S A L
m soit un droit de grande autorité , quandon Va observé si étroitement, qu’il n’a pointété nécesjaire d’en rédiger une loix par écrit.De Vexcellence des rois & du royaume deFrance , pag. z86.
Les recherches également curieuses & so-lides de ces deux académies confondentpleinement l’opinion téméraire de histo-rien Duhaillant, qui avance que le paragra-phe 6. de l’article 6 z , concernant la terrefalique , avoir été interpolé dans le chapitredes aleuds par Philippe-le-Long , comtede Poitou , ou du moins qu’il fut le pre-mier qui se servît de ce texte pour exclurela niece , fille de Louis - le-Hutin, de lasuccession à la couronne , Sc qui fit, ditcet écrivain , croire au peuple François,ignorant des lettres Sc des titres de l’anti-quité des Francs , que la loi qui privoit lesfilles de ce royaume, avoir été faite parPharamond.
Que cette loi, dit M. l’abbé de Vertot,ait été établie par Pharamond ou par Clo-vis, princes qui vivoientl’un Sc Fautre dansle cinquième siecle , cela est assez indiffé-rent. Mais Inexistence des loix saliques, Scplus encore leur pratique fous nos rois dela premiere 8c de la seconde race est incon-testable. Il ne se trouve aucun manuscritni aucun exemplaire sans l’article 6 z, quiexclut de toute succession à la terre falique ,preuve que ce n’est pas une interprétation.Le moine Marculpe , qui vivoit l’an 660 ,cite expressément cette loix dans ses formu-les, & enfin on étoit íì persuadé, mêmedans le cas dont parle Duhaillant, que telavoir toujours été l’ufage du royaume, que ,selon Papire Masson, les pairs 8c les barons,8c selon Mézerai, les états assemblés à Paris,décidèrent que la loi falique & la coutumeinviolable gardée parmi les François, ex-cluoient les filles de la couronne , 8c demême quand, après la mort de Phiiippe-le-Long, Edouard III, roi d’Angleterre, des-cendu par sa mere Isabelle de Philippe-le-Bct, se porta pour prétendant au royaumede France “ Les douze pairs de France & les« barons s’asscmblerent à Paris, dit Frois-» sart, liv. I, chap. xxij , au plutôt qu’ils» purent Sc donnerent le royaume d’un» commun accord à meísire Philippe de« Valois, Sc en ôterent la reine d’Angle-Tome XXJX.
S A L 833
ï -- terre Sc le roi son fils, par la raison de ce» qu'ils dient que le royaume de France est» de si grande noblesse qu'il ne doit raie» par succession aller à femelle Mém.
de l’acad. des Inscriptions , tom. II. Dijfert.de M. l’abbé de Vertot, sur Vorigine de*loix saliques, pag. 603 & suiv. pag. 610 ,61 z , 615 , & 627. & tom. VIII. Mém.hisì. de M. de Foncemaigne, pag. qyo ,493*
495 & 49 6 -
Sali ql t f, , terre ( Hijl. de France. ) annommoit ainsi chez les Francs des terresdistinguées d'autres terres, en ce qu’ellesétoient destinées aux militaires de la nation,Sc qu’elles paffoient à leurs héritiers. O»peut, dit M. le président Hainault, dis-tinguer les terres possédées par les Francsdepuis leur entrée par les Gaules, en terressaliques , Sc en bénéfices militaires. Les terressaliques, continue-1 il , étoient celles quileur échurent par la conquête , Sc ellesétoient héréditaires : les bénéfices militai-res , institués par les Romains avant la con-quête des Francs, étoient un don du prin-ce , Sc ce don n'étoit qu’à vie : il a donnéson nom aux bénéfices possédés par les ec-clésiastiques ; les Gaulois de leur côté ,réunis fous la même domination, continuè-rent à jouir , comme du temps des Ro-mains , de leurs possessions en toute liberté,à l’exception des terres saliques , dont lesFrancs s'étoient emparés , qui ne dévoientpas être considérables , vu le petit nombredes François 8c l’étendue de la monarchie.Les uns Sc les autres, quelle que fùt leurnaissance , avoient droit aux charges 8c augouvernement , Sc étoient employés à laguerre fous l’autorité du prince qui les gou-vernoit. (D. J.)
SALIR , v. act. ( Gram. ) c’est rendresale. Voye[ les articles Sale & Saleté.On salit une étoffe ; on salit ses mains ;les discours déshonnêtes salissent l’imagi-nation.
SALIS D OR, íè dit en peinture d’u»fond d’or qu’on salit avec des couleurs plusou moins brunes, dont on fait les ombresqui donnent la forme aux objets qu’on s'estpropoíe d’imiter. Les espaces d’or non salisfont les rehauts ou lumières : ces fortesd’ouvrages ne diffèrent du rehaussé d’or queN n n n n