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ailleurs : Samarobriva signifie donc Satnarcepons , que nous pourrions dire Somme pont©u pont fur-Somme , aujourd'hui Amiens ,son ancien nom ayant été changé en celuiqui a été commun au temple & à la villeAmbiani , d'où est tiré le nom d ‘Amiens.
De cette démonstration, que Samarobrivasignifie Samarat-pont, il s'enfuit que l'an-cien nom de la riviere de Somme, qui paíîèà Amiens, est Samara , & que la rivierede Phrudis, dont Ptolomée fait mention ences quartiers là, n’est autre que la Somme.Quoique tous les savans conviennent queSammarobriva est Amiens , Orcélius a dupenchant à croire que c'estBray-sur-Somme.La ressemblance des mots semble le favori-ser. (D. J.)
SAMBAIA, f. m. ( Hst. nat. Botan. )fruit des Indes orientales, qui est de la gros-seur d'un gland. On s’en sert dans diversesmaladies, éc fur-tout contre la morsure desserpens & des autres bêtes venimeuses. Ilest très-rare. 1
SAMBAL, ( Géog. anc. ) ville de l’Inde,dans la province de Becar, au Mog«l, furle Gange. {D. J.)
SAMBALLES, les iles ( Géogr. mod.)ou lesisles Samballos ; petites iíles de l’Amé-rique, fur la côte septentrionale de l'Isthme,qui joint l’Amérique septentrionale, avec laméridionale. Ces isies s'etendent jusqu'à lapointe de Samballas , & font en très-grandnombre, mais fort petites ; le terrein de laplupart est plat, bas, sablonneux, & cou-vert de mammées, de sapadillos, de man-cheniliers, & autres arbres. Outre le pois-son à coquille, elles fournissent des rafraî-thissemens aux armateurs. Les plus voisinesde la haute mer , font couvertes de rochers.Vuyc {la Relation de Wafer. ( D . J.)
SAMBA-PONGO, ( Hij 7 . mod. ) c'est letitre que les habitans du royaume de Loangoen Afrique donnent à leur roi, qu'ils re-gardent non-seulement comme l’image dela divinité , mais encore comme un dieuvéritable ; dans cette idée ridicule, ils luiattribuent la toute puissance ; îls croient queles pluies, les vents & les orages, font à sesordres ; c’est pourquoi ils ont recours à luidans les temps de séchereflè & de stérilité,
& à force de préíêns & de prières, le dé-îeinsinent à l^ux rendre le ciel favorable,
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Lorsque le roi consent aux vœux de ses su-jets , il ne fait que tirer une fléché contre 1cciel, mais il y a lieu de croire qu’il ne s’ydétermine que loríqu’il voit le temps chargé,fur-tout quand c'est de la pluie qu'on luidemande. En un mot , ces peuples croientqu'il n’y a rien d'impostible pour leur mo-narque, & lui rendent en conséquence leshonneurs divins. Malgré certe haute opinion,ils ne laissent pas de croire que fa vie nepuisse être mise en danger par les sortilèges& les maléfices ; c'est íur ce préjugé qu’estfondée une loi irrévocable , qui décerne lapeine de mort contre quiconque a vu le roide Loango boire ou manger ; cet ordres'étendmême fur les animaux. Des voyageursrapportent qu’un fils du roi, encore enfant,étant entré par hasard dans l’appartementde son pere, au moment où il buvoit, futmassacré sur le champ par ordre du grandprêtre , qui prit ausiì-tôt de son sang , &en frotta le bras de fa majesté, pour dé-tourner les maux dont elle étoit menacé ;ainsi la superstition vient par-tout à l'appuides despotes & des tyrans, qui font quel-quefois eux-mêmes les victimes du pouvoirqu'ils lui ont accordé.
SAMBLANCEAUX, ( Géog. Hist.) ouSablonceaux ; abbaye à trois lieues & demiede Saintes, lur un terrein sablonneux, d'où/orient plusieurs sources d'une eau la pluslimpide, la plus légere & la meilleure duroyaume : elle tire son nom de sablons 8cd’eaux. Elle sut fondée par Guillaumed’Aquitaine, mort en 1137.
Les religieux suivent la réglé de S. Au-gustin ; leur premier abbé régulier fut Gau-sredus, & le quinzième & dernier Martel.M. de Sourdis, un des premiers abbés com-mendataires , y introduisit la réforme déchancelade, faite par le pieux abbé Alain deSolminac, depuis célébré évêque de Cahors.
Cette abbaye a été pillée pendant lesguerres de religion, en 1359 & en 1611 ,par le prince de Soubise , qui, avec 1000hommes & trois pieces de canon, l'assiégea,la prit, & y commit toute forte de dégra-dations.
Il paroît que les ducs d’Aquitaine fai-soient de temps en temps leur résidencedans ce canton. On voit encore à l’abbayela salle des pages ; & à un quart de lieue
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