies aux sa-lines de Montmorot. On trouve une poêle àcuire des sels ; un ouvroir où l’on forme lesíèls en pains & où on les faifoit dessécherétendus fur les braises ; deux corps d’étuvenouvellement construits pour faire deíle-cher les sels en pains ; un fourneau où estune ouverture pour le passage de la fuméeque l’on ferme par un empalement, pourôter ou prendre la chaleur , la conduireaux étuves pour les échauffer ; des tran-chées creusées de 15 à 18 pouces, fur lalargeur de 5 pieds , couvertes de largespierres, soutenues au milieu par un petitmur , laquelle tranchée conduit la chaleuraux étuves ; un petit mur de brique cons-truit dans la partie inférieure de l’étuvesupporte les platines de fer , fur lesquellesfont placées sept rangées de pains de selsdans l’étuve du quatrième ouvroir, Sc sixfeulement dans celle du deuxieme ou-vroir ; dans lequel petit mur on a prati-qué de petits intervalles pour que la cha-leur puisse s’érendre plus également danschaque collatéral de l’étuve : des tuyauxconstruits à l’exrrámité de chaque corpsd’étuve laissent paster la fumée ; le pre-mier débouche dans la berne à travers lemur que l’on a percé à cet effet, & lesecond est monté par dessus les combles :on a pratiqué un gliíTbir dans chaque tuyaude l’étuve du quatrième , pour retenir lachaleur , & la renvoyer en entier alter-nativement dans un seul corps d’étuve ,suivant que l’exige le service.

Les terreins rapportés pour élever l’étuvequelques pouces au delíus du niveau duoestòus de la poêle , donnent une légeremontée a la fumee , & la font tirer plusrapidement au débouché.

De grands volets que Ion peut baisserou élever, au moyen des poulies, suivantle degré d’évaporatipn qui se sait au com-mencement du dessèchement, tiennent lachaleur concentrée , lorsque la grande éva-poration est faite , & précipitent le dessè-chement des pains.

L’étuve au deuxieme ouvroir est covi-

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verte dans les tefnps nécessaires , par destables que l’on ôte lors du chargement del’étuve, dont le service se fait par les côtésfans qti’il soit besoin d’entrer dedans ,n’ayant de largeur en tout que ce qu’il enfaut pour que les secharis puissent atteindrele milieu ; ce qui ne se pratique pas demême à l’étuve du quatrième ouvroir,où il est nécessaire d’entrer dans l’étuve ; cequi en rend le service moins prompt.

On se sert de deux cuves; l’une reçoitl’égout de la fille, dans l’autre les formariou fassari prennent l’eau nécessaire lors dela formation,

La différence des deux étuves consistefcn ce qu’au second ouvroir, chaque corpsd’étuve a ion canal particulier qui y con-duit la chaleur dès le fourneau de la poêle,où chaque canal a son empalement , aulieu qu’à l’étuve du quatrième , le canalest commun pour les deux corps ; la pre-mière contient environ 40 charges , &l’autre 60. Les deux derniers articles fontde M. l’abbé. Fenouiilot.

Salines des isles Antilles , ce fontdes étangs d’eau de mer, ou grands réser-voirs formés par la nature au milieu derfables, dans des lieux arides, entourés derochers & de petites montagnes dont laposition se trouve ordinairement dans lesparties méridionales de presque toutes lesistes Antilles ; ces étangs (ont souventinondés par les pluies abondantes , & cen’est que la saison seche ; c’est-à-dire , versles mois de janvier & de février que le selse forme ; l’eau de la mer étant alors très-basse, & celle des étangs n’étant plus re-nouvelle, il s’en fait une n prodigieuieévaporation par l’excefsive chaleur du soleil,que les parties salines n’ayant plus la quan-tité d'humidité nécessaire pour les tenir endissolution, font contraintes de se préci-piter au fond sur les bords des étangs,en beaux crystaux cubes , très-gros, unpeu transparens & d’une grande blancheur.Il se rencontre des cantons dont l’atmos-phere qui les environne est si chargée demolécules salines, qu’un bâton planté dansle fable, à peu de distance des étangs, sôtrouve en vingt-quatre heures totalementcouvert de petits crystaux brillans, fort[ adhérens ; c’est ce qui a fait imaginer à